Le « contrôle » est devenu le maître mot de nos sociétés.
Contrôler les jeunes pour qu’ils ne dérangent pas trop.
Contrôler les sans-abri pour qu’ils ne dérangent pas trop et pour qu’ils soient moins visibles.
Contrôler les chômeurs dès fois qu’ils frauderaient.
Contrôler les travailleurs pour s’assurer qu’ils font bien leur boulot.
Contrôler les entreprises dès fois qu’elles frauderaient.
Contrôler sa consommation d’énergie pour ne pas payer trop, réduire son empreinte carbone et aider l’Europe à atteindre l’objectif 20-20-20 (lisez notre dossier consacré aux Compteurs intelligents).
Contrôler le niveau de pollution pour sensibiliser tout le monde.
Contrôler les producteurs bio pour être sûr qu’ils respectent bien le cadre.
Contrôler la Nature parce que les éléments déchaînés, les tremblements de terre, tout ça, franchement, ça fait désordre.
Contrôler les pouvoirs publics pour éviter tout dysfonctionnement révélateur d’une perte de contrôle des pouvoirs publics.
Contrôler les hommes politiques pour vérifier qu’ils font bien ce qu’ils disent, et qu’ils disent ce qu’ils font.
Contrôler la police pour pouvoir la rappeler à l’ordre si certains de ses membres ne respectent pas la Loi.
Contrôler les contrôleurs, parce que laisser trop de pouvoir aux contrôleurs pourrait s’avérer dangereux.
Il faut toujours contrôler quelqu’un, quelque chose. Le contrôle est bien évidemment utile et nécessaire pour s’assurer que tout ira pour le mieux. Que rien ne viendra entraver la bonne marche des choses ! Or aujourd’hui, le contrôle, ou plutôt sa cellule cancéreuse la “contrôlite”, perturbe le bon fonctionnement de nos sociétés. (lire l’édito complet ici)

Le contrôle, c’est le refus du talent !
J’ai eu la chance de travailler dans la finance, comme commercial, il y a 15 ans. Personne n’exerçait aucun contrôle “intrusif” sur mon travail. Je bossais tous les jours de 8h00 à minuit, je gagnais 4 fois plus que mes copains, je voyais mon patron deux fois par an : une fois pour m’expliquer mes objectifs, une fois pour voir s’ils étaient réalisés.
Des maniaques du contrôle sont arrivés : les bons commerciaux sont partis, les mauvais sont restés (ou ceux qui n’avaient pas le choix). Aujourd’hui, il en faut trois pour faire le même travail que moi parce qu’une part importante du temps de travail est consacrée à la justification de son temps de travail… débile, contreproductif !
Dans le domaine médical, les médecins ne se fient plus à leur instinct, leur art a été remplacé par des machines… Un médecin ne touche plus son patient, il l’envoie au scanner… débile et contreproductif !
Le contrôle tue l’action… dès qu’il ne s’agit plus de contrôler ce que l’on fait, mais comment on le fait.