Egypte: des “amis” divisés…

La plupart de mes « amis Facebook » ont quelque chose à voir, de près ou de loin, avec le monde arabe. Logique, c’est ma profession. Je constate que l’interruption de carrière imposée de force au président Morsi les divise beaucoup. Cela se conçoit. La notion même de “coup d’Etat” fait débat.
Certains – plusieurs Egyptiens surtout – s’indignent qu’on puisse marquer son malaise face à l’intervention de l’armée qui déclasse un président légitimement élu (le premier dans ce cas dans l’histoire du pays) et face à la répression qui s’amplifie contre ses partisans; d’autres, nombreux mais souvent non égyptiens, disent leur incapacité à applaudir le “coup” en question et font état de leurs doutes/inquiétudes.
J’avoue que j’ai été impressionné par l’ampleur des manifestations contre Morsi (dont l’autoritarisme et l’impéritie sont indéfendables), mais j’ai un problème avec le sens du geste des militaires.
Un ami tunisien poste ceci: “« Le peuple s’est révolté contre les Frères. Du coup, l’armée est intervenue pour protéger le système », a analysé un bon ami. Je crois qu’il a vu juste”. Je crains aussi que l’armée égyptienne, responsable à 100% d’une vraie dictature en Egypte entre 1952 et 2011 et détentrice de formidables intérêts économiques, n’ait seulement voulu ici aller dans le sens de ses intérêts. Ou alors, ô miracle! la voilà soudainement devenue un parangon de démocratie, ou au moins le bras armé de la volonté populaire.

Il faudra sans doute quelque temps pour y voir clair.

Cette entrée a été publiée dans Non classé, avec comme mot(s)-clef(s) , , , , , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.