Documentaire BENEVOLES : on n’a pas chômé !

Hélène a 22 ans, elle est encore étudiante en Communication et le marché de l’emploi, elle n’en connaît rien. Elle l’a découvert jour après jour à travers vos commentaires et témoignages sur les différents réseaux sociaux de BÉNÉVOLES. Pour cette dernière, elle tire le bilan de l’interactivité du projet.

BÉNÉVOLES et mon stage, tout comme Capri, c’est finiiiii ! Après 4 longs mois, ce projet transmédia s’achève. Stagiaire depuis le lancement, j’étais chargée d’analyser votre activité sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, je réalise le bilan final : les 15 questions, les 15 épisodes, les vidéos bonus et les articles comptabilisés. En tout, vous aurez aimé, commenté, partagé et tweeté plus de 15.000 fois (et tout ça bénévolement !).

Il est difficile d’étudier précisément l’interactivité sur les réseaux sociaux parce qu’on n’en maîtrise pas tous les éléments. On peut toutefois pointer des tendances. Par exemple, le buzz du projet : 800 commentaires en une journée pour une vidéo postée sur le mur Facebook de RTL Info. La question était : « Faut-il contraindre les chômeurs à travailler bénévolement ? » Manifestement, cela vous a inspiré. D’ailleurs, on a remarqué au cours de ces 15 semaines qu’inclure le mot “chômeur” dans nos titres faisait monter en flèche votre motivation à réagir.

Un autre phénomène intéressant quand on se penche sur l’interactivité dans un tel projet, c’est de constater que beaucoup (peut-être la majorité) des commentaires postés le sont par des internautes qui n’ont pas regardé la vidéo à laquelle ils sont pourtant liés. Rien ne permet de le prouver, évidemment, mais c’est souvent assez flagrant, surtout lorsque la question du titre était tournée de manière assez provocante. On s’est également rendu compte que vous réagissez plus facilement sur le constat de problèmes ou d’antagonismes (chômeurs / travailleurs) que lorsqu’on évoque des pistes de réflexion plus élaborées (décroissance, revenu de base, salaire socialisé,…)

Le dernier mois, je puisais l’essentiel de vos commentaires dans les “chats” organisés sur le blog du soir. Le “chat” : instrument aussi génial que frustrant. Il vous offre la possibilité de poser directement vos questions à un de nos experts et de recevoir des réponses personnalisées en temps réel. Mais, victime de son succès et du timing imposé (une heure), le “chat” a fait suer nos invités. Ces derniers se sont trouvés bombardés de questions avec trop peu de temps pour apporter des réponses adéquates à chacun.  Nous en avons organisés 7. Celui qui a le mieux fonctionné concernait la décroissance.

Enfin, je dois également admettre que les réseaux sociaux ne sont pas devenu un paradis des diffuseurs d’information. C’est pas si simple de faire circuler un documentaire sur Facebook. Bien qu’il s’adressait au grand public, j’ai été choquée de constater la bataille que j’ai dû mener, même auprès de mes proches, afin qu’ils partagent les vidéos. Ce n’est pourtant qu’un clic… Mais cette bataille fait aussi prendre conscience de la valeur accordée à notre travail par ceux qui ont pris la peine d’aimer, de partager et de commenter nos films.

Je remercie donc tous les internautes qui ont participé au débat pendant ces quatre mois. Je m’en vais étudier. Eh oui, avant de vraiment découvrir le marché du travail, j’ai un diplôme à décrocher. Bonne année !

Hélène BREDART

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2013, une question de valeurs

Cette histoire a commencé par une fin. Un épilogue grisâtre. Celui d’une année 2011 qui restera parmi les sombres. Fukushima. Breivick. Amrani. Entre autres.

Mais il n’y a qu’un mot qui aura vraiment marqué 2011, 5 lettres qui auront fouetté nos oreilles jusqu’à nous conditionner, jusqu’à nous mettre le moral en berne pour de bon : CRISE. Cette crise financière hors norme qui a frappé le monde avec autant de violence qu’elle était prévisible. Mais aussi une crise de société. Celle qui a frémi dans le sud, avec les révolutions arabes et qui est remontée en ras-le-bol généralisé à travers les Indignés. Globules blancs luttant pour la survie d’un corps rongé, leurs actions éparpillées, souvent vaines, sont apparues un peu partout comme les symptômes d’un monde malade. Un monde fiévreux. En plein délire bancaire. Un monde qui s’entête à tirer sur la clope qui le fait crever. Faut bien mourir de quelque chose, pourquoi pas d’un capitalisme sauvage ?

On est le 31 décembre 2011, 19h30. Je referme la porte et m’enfonce dans la ville. Ma ville, Liège. Je passe la Meuse sous la pluie. Une sale pluie. Fine et froide. Qui rappelle combien il est bon d’avoir un chez soi. Rue Léopold. Place Saint-Lambert. Mon trajet ressemble à un parcours pour touristes morbides tant la cité a été marquée par les événements tragiques ces derniers mois. Je continue mon chemin, m’éloignant pas à pas de cette année qui laissera tant de traces. Crowne Plaza. Le palace liégeois. Je ne veux même pas savoir combien vont dépenser ceux qui réveillonneront là. Je remonte la rue. Un jeune gars sonne à une porte. “Tu n’es pas prête ?Ils sont en tenue de soirée. Ils semblent décidés à entamer 2012 sous les meilleurs auspices. Moi aussi. J’arrive à destination. Amon Nos Hôtes. Cafétéria sociale. Je bifurque. Passe le parking. Pousse la porte.

C’est la première fois que je mets les pieds ici. Il y a du monde. Un Père Noël en plastoche au plafond. Deux Marocains jouent au tennis de table. Toutes les places sont occupées. Ils sont presque 80. Quelques personnes sont en train de débarrasser des tables qui ont accueilli un vrai repas de fête. Velouté de champignons. Civet de biche avec sa poire aux airelles, ses trois purées et ses pommes duchesses faites main. Et là, c’est l’heure du dessert. Un Saint-Honoré. Sans alcool bien entendu. Je suis dans un SAS, un service d’accueil social. A 22h, la fête sera finie, la plupart des usagers rejoindront les abris de nuit qui les protègent du froid très provisoirement, les bénévoles rentreront seuls, chez eux, passer le cap de l’année nouvelle.

C’est ici que je voulais finir 2011. C’est ici qu’est né le projet BÉNÉVOLES.

Aujourd’hui, un an plus tard, je vais refaire le même parcours. Sauf que je ne marcherai plus vers l’inconnu. Ce n’est plus la curiosité mais l’envie qui guidera mes pas. L’envie de revoir ces gens extraordinaires qui ont rythmé l’inestimable aventure documentaire que fut BÉNÉVOLES. L’envie d’entendre encore Louise me raconter ses histoires d’amour folkloriques. L’envie de voir Guy servir au bar en racontant des blagues dont il est le premier à rire bruyamment. L’envie d’affronter une dernière fois Mawuli à la table de ping, de philosopher longuement avec Benoît, d’écouter Alfred, de taquiner Suzanne, de prendre des nouvelles de Leye,… L’envie aussi de revoir tous ces bénévoles s’activer pour aider ceux qu’ils estiment encore plus démunis qu’eux.

La crise a sans doute fait encore plus de dégâts en 2012 qu’en 2011 et pourtant l’année se termine sur une note très différente. Cette expérience unique avec ces bénévoles hors du commun et notre boulot documentaire sur le sens profond du travail m’ont gonflé d’une énergie nouvelle et ont bâti la solide conviction qu’il n’y a pas de fatalité, qu’il existe des alternatives et que l’absurdité et l’inégalité finiront bientôt par être trop flagrants pour durer sous cette forme.

Avoir passé un an complet avec des gens dont la priorité est d’aller mieux tout en offrant du bien-être à d’autres, c’est comme faire une cure de vitamines D, comme une luminothérapie. Le microcosme d’Amon Nos Hôtes, c’est l’antithèse d’un monde qui prônent l’individualisme, le succès et la rentabilité. C’est l’anti trader, l’anti Standard & Poor’s, l’anti pensée dominante.

Parmi les conclusions de BÉNÉVOLES, il a été dit que notre société était en perte de repères suite à la chute en disgrâce des grandes institutions traditionnelles. Ces institutions étaient porteuses de valeurs : travail, famille, éducation, charité,… Le vrai défi aujourd’hui n’est-il pas de retrouver du sens, et donc des valeurs individuelles ou sociales, en dehors de ces cadres rassurants qui ont foutu le camp.

Cet article a commencé par une fin, il se termine par le début d’autre chose. En 2013, je vais devenir papa. En plus de définir mes propres valeurs, je vais devoir commencer à en inculquer à un(e) petit(e) autre. Mon nouveau projet. Ma nouvelle aventure. En 2013, comme depuis 10 ans, Amon Nos Hôtes misera sur l’humain, sur le sens du collectif et sur la reconnaissance de la valeur de chacun. J’aime. Je partage. Je retweete.

Patrick SÉVERIN

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Comment va-t-on réinventer notre rapport au travail ?

Q15 Comment va-t-on réinventer le travail ? from Instants Productions on Vimeo.

Le travail est malade. Notre rapport à l’emploi est vicié. La compétition instaurée entre les gens a donné plein pouvoir à l’individualisme. Nous avons perdu le sens des choses. Notre capacité à penser collectif. Et bientôt, ce sera la solidarité qui passera à la trappe. Nous vivons dans une société désorientée. Les grandes institutions ne dictent plus les codes sociaux. C’est désormais le marché qui doit s’en charger. Mais quand le marché déraille, on se trouve bien seuls aux commandes.

Les 14 premières questions de ce documentaire transmédia ont illustré en détails ces constats. Mais il en reste une, bien sûr. Une question capitale : que faire ? Et là, évidemment, nous venons les mains vides. Ce serait trop simple. Trop beau. Trop réducteur aussi.

Nous ne sommes ni économistes, ni sociologues, ni politologues, ni même des journalistes experts en ces questions. Citoyens d’un monde qui patine, nous nous étonnons simplement de l’absence de remise en question.

A quand un vrai débat de société sur le travail ?

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Plus d’un million de Belges sont bénévoles

Entre 1 million et 1,4 million de citoyens sont impliqués dans des activités volontaires en Belgique. Dans le secteur associatif, culturel, sportif, l’aide aux personnes… Une analyse du Centre d’économie sociale de l’Université de Liège décortique cet engagement bénévole, « porteur de sens à destination d’autrui », offrant une « plus-value importante pour la société ».
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Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait (dernier épisode de BENEVOLES)

#15 “Le petit groupe d’Amon Nos Hôte souriant” from Instants Productions on Vimeo.

Ils sont allés au bout de ce défi un peu fou. Confier les rênes d’un film à une joyeuse bande de bénévoles dont le quotidien consiste plutôt à récurer la cafétéria, servir des sandwiches ou concocter des petits plats chauds aux plus démunis, ce n’était pas un pari gagné d’avance. Mais jour après jour, semaine après semaine, par leur engagement, leur détermination et leur talent, les bénévoles d’Amon Nos Hôtes ont encore démontré que les frontières de l’impossible peuvent toujours être repoussées.

Leur récompense : une soirée de gala, ouverte au public, au cœur de Liège, pour qu’ils puissent présenter au monde leur première œuvre cinématographique. L’occasion aussi de se souvenir ensemble de ce qu’aura été cette aventure documentaire d’un an, vibrante et enrichissante, tant pour eux que pour nous.

Merci à chaque bénévole qui a apporté sa pierre, aussi légère fut-elle, au fragile édifice qu’est ce film.

Rendez-vous à Cannes. Pour un Oscar.

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Q14 Un revenu garanti pour tous ?

Q14 Un revenu garanti pour tous ? from Instants Productions on Vimeo.

Un revenu garanti pour tous, la voilà la solution à toutes nos questions concernant le travail. Un salaire assuré pour chacun, sans condition, changerait en effet la donne sur le marché du travail.

Mais avant d’en arriver là, il reste bien du boulot. Notamment pour faire grandir l’idée que ce concept n’a rien d’utopique.

Et comment le financer ? Comment mettre d’accord les défenseurs d’un revenu de base qui pourrait aussi bien être une mesure d’ultra néolibéralisme ou d’extrême gauche suivant les modalités d’application ? Faut-il une allocation universelle inconditionnelle ou un salaire socialisé payé par la Sécu ?

Autant de questions qui restent sans réponse.

Mais ce débat ne mérite-t-il pas d’être ouvert à davantage de citoyens ?

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“Nous sommes tous des immigrés” (BENEVOLES #14)

#14 “Nous sommes tous des immigrés” from Instants Productions on Vimeo.

L’heure du dernier atelier audiovisuel a sonné pour les bénévoles d’Amon Nos Hôtes. On sent déjà frémir une légère vague de nostalgie parmi eux. Au cours des derniers mois, ils se sont donnés à fond pour réussir ce challenge. Ils se sont livrés aussi, partageant avec nous des pans entiers de leurs histoires personnelles, de leurs parcours de vie.

Une thématique importante avait toutefois été évitée jusque-là : celle des sans-papier.

Avant le clap de fin, Alfred et Mawuli ont accepté de lever une part du voile et de raconter ce qu’est ou a été leur vie lorsqu’ils ne sont pas en tournage.

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On a tous de bonnes raisons pour ne pas faire d’effort

On n’est pas sorti de l’auberge from Instants Productions on Vimeo.

Bernard Legros est objecteur de croissance. Pour lui, il y a urgence : il faut réduire notre surconsommation de bien sans quoi on fonce droit dans le mur écologique. Mais accepter de consommer moins, ce n’est pas toujours évident…

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Je m’appelle Louise, voilà mon histoire

Je m’appelle Louise, voilà mon histoire from Instants Productions on Vimeo.

Louise est bénévole à Amon Nos Hôtes. Après un parcours de vie aussi chaotique que difficile, la cafétaria sociale liégeoise lui offre un environnement structurant qui l’aide à mener son combat avec elle-même : devenir une bonne maman.

Écoutez le reportage de Frédéric Moray, diffusé sur Bel RTL

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Entre vous et nous : inventer la démocratie au boulot

Hélène a 22 ans, elle est encore étudiante en Communication et le marché de l’emploi, elle n’en connaît rien. Elle le découvre jour après jour à travers vos commentaires et témoignages sur les différents réseaux sociaux de BÉNÉVOLES. Cette semaine, elle a trouvé son maître à penser.

Tous se souviendront de la vidéo de prévention contre le stress au boulot. Une dame à table déguste sa soupe. La mine satisfaite, elle se lèche les babines. La pauvre ! Son conjoint, aigri à cause de son job, en est fort peu réjoui et glapit. Parce qu’un travail pourri risque de vous rendre, vous aussi, pourri, la semaine passée, c’est Mélanie Straetmans, pyschologue du travail au SPF emploi, qui répondait à vos questions lors d’un chat. Quant à moi, j’ai carrément trouvé un maître penseur ! Et c’est un de vous. Il veut rétablir la démocratie au boulot.

Ensemble, nous avions déjà établi le constat de la pathologie salariale : travailler longtemps dans de mauvaises conditions pour des rémunérations qui ne permettent pas de vivre dignement. Si le boulot ennuie souvent, Mélusine parle carrément d’aliénation. Devenus des robots, certains n’auraient plus l’occasion de penser à leur qualité de vie. Ma révélation de cette semaine, Bxlopde Straat, propose d’emblée une solution : rétablir la démocratie au travail. L’homme moderne vivrait dans un paradoxe. Il est un citoyen votant, décideur de son futur politique, qui, une fois la porte du boulot franchie, perdrait ses droits face à une autorité patronale dictatoriale. Je n’y avais jamais pensé. Pourtant, c’est vrai qu’on ne vote pas pour son chef. Pourtant , lui aussi, décide pour nous.

Mélanie Straetmans, l’invitée du Chat, souligne que la Belgique est le seul pays européen à disposer d’un comité pour le prévention et la protection au travail. Cette structure interne permettrait de résoudre une série de problèmes dans les entreprises, notamment par la médiation et l’analyse des risques. Mais selon Bxlopde Straat, si les conseillers au bien-être en entreprise sont utiles et nécessaires, cette structure reste insuffisante et inefficace en un temps la question à se poser serait celle de l’agencement d’une révolution du travail.Mercredi dernier, c’était la Journée mondiale du bénévolat. L’occasion d’enchaîner avec un deuxième chat. Jacques Defourny, Directeur du Centre d’Economie sociale à HEC-Ulg, nous expliquait alors :Contrairement aux idées reçues, le travailleur gratuit ne piquerait pas de jobs, il en créerait même ! Dans une étude, la Banque Nationale a conclu que, sur les 10 dernières années, la création d’emplois dans les ASBL a été 4 fois plus rapide que dans le reste de l’économie. Et à la tête des ASBL sont généralement des bénévoles.Si le plein emploi est un leurre et si le bénévolat offre un sentiment d’utilité sociale, réduire le temps de travail pour offrir du temps disponible pour le volontariat, de manière équilibrée, permettrait d’améliorer les conditions de vie. On irait vers une société pluri-activité.Entre la démocratie au travail et le mi-temps bénévole, les propositions ont fusé cette semaine. Quel pied de voir cette créativité ! A la semaine prochaine !

Hélène BREDART

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Travailler moins pour vivre plus : la solution par la décroissance ?

Q13 Travailler moins pour vivre plus ? from Instants Productions on Vimeo.

L’escargot est l’animal symbole de la décroissance. D’abord parce qu’il incarne la lenteur dans un monde qui va toujours plus vite, ensuite parce qu’il représente l’autolimitation, ne construisant jamais plus de spirales qu’il ne peut en transporter sur son dos.

Aujourd’hui, la consommation à outrance et la course à la croissance posent problème à de plus en plus de citoyens, notamment réunis sous la bannière des Objecteurs de Croissance.

Y a-t-il des pistes de solutions pour un nouveau modèle de société à creuser dans la simplicité volontaire ?

La parole est aux experts.

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Les dégâts du boulot (épisode #13)

#13 Irremplaçable from Instants Productions on Vimeo.

Entre dépression et alcoolisme, Marc vit des périodes troublées depuis une vingtaine d’années. Grâce à des lieux comme Amon Nos Hôtes ou d’autres associations liégeoises, il retisse tout doucement le fil de la vie. Fragilement. Jour après jour.

Sylvie, elle, est une auditrice de Bel RTL. Suite à une émission consacrée à BENEVOLES, elle a émis le souhait d’apporter sa contribution au projet.

Aujourd’hui, les chemins de Marc et Sylvie vont se croiser. L’un comme l’autre ont vu leur vie basculer à cause de leur job. Lui parce qu’il l’a exercé trop longtemps, elle parce qu’elle l’a perdu trop vite.

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Entre vous et nous : le Noël de Benoît

Hélène a 22 ans, elle est encore étudiante en Communication et le marché de l’emploi, elle n’en connaît rien. Elle le découvre jour après jour à travers vos commentaires et témoignages sur les différents réseaux sociaux de BÉNÉVOLES. Cette semaine, on parle bénévolat, Constitution et cadeau de Noël.

Ils trient des vêtements en friperie. Ils aident les enfants dans des clubs de devoirs. Ils distribuent des tracts et parfois même, ils osent servir des repas aux démunis. Et toute cette aide : offerte. Gratis ! Mais le travail gratuit doit-il s’arrêter là où commence celui des autres ? C’était notre question de la semaine dernière : « Les bénévoles sont-ils un frein à l’emploi ?». Et comme d’hab, vos avis divergent.

Pour Steve, c’est clair. Dans un marché de l’emploi saturé, les bénévoles concurrencent les chômeurs. Ils devraient donc stopper toute activité pour permettre aux sans-emplois de s’expérimenter. Mais Stéphanie n’est pas d’accord. Selon elle, ils permettent aux associations de survivre. Certaines sont d’ailleurs uniquement composées de bénévoles. Puis, le problème ne se situerait pas là. Ce serait la démarche qui importerait.

En Belgique, si les chômeurs ne sont pas encore obligés de bosser gratuitement, les bénéficiaires du CPAS peuvent se voir proposer des contrats article 60, qui sont pratiquement non refusables. A Ham-Sur-Heure, c’est même devenu la norme, comme le montrait notre reportage radio https://vimeo.com/54352209. Là, les bénéficiaires du revenu d’intégration sociale sont contraints d’accepter les contrats d’embauche proposés par la Commune.

Caroline nous a envoyé en réponse des articles de la Constitution belge, de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et de l’Organisation Internationale du Travail. Selon ceux-ci, si tout le monde a droit au travail, on a également droit au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes et à la protection contre le chômage. Enfin, cette semaine, les fêtes approchant à grands pas, nous terminerons sur une touche d’humanité. Dans l’épisode #11, Benoît, bénévole à Amon Nos Hôtes, revenait sur son parcours, sa maladie et ses difficultés à s’intégrer dans la société. Le bénévole de la cafétéria sociale a suscité l’émotion. Touchée au plus haut point, Dominique va même lui offrir un petit cadeau de Noël… A la semaine prochaine !

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Le cycle infernal de la compétitivité

Le cycle infernal de la compétitivité from Instants Productions on Vimeo.

Alain Piette est ergonome au Service public fédéral Emploi, Travail et Concertation sociale. Il évoque l’impact de la compétitivité sur les conditions de travail, notamment dans le secteur du nettoyage. Effrayant !

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Le travail rend-il malade ?

Q12 Le travail rend-il malade ? from Instants Productions on Vimeo.

Accidents, usure, stress, burn out, suicides : travailler ne rime pas toujours avec conserver la santé. Aujourd’hui, une grande partie de la clientèle des médecins sont les malades du travail. Faut-il en conclure que souffrir au boulot est dans l’ordre des choses ou est-il temps de remettre en cause les conditions de travail ? Les experts de notre documentaire BENEVOLES s’y collent.

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