Entre vous et nous : “Attention, je vais piquer votre emploi”

Hélène a 22 ans, elle est encore étudiante en Communication et le marché de l’emploi, elle n’en connaît rien. Elle le découvre semaine après semaine à travers vos commentaires et témoignages sur les différents réseaux sociaux de BÉNÉVOLES. Cette semaine, vous lui avez promis qu’elle aurait bien du mal à trouver un emploi.

Cette semaine, nous lancions le débat sur la question du plein-emploi. Résultat: peu d’entre vous y croient ! Le marché du travail serait saturé. Et, selon vos dires, à moins d’être surqualifiée, sans enfant et de bénéficier de pistons, je finirai mal barrée. Pour certains, c’est carrément une révolution qui doit être menée. Au vu de tous vos commentaires, je les soutiens.

On piquerait vos boulots ! Les jeunes diplômés entreraient en nombre sur le marché du travail et répondraient à une offre de plus en plus élitiste. Offre à laquelle votre profil dépassé ne correspond plus. Sans scrupule, je pousserai donc un salarié à la porte.

Pourtant, les derniers arrivés sur le marché se plaignent eux-aussi. Je ne comprends plus ! Égoïste, je pensais tout sourire à mon début de carrière boosté par cette jeunesse qui devait m’offrir le meilleur des avenirs. Mais, apparemment, je bosserai pour gagner… de l’expérience ! Juste de l’expérience. Dans le but de me  « former », comme vous le dites. Surprise ! Je pensais, en fait, que c’était le rôle de mes études à l’université.

Pour d’autres, c’est la robotisation qui est le virus de l’emploi. Les nouvelles technologies se multiplient, diminuant le besoin de main d’œuvre. A la place d’offrir du temps libre, les machines ôteraient le pain de la bouche des employés.

La délocalisation, elle aussi, est pointée du doigt. Ouvrier d’Asie du Sud-Est, si tu m’entends, saches que tu tiens l’avenir de l’emploi belge dans tes mains. Pour gagner du temps, j’envisage directement de fuir en Thaïlande. Mais, selon vous, leurs conditions de travail seraient pires qu’ici. Je reste donc bloquée.

J’ai trouvé ma destination : Rotterdam. Là, c’est « un travail pour tous » qui est prôné. Les chômeurs doivent « mériter » leur chômage en ramassant leurs crasses. Quel pied : obliger des assistés à lever leur fesses du canapé ! Sur cette question, vous restez divisés.


Beaucoup proposent la même solution. Il s’agirait de travailler moins mais plus nombreux. J’adhère ! Enfin, une idée pour me réconforter et me laisser rêver à un futur glorieux… Sauf que certains sont là pour noircir encore le tableau. Je vous l’ai dit, ce stage aura la peau de mon optimisme.


Hélène BREDART

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2 réponses à Entre vous et nous : “Attention, je vais piquer votre emploi”

  1. Arnaud Maréchal dit :

    Le partage du travail est bien possible dans les entreprises comprenant plus de 5 salariés. En passant à quatre jours/semaines (32h/semaine), cela permet au gens de se croiser, de travailler ensemble et de respecter la même ligne de conduite. De plus, cela permet une certaine souplesse quant au nombre de travailleurs nécessaires à chaque instant (pourquoi avoir tous le monde sur le pont quand la mer est calme).
    Avec un emploi du temps mieux partagé, on peut se consacrer plus efficacement au travail sans que la vie privée n’interfère vu que cette dernière à suffisamment de temps qui lui est dédié.
    Le point qui bloque essentiellement est le salaire. Cependant, je me souviens qu’on s’était aperçu qu’il y avait la possibilité de pratiquement garder le même salaire avec une fiscalité adaptée (en sachant que l’on amoindri les coûts liés à l’inoccupation professionnelle et que l’on relance la consommation).

  2. bensaltana dit :

    je voudrais contacter con des amis belges o no du tous le monde qui vive en belgique pour informacion du monde de trafaille en belgique j ai experience machine lourde
    machine du construccion buldezer catrepillar chargeur mini excavador ect merci d afonce

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