Entre vous et nous : “Les chômeurs doivent-ils bosser gratos ?” vous a poussé à réagir en masse

Hélène a 22 ans, elle est encore étudiante en Communication et le marché de l’emploi, elle n’en connaît rien. Elle le découvre semaine après semaine à travers vos commentaires et témoignages sur les différents réseaux sociaux de BÉNÉVOLES. Cette semaine, elle s’intéresse à votre débat passionné sur le travail “plus ou moins obligatoire” des chômeurs.

Nettoyer les rues, ramasser les déchets, effacer les tags, depuis un peu plus d’un an, les chômeurs de Rotterdam entretiennent la voie publique sous peine d’allocations supprimées.

Rien que sur ce post sur Facebook, 487 commentaires !

La semaine passée, pour BÉNÉVOLES, le journaliste François Colmant a sondé les hommes et femmes politiques liégeois sur cette question et son article a déclenché le débat sur Facebook. Plus de 500 commentaires en tout ! Très partagés, vos réactions et arguments ont été notés. J’ai décortiqué tout ça et je vous en livre un condensé en primeur. Attention, les avis qui suivent n’impliquent en rien mon opinion personnelle.

Selon vos commentaires, les raisons qui justifient la mise en place d’un “WerkLoont” (“le travail paie”) belge sont les suivantes :

1. La solidarité deviendrait enfin bilatérale. Les travailleurs aident les chômeurs. En retour, les demandeurs d’emploi réaliseraient des travaux pour la communauté. Rendant service à la collectivité, ils mériteraient dès lors leurs allocations.

2. Parmi les plus de 500 commentaires postés, vous êtes très nombreux à vous être indignés contre cette mesure coercitive. Cependant, la majorité des chômeurs qui ont réagi se montrent, eux, favorables au plan de Rotterdam. Ce qui revient beaucoup sur Facebook, c’est qu’ils supporteraient de moins en moins l’image négative associée au chômeur. Avec une telle mesure, les stéréotypes négatifs prendraient fin. « Chômeur » ne serait plus synonyme de “oisif” ou “assisté” avec une revalorisation personnelle du non-salarié à la clef.

3. Reprendre une activité profiterait aux demandeurs d’emploi. En se réinsérant dans le milieu du travail, ils engrangeraient une expérience supplémentaire dans leur curriculum vitae et trouveraient alors plus facilement un “vrai” job.

Mais tout le monde ne penche pas de ce côté. Parmi les analyses de ceux qui ne sont pas d’accord, on peut noter :

1. S’il y a besoin de main d’œuvre, celle-ci devrait être salariée et non la contrepartie d’une allocation de remplacement. Les emplois des “vrais” travailleurs se verraient d’ailleurs menacés par la mise sur le marché de ces travailleurs “gratuits”.

2. Certains d’entre vous pensent qu’on se trompe de problème avec cette mesure. Pour quelques-uns , il s’agirait d’abord de pousser les administrations à être plus efficaces.

Pour finir, il reste une petite partie d’entre vous pensent que ce travail “forcé”, ce n’est pas aux chômeurs qu’il faudrait l’attribuer.Bref, quoi qu’on en pense, où qu’on se situe, une seule chose semble claire : le débat est loin d’être terminé. Avec ses épisodes documentaires, BÉNÉVOLES compte en tout cas continuer à l’alimenter.

Hélène BREDART

Cette entrée a été publiée dans Non classé. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>