Entre vous et nous : Travailleurs pauvres, pauvres travailleurs !

Hélène a 22 ans, elle est encore étudiante en Communication et le marché de l’emploi, elle n’en connaît rien. Elle le découvre semaine après semaine à travers vos commentaires et témoignages sur les différents réseaux sociaux de BÉNÉVOLES. Cette fois, elle a compris que trouver un emploi ne la protégerait pas de la pauvreté. Elle est ravie.

Les Poorworkers, qu’ils sont fous! Accepter de bosser pour atterrir tout droit dans la précarité. La semaine passée, nous lancions le débat sur cette problématique de plus en plus inquiétante. Résultat : si quelques internautes leur devinent un scandaleux goût du luxe, la majorité soutient largement les salariés précarisés.

Chauffage, besoin alimentaire, fourniture scolaire pour les gosses, il serait temps de se resserrer la ceinture, pleurnichards ! C’est sûr, les fins de mois, on devrait toujours pouvoir en alléger le poids.

En ce qui me concerne et au vu de vos commentaires, j’ai encore changé d’avis ! Stigmatisation trop violente :  je ne chômerai pas. Conditions et rémunération trop déplorables : je ne travaillerai pas. L’âme d’un Tanguy, je vivrai donc au crochet de mes parents pour le restant de mes jours…

Toutefois, lors de ce “chat” avec Christine Mahy, présidente du réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté, tout le monde n’était pas d’accord avec Alex. Et certains ne se sont pas privé de lui faire savoir.

Un riquiqui ennui aurait des conséquences désastreuses sur vos finances. Avec un budget calculé au moindre centime, chaque dépense doit être pesée. Je m’imagine déjà : mère célibataire goinfrant mes enfants d’oranges vitaminées croisant les doigts pour qu’ils ne tombent pas malades. D’ailleurs, je les obligerai à prier chaque soir, même si je ne crois plus en rien. Vivement !Beaucoup d’entre vous ont braqué les présumés coupables. Hommes politiques, entrepreneurs, chacun en prend pour son grade. Pourtant, des patrons pauvres, ça existe aussi. L’un d’eux a voulu s’expliquer. Il dit gagner moins d’argent que ses employés.Un internaute, quant à lui, propose une solution radicale. Avertissement : à vous qui gouvernez notre merveilleux pays, ne lisez pas ce qui suit, sous peine de risques d’insomnies, voire d’exil volontaire.Et enfin, pour changer, les non-travailleurs sont encore la cible de votre courroux. Décidément, il ne fait pas bon vivre quand on est chômeur en Belgique ! Il semblerait que certains contribuables en aient plus que marre de contribuer au système de solidarité.C’est quand même bizarre, non ? Alors que chômeurs et travailleurs auraient tout intérêt à s’unir pour dénoncer la dégradation des conditions de travail, tout est fait pour qu’ils s’affrontent violemment. A qui profite ?

Hélène BREDART

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Une réponse à Entre vous et nous : Travailleurs pauvres, pauvres travailleurs !

  1. Josegaut dit :

    “Alors que chômeurs et travailleurs auraient tout intérêt à s’unir pour dénoncer la dégradation des conditions de travail, tout est fait pour qu’ils s’affrontent violemment”.

    Excellente remarque ! Il est temps que les deux catégories se rendent compte qu’elles sont toutes les deux les dindons de la farce. Les principaux coupables sont rarement désignés. Et pourtant, ils se partagent sans doute le gâteau de la même façon que des chefs de gangs se partagent les quartiers d’une grande ville. Car bizarrement, on nous parle sans cesse de la concurrence qui contraint les entreprises à fermer, licencier, délocaliser, rationaliser, réduire les salaires. Mais la concurrence, lorsqu’elle existe REELLEMENT, débouche sur une baisse des prix au bénéfice du consommateur.

    Vous en voyez tant que ça, vous, des baisses de prix ?

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