Entre vous et nous : j’ai fait un rêve…

Hélène a 22 ans, elle est encore étudiante en Communication et le marché de l’emploi, elle n’en connaît rien. Elle le découvre semaine après semaine à travers vos commentaires et témoignages sur les différents réseaux sociaux de BÉNÉVOLES. Cette nuit, elle a fait un rêve. Elle était riche…

Tel Martin Luther King, sempiternelle référence en période d’élections américaines, cette nuit, j’ai fait un rêve. Devant le feu ouvert de ma résidence secondaire, je lisais vos commentaires à propos de la dégressivité des allocations de chômage sur le chat du Soir. Entre rire, stupéfaction et renversement de champagne sur ma nouvelle chemise en soie, j’ai enfin entrevu l’avis du peuple. Quel ne fut pas mon étonnement de constater tant de divergences d’opinions au sein d’une même classe sociale. Je partage avec vous les conclusions de mon aventure..

La mesure prise par nos politiciens dévoués est loin de faire l’unanimité. Vous lui reprochez de pousser les sans-emplois dans la misère. Déjà précarisés, ces derniers seraient la cible pointée par les élus pendant que nous les riches, comme vous nous appelez effrontément, serions invulnérables. Cher monsieur Joss, votre ironie ne vous honore pas. Vous ne savez pas de quoi vous parlez. La bourgeoisie souffre autant que vous, et elle ne se plaint pas, elle.

Jacques, lui, fabule. Le pauvre. D’après lui, la dégressivité fait la joie des patrons. Stratégique, elle réussirait à transformer d’infâmes bas salaires en réelles opportunités. Du coup, le peuple se montrerait moins difficile et accepterait plus vite un emploi mal rémunéré ou peu attrayant. Billevesées ! Vous oubliez que les patrons sont des humains, avec un grand H, Jacques. Sans eux, personne n’aurait d’emploi ! Ils ont le cœur sur la main et ne pensent qu’au bonheur collectif. Vous ne voyez probablement pas plus loin que votre verre de bière, j’en ai renversé mon Château Margaux. Merci à vous.Un vent d’optimisme souffle enfin sur le chat. Nathan, perspicace, considère qu’il s’agit d’une des meilleures mesures prises par les dirigeants de notre chère patrie. Alléluia ! Non seulement, la directive s’alignera sur celles de nos voisins européens mais elle pourrait sanctionner le manque de flexibilité des chômeurs. Pauvres petits ! C’est qu’il ne faudrait pas que votre emploi soit trop loin de votre taudis. Et, en plus, il faudrait que vous aimiez votre boulot. Dans quel monde vit-on !

Dans un fantastique élan d’altruisme, certaines personnes fort aimables partagent avec nous leurs idées révolutionnaires pour lutter contre le manque de bonne volonté des sans-emplois. Dresser la liste des chômeurs de longue durée et leur attribuer l’une ou l’autre menue activité. Comment n’y a-t-on jamais pensé ? C’est génial. D’ailleurs, il me reste là une pile de linge à repasser. Si un fainéant du quartier s’en chargeait gratos, je pourrais renvoyer ma femme de ménage…

Si je comprends bien l’internaute suivant, il faudrait copier l’exemple chinois et voter la loi de l’enfant unique. Solution idéale ? Je pense, cher Stephan, que mes enfants ont le droit d’exister. D’ailleurs cette mesure ne plairait guère à mon époux qui souhaite assurer sa descendance… A moins qu’on ne la réserve aux bas-revenus !Et puis, je me suis réveillée, toujours étudiante en dernière année, pas vraiment pauvre mais pas riche non plus. Et au final, sans vraiment de solution. Une chose est sûre, le marché d’emploi reste saturé. Pas comme les comptes en banque des chômeurs.

Hélène BREDART

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