Entre vous et nous : Bouba Superstar !

Hélène a 22 ans, elle est encore étudiante en Communication et le marché de l’emploi, elle n’en connaît rien. Elle le découvre jour après jour à travers vos commentaires et témoignages sur les différents réseaux sociaux de BÉNÉVOLES. Cette semaine, ce sont les rues de Liège et de Gaza qui ont eu le plus d’influence.

Viva Bouba ! Lorsque, à un mois de la saison hivernale, nous commençons tous à sortir nos manteaux fourrés, à prendre des douches de 40 degrés et à nous gaver de raclettes, Bouba, lui, arpente les rues de Liège et vous fait entrer dans ses souvenirs de sans-abris. Louanges comme meilleurs témoignages, vous avez adoré le bénévole d’Amon Nos Hôtes.

Franc succès aussi, vous avez répondu en masse à notre questionnaire concernant le sens que vous donnez au bénévolat. Parmi les 170 votes enregistrés, la moitié estime qu’il s’agit d’une façon de repenser les rapports sociaux en dehors du fric. Notons que contrairement à mes prédictions de grand oracle, personne ne l’a pointé comme un frein à l’emploi !

Cette semaine, mon analyse de votre activité sur BÉNÉVOLES devait porter sur le statut d’artiste et les travailleurs intermittents. J’avais prévu d’étudier le 11H02 du Soir et vos commentaires sur ce sujet. Cependant, entretemps, Israël a décidé de bombarder Gaza et notre chat a été logiquement déprogrammé pour se consacrer à l’urgence.

Nous faisons donc un bond d’une semaine. Rendez-vous hier avec Mateo Alaluf, professeur de sociologie à l’ULB, toujours dans le 11h02. Le débat a débuté sur la formule « plus minus conto ». Depuis 2007, elle a été introduite pour les entreprises du secteur de l’automobile. Celles-ci, moyennant le respect de conditions strictes, peuvent occuper leurs employés jusqu’à 10 heures par jour et 48 heures par semaine.

Allonger la durée du temps de travail pour maximiser le rendement. Elle n’est plus si loin l’époque où acquérir des droits sociaux nécessitaient des bastions. Des débordements existent déjà et ils ne pourraient que s’amplifier avec des facilités légales.

Cependant, Agnès rappelle que certaines professions ne peuvent être soumises à la délimitation du temps de travail, les milieux médical et musical, par exemple. Dans ces cas, il faudrait s’assurer que les heures prestées soient payées et qu’un temps de récupération soit prévu.

En plus de défendre des droits acquis, c’est l’approche du travail qu’il faudrait repenser en entier. Bosser moins mais tous. Nous en avons déjà parlé. Zorba pense que diminuer le temps de travail pourrait avoir des conséquences négatives. Les entreprises risqueraient de se délocaliser. Pourtant, selon Mateo Alaluf, la concurrence serait d’abord intra-européenne.

Si la concurrence est d’abord européenne, la réponse pourrait être de même. La journée d’action de la Confédération Européenne des syndicats constituerait, selon Mateo Alaluf, une étape importante dans la prise en charge de cette question à une échelle plus vaste.

La concurrence n’est donc pas tant mondialisée. Elle est européenne et nommée. Enfin, une ébauche de solution apparaît.

Hélène BREDART

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