Entre vous et nous : la question qui fait le buzz

Hélène a 22 ans, elle est encore étudiante en Communication et le marché de l’emploi, elle n’en connaît rien. Elle le découvre jour après jour à travers vos commentaires et témoignages sur les différents réseaux sociaux de BÉNÉVOLES. Cette semaine, le moins qu’on puisse dire, c’est que vous lui en avez donné, du travail !

« Faut-il contraindre les chômeurs à travailler bénévolement ? », notre question transmédia hebdomadaire a déchaîné les esprits. Aux aguets, vous avez dégainé l’argumentaire avec plus 850 commentaires, 552 partages et pour ma poire, environ 6 bonnes heures de lecture. Allez hop, on s’y plonge.

Souvenons-nous de Rotterdam. Là, les chômeurs sont obligés de bosser pour la Ville sous peine d’allocations supprimées. Chez nous, pour de nombreux internautes, les anciens contribuables méritent leurs allocations de remplacement. Quant aux autres, ils devraient les gagner.
Pour Marguerite, cela s’apparente à de l’esclavagisme. S’il y a du boulot, ce n’est pas bénévolement qu’il doit être accompli mais sous contrat. Point final. Sinon, une limite est franchie. De plus, elle ajoute que si on considère l’allocation sociale pour un revenu, les sans-emplois seraient sous-payés.Ensuite, cette mesure compterait pas mal d’effets pervers dont le premier est une concurrence entre bénévoles et employés. Ces derniers, face à une main d’œuvre gratuite, accepteraient plus facilement une diminution de leur salaire. D’ailleurs, Chris s’inquiète déjà de perdre son emploi.

D’un point de vue éthique, Olivier et Thierry se positionnent contre cette mesure. Pour eux, tous devraient pouvoir bénéficier du minimum gratuitement, sans devoir accepter un job obligatoire.

A tout ceci s’opposent des avis favorables à cette mesure. Si Amy est contre lorsqu’il s’agit de personnes âgées ou d’anciens contribuables, cela pourrait s’assimiler à un stage en entreprise, offrant de l’expérience dans le curriculum vitae. Les activités devraient être variées, permettant à chacun de professer gratuitement dans le milieu qui l’intéresse.Face à tout cela, je ne sais pas quoi penser. D’un côté, le sentiment d’utilité permet une valorisation personnelle. Cependant, contraindre n’est certainement pas une solution. Si, à Amon Nos Hôtes, les bénévoles sont fiers de leurs jobs, c’est en partie dû au fait qu’ils choisissent d’y être présents. Peut-être qu’à la place d’obliger les chômeurs à œuvrer pour la société devrait-on déjà leur donner le libre accès au bénévolat…A la semaine prochaine !

Hélène BREDART

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