Comment va-t-on réinventer notre rapport au travail ?

Q15 Comment va-t-on réinventer le travail ? from Instants Productions on Vimeo.

Le travail est malade. Notre rapport à l’emploi est vicié. La compétition instaurée entre les gens a donné plein pouvoir à l’individualisme. Nous avons perdu le sens des choses. Notre capacité à penser collectif. Et bientôt, ce sera la solidarité qui passera à la trappe. Nous vivons dans une société désorientée. Les grandes institutions ne dictent plus les codes sociaux. C’est désormais le marché qui doit s’en charger. Mais quand le marché déraille, on se trouve bien seuls aux commandes.

Les 14 premières questions de ce documentaire transmédia ont illustré en détails ces constats. Mais il en reste une, bien sûr. Une question capitale : que faire ? Et là, évidemment, nous venons les mains vides. Ce serait trop simple. Trop beau. Trop réducteur aussi.

Nous ne sommes ni économistes, ni sociologues, ni politologues, ni même des journalistes experts en ces questions. Citoyens d’un monde qui patine, nous nous étonnons simplement de l’absence de remise en question.

A quand un vrai débat de société sur le travail ?

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4 réponses à Comment va-t-on réinventer notre rapport au travail ?

  1. Julien DB dit :

    Documentaire intéressant et initiative à saluer. Je souhaite compléter le constat sur l’individualisme par le fait que nous en sommes tous complices et même, reconnaissons-le, ardents défenseurs. C’est d’ailleurs, comme le dit Attali, une clé de lecture de notre histoire humaine : l’émancipation de l’individu de toutes sorte d’emprises.

    Ceci étant dit, cela ne nous empêche pas d’inventer d’autres formes de travail. Pour ma part, je suis prêt à épouser les révolutions les plus fortes mais à condition qu’on reconnaissance que le travail, non, ce n’est pas une activité comme les autres (ce qui est dit par un intervenant). Au niveau individuel, je pense que le travail est ce qui met l’homme en mouvement. Tout l’équilibre est le suivant : le travail est par nature fait pour nous faire sortir de notre zone de confort / par contre, il faut éviter qu’il nous pousse jusqu’à une zone de stress ou d’anxiété. En d’autres termes, je suis prêt à combattre le travail dégradant et inégalitaire mais je ne crois pas au travail “win for life” pépère, celui dont la FGTB et le PS nous parlent (pardon pour ça mais on dit ce qu’on pense non ?).
    Sur ces bases, bien sûr qu’il faut pousser vers le système coopératif et l’économie sociale. Je propose une mesure concrète : un rapport maximun de 1 à 10 entre le plus petit et le plus grand salaire des employés. Celui qui veut gagner plus doit être indépendant, ce qui implique d’autres risques (dont celui de gagner beaucoup moins)

  2. bartowski dit :

    Intéressant, ça change des “débats” de Véronique Lamquin dont la réponse est imposée d’avance…

  3. BK dit :

    C’est triste tout ça, on va remplacer une idéologie en faillite par une autre idéologie en faillite. La droite, la gauche (et leurs extrêmes, comme dans ce film par exemple), ce sont les deux faces de la même pièce. Remplacer un système autoritaire par un autre système autoritaire, c’est une illusion. Vouloir le “bien” des autres, c’est aussi idiot que vouloir leur mal, c’est forcer une idéologie. Laissez-moi vivre comme j’en ai envie et vivez comme vous voulez. Vous n’avez aucun droit moral sur le destin de qui que ce soit.

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