18 mai 2010

CPAS du bonheur

Catégorie Non classé

Les CPAS s’y mettent aussi. Ils veulent sortir de leur fonction Bancontact, selon l’expression de Bernard Antoine, secrétaire général du CPAS de Montigny-le-Tilleul et organisateur du congrès annuel de la fédération wallonne des secrétaires de CPAS. Ses propos ont été rapportés par le bi-mensuel d’informations sociales Alter Echos dans sa dernière mouture (www.alterechos.be).

Le congrès en question tentait effectivement de répondre à la question : “Comment concevoir des politiques sociales qui, au-delà de la lutte contre la pauvreté financière, prennent en considération le bien-être plus globalement ?”

Une interview de plus à programmer!

3 commentaires - donnez votre avis !

Commentaires

3 réponses à “CPAS du bonheur”

  1. sant, le 5 juin 2010 11 h 20 min

    J’ai eu l’occasion de travailler en cpas durant 2 ans, et, j’en tire certaines conclusions qui peuvent donner une information sur ce contenu :

    D’abord, je crois que la question est très vaste pour que se soit le cpas qui la pose, étant donné; que cette institution n’a pas de poids pour apporter une réponse collective à ce problème, elle n’est en effet que communale (démagogie).

    Ensuite, dans son travail quotidien; les travailleurs surchargés doivent appliquer des décisions qui ont un caractère politique et économique. En effet,un des objectifs du cpas est de récupérer au mieux l’argent qu’il avance au client. En fin de compte, ce que l’on peut critiquer c’est que la mission du cpas se limite à une fonction de distributeur de billets. Pourquoi me direz vous? Parce que; d’une part la mission qui lui est dévolue est conditionnée par son mandat, et pour le réaliser, les mandataires du cpas doivent appliquer des mesures (sanctions) qui sont contraires au développement et au bien-être. C’est-à-dire si on considère qu’une personne qui vient demander une aide est dans une situation globale de fragilité la réponse que le cpas donne au problème n’est pas à la hauteur de la réalité de la personne, qui est une réponse sur la demande “financière” dès lors limiter l’enquête à une analyse financière de personne pour prendre une décision est discutable. Donc, pourquoi nous mener dans une réflexion qui n’a pas de sens. Si on analyse un tant soit peu la question que pose Mr le Président nous pouvons constater que celle-ci paradoxale (à l’image du fonctionnement du cpas). La réalité c’est que le cpas n’a pas la compétence pour parler de bien-être global, il est un outil de contrôle et non un outil d’émancipation. Je vois un danger à laisser des institutions locales faire ce genre de proposition dans la mesure ou les instances locales n’ont pas de pouvoir sur les politiques qu’ils mènent. Par exemple; le budget des cpas est supporté en grande partie par le fédéral (ex: un réfugié en séjour légal coûte 0 centime à la commune, un étudiant coûte 30% du RI et un belge coûte 60% du RI). Cet exemple montre que les décision sont prises ailleurs. L’enjeu majeur pour les cpas dans la course électorale est de maintenir les finances saines. l’opinion public du bénéficiaire n’est plus un argument de bonne pratique, c’est l’électeur qui paye qui est convoité dès lors je constate que la solidarité entre les ayant et les non ayant (pauvres) n’existe plus vraiment. Pour réaliser ces objectifs, une politique interne est mené de restriction budgétaire (surtout en fin d’année quant il faut clôturer les budget) qui touche en premier le demandeur.

    Bien après ce constat, je me rend mieux compte que notre système a bien besoin d’un lifting, dans cette configuration de multi-pouvoirs, il n’est guère facile de proposer une approche globale de bien-être qui rencontre ne pas seulement qu’un “bien-être économique” mais de développement dans son ensemble. Par exemple, la Belgique est un des pays d’europe qui investit le moins en projet culturel , en structure, etc (ex: la gare du midi pour une capitale européenne, …)

    Bref, la proposition de Mr le Président est encore une fois une bonne idée qui fera certainement discuter dans les salons mais qui de mon point de vu ne changera rien à la chose.

    Par contre, si vous avez un job pour moi qui défend les demandeurs, je cherche. En effet, je viens de terminer mon contrat de remplacement en cpas, qui ne m’a pas été renouveler parce que mon idéologie ne correspondait pas au milieu de travail… je défendais trop bien mes clients??? comprenez cela comme vous pouvez…

    bon ben a+

  2. sant, le 5 juin 2010 11 h 22 min

    Sant,

    vous pouvez me laisser un E-Mail sur

    roberto.santamaria@gmail.com

  3. bonheurbrut, le 6 juin 2010 19 h 05 min

    Merci pour votre précieux témoignage! Je vous recontacte dès que je finalise ce sujet.

répondre