14 juin 2010

Interviewez le patron de l’Institut wallon de statistiques!

Catégorie Participez

L’IWEPS, l’Institut Wallon  de l’Évaluation, de la Prospective et de la Statistique – en quelque sorte le Bureau du plan de la Région wallonne – travaille aussi sur des indicateurs alternatifs de richesse et des indicateurs de bien-être.

Rencontre le 25 juin prochain avec son administrateur général, Daniel Defays, ainsi qu’avec la spécialiste maison des indicateurs de bien-être, Christine Ruyters.

Participez à l’interview! Deux façons, soit en m’accompagnant sur place (donnez-moi votre adresse mail, je vous contacte), soit en posant vos questions.

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24 mai 2010

Interview de Jigme Thinley, Premier ministre du Bhouthan

Catégorie Au Bhoutan, Vidéo

Jigme Thinley, Premier Ministre du Bhoutan

 Cliquer sur la photo pour voir un extrait vidéo de l’interview

Jigme Thinley est le chef du gouvernement bhoutanais. A la fois chaleureux et charismatique, c’est un orateur hors pair, à l’anglais d’une grande qualité. Il faut dire qu’il a étudié l’administration publique à l’université de Pennsylvannie. Discussion à bâton rompu.

 

Dans quelle mesure le BNB implique une forme de contrôle qui peut aller à l’encontre de la démocratie ?

 

Le BNB est mené au Bhoutan au travers de quatre stratégies (développement économique, préservation de la culture, environnement et bonne gouvernance, n.d.l.r.). Ces stratégies sont simplement destinées à créer les conditions dans lesquelles un individu peut trouver le bonheur.

 

Le BNB n’est pas prescriptif. Le gouvernement ne dit pas que le BNB est l’objectif que chacun doit poursuivre ni que c’est ce qu’il faut faire pour trouver le bonheur. Par contre, la responsabilité de l’état et du gouvernement est d’aider les individus à accéder au bonheur.

 

 

Pensez-vous que le BNB puisse être appliqué à d’autres pays, et spécialement à un pays plus peuplé et industrialisé comme la Belgique ?

 

La manière dont un état assure la répartition des richesses varie d’un pays à l’autre, d’un leader à l’autre, mais partout le bonheur reste fondamentalement l’objectif. Au Brésil, par exemple, nous avons trouvé un pays très différent du Bhoutan, tant du point de vue de sa taille que de son économie, de sa démographie, du fossé entre les plus riches et les plus pauvres.

 

Et le concept de BNB a séduit les pauvres mais aussi les plus nantis. Parmi ceux-ci, il y a une prise de conscience que la richesse ne donne pas la paix de l’esprit, que la prospérité ne donne pas à leurs enfants une vision de la vie soutenue par des valeurs humaines.

 

 

Dans nos pays industrialisés, suivre le BNB impliquerait, dans une certaine mesure, un retour en arrière ?

 

Le BNB ne promeut en aucune manière la pauvreté. Le BNB ne dit en aucune manière que les besoins et les désirs matériels doivent être rejetés. Le BNB reconnaît aussi que le PIB a son utilité en tant qu’indicateur. Mais ce n’est qu’une mesure de l’activité économique.

 

Le BNB suggère que les besoins des hommes ne sont pas uniquement économiques et matériels. Il y a d’autres besoins, de type psychologiques, spirituels et affectifs. Et un besoin ne doit pas dominer l’autre.

 

Par exemple, le PIB de la Californie a augmenté durant le procès d’O.J. Simpson, à cause des activités économiques que cela a suscité, spécialement dans le secteur de la publicité. Quand un crime est commis, quand une maison est brûlée, par exemple, cela génère beaucoup d’activité économique : l’implication des pompiers, les assurances, le chantier de reconstruction. Mais en fait, le bonheur, la paix, la stabilité ne sont pas créés.

 

A un niveau plus large, la croissance du PIB à tout prix conduit à de nombreux problèmes, dont la dégradation des ressources naturelles. Au Bhoutan, nous sommes directement confrontés aux impacts du réchauffement de la planète. L’Himalaya est très fragile. On peut voir clairement que nos montagnes perdent leur couverture neigeuse. Nos glaciers fondent de plus en plus vite, causant des crues.

 

Nous ne pouvons exploiter nos richesses sans fin. Ne serait-ce que pour les générations futures. C’est pourquoi, par exemple, nous avons introduit dans notre dernière déclaration de politique gouvernementale la notion d’équité inter-générationnelle.

 

Pourquoi avez-vous intitulé cet indicateur « Bonheur national Brut », et non « Bien-être national brut », par exemple. Pourquoi ce terme de « bonheur » ?

 

Si vous êtes en bonne santé, vous avez une maison confortable, vous avez suffisamment pour vivre, peut-être est-ce assez pour votre bien-être. Mais cela ne résout pas la question de votre état psychique et affectif. Le bien-être ne questionne pas cela alors que le bonheur le fait. Le BNB s’adresse aussi bien aux aspects pratiques que psychiques. Et il implique un état d’esprit actif, dans le lien avec les autres. On ne peut pas être heureux si l’entourage est malheureux.

 

Le bonheur n’a jamais vraiment été abordé par les scientifiques et par le monde académique car il est considéré comme une idée utopique. Mais il y a maintenant de plus en plus d’intérêt pour le BNB, car il est indispensable de disposer d’un paradigme de développement alternatif. C’est pourquoi nous avons développé un ensemble d’indicateurs qui nous donnent une évaluation de l’état de notre société et de ses individus.

 

Cela mesure des aspects classiques comme l’éducation, la santé, l’emploi, mais aussi des éléments plus complexes comme ce à quoi on consacre son temps, l’équilibre que l’on trouve entre travail et loisir, l’environnement, la vitalité de la communauté dans laquelle on vit.

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18 mai 2010

CPAS du bonheur

Catégorie Non classé

Les CPAS s’y mettent aussi. Ils veulent sortir de leur fonction Bancontact, selon l’expression de Bernard Antoine, secrétaire général du CPAS de Montigny-le-Tilleul et organisateur du congrès annuel de la fédération wallonne des secrétaires de CPAS. Ses propos ont été rapportés par le bi-mensuel d’informations sociales Alter Echos dans sa dernière mouture (www.alterechos.be).

Le congrès en question tentait effectivement de répondre à la question : “Comment concevoir des politiques sociales qui, au-delà de la lutte contre la pauvreté financière, prennent en considération le bien-être plus globalement ?”

Une interview de plus à programmer!

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11 mai 2010

Lancement du mouvement politique des Objecteurs de Croissance (vidéo)

Catégorie Vidéo

Lancement du mouvement des Objecteurs de Croissance (vidéo)

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4 mai 2010

Le bonheur, c’est à quel âge?

Catégorie Indicateurs

Age du bonheurSelon ce graphe extrait d’un article intitulé “Le bonheur attend-il le nombre des années?”, de Cédric Afsa et Vincent Marcus, on est sensiblement moins heureux entre 45 et 50 ans, et au top du bonheur à 65 ans!

Télécharger l’article : www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ref/FPORSOC08n.PDF

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27 avril 2010

Interview de Tim Jackson ce jeudi. Posez vos questions!

Catégorie Participez

Tim JacksonTim Jackson est professeur de développement durable, directeur du groupe de recherche “Lifestyles, Values and Environment” (RESOLVE) à l’université de Surrey (Grande-Bretagne) et rapporteur de la commission Développement durable du gouvernement britannique. Bref, une pointure en la matière, dont l’intérêt de la démarche est – entre autres – qu’elle ne se cantonne pas à la théorie et qu’elle ancre dans notre quotidien les réflexions en matière de décroissance.

Etopia, le service d’étude et d’éducation permanente du parti Ecolo, vient de traduire son livre et de le co-éditer avec De Boeck. Le livre, intitulé “Prospérité sans croissance” sera présenté ce jeudi lors d’une conférence que donne Tim Jackson à l’ULB (20h15, campus Solbosch, auditoire H2215).

Nous aurons l’occasion de l’interviewer avant sa conférence. Vous avez des questions à lui poser? Envoyez-les nous!

Infos :

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22 avril 2010

Lien social, ou prison sociale?

Catégorie Réflexion

Chaussures monastèreRetrouver le lien social : un des enjeux de notre société individualiste, selon de nombreux chercheurs, penseurs, militants,… Et un élément majeur à prendre en compte dans les indicateurs de richesse.

Au Bhoutan, le lien social est très fort. Il remplace même dans une certaine mesure la sécurité sociale. Tout le monde connaît tout le monde, on vit très proche, on dort encore souvent dans la même pièce, on entre et on sort de chez ses amis sans autre formalité que bonjour-au revoir.

Tout d’un coup m’apparaît une évidence: ce lien social que nous réclamons, nous avons oublié ce qu’il signifiait chez nous. Quelque chose comme l’esprit de village, la pression du regard des autres, des voisins proches et moins proches, la quasi impossibilité de bouger sans que tout le monde soit au courant, très peu de place pour l’intimité,…

Notre société, stigmatisée pour son individualisme, est-elle vraiment prête à “remettre du lien social”?

(photo : Fabienne Liénard)

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14 avril 2010

“High value, low impact”

Catégorie Au Bhoutan

 Himalaya

Le vol de Paro (aéroport international du Bhoutan) vers Delhi est un des plus beaux du monde. Il longe l’Himalaya! Voilà pour la photo sympa.

Nous voilà donc de retour du Bhoutan. Avec quelques jours de recul, je peux affirmer que ce qu’il se passe là-bas du point de vue de la gestion du pays est passionnant et tout-à-fait original. Les plus hauts responsables du pays – le Roi en premier lieu – ont su insufflé un élan pour une gestion différente de la chose publique, non strictement guidée par l’argent. L’esprit y est résolument positif et les Bhoutanais que nous avons rencontrés – certes parmi les plus au fait du Bonheur National Brut – sont véritablement portés par la mise en application de ce qui était encore il y a peu un concept abstrait.

“Nous pourrions appeler les grandes compagnies minières pour exploiter notre sous-sol, libéraliser le tourisme, exploiter beaucoup plus nos forêts, etc. Mais nous préférons nous développer modérément et tenir compte d’autres facteurs, comme la culture, l’environnement et le bien-être”, expliquent en substance les responsables interviewés. “High value, low impact!”, est le mot d’ordre adopté par tous.

Pour ce faire, le Bonheur National Brut est inscrit dans les institutions mêmes. Ainsi, l’équivalent de notre Bureau du Plan est devenu la Commission du BNB, qui a pour objectif de monitorer les décisions prises par le gouvernement de façon à s’assurer qu’elles ne vont pas à l’encontre du Bonheur, au sens bhoutanais du terme (j’y reviendrai).

Bien sûr, tout n’est pas rose. La pauvreté dépasse les 25%, il n’y a pas à proprement parler de sécurité sociale, la formation et le chômage restent des problèmes majeurs. Qu’on ne s’y trompe pas, on est bien dans un pays en voie de développement. Mais quel développement!

(photo : Fabienne Liénard)

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7 avril 2010

Le berceau du Bonheur National Brut

Catégorie Au Bhoutan

CBS

C’est au Center for Bhutan Studies qu’a été élaboré le Bonheur National Brut et qu’il continue d’être affiné. Car il s’agit bien d’un “work in progress” permanent, ainsi que le soulignent ses promoteurs.

Le Bonheur National Brut est constitué de quatre piliers (environnement, culture, développement économique et bonne gouvernance), de neuf domaines et de 72 indicateurs. Un indice composite synthétise l’ensemble.

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7 avril 2010

Allopathie vs. tradition

Catégorie Au Bhoutan

Hopital

A Timphu, il y a un hôpital “allopathique” et un hôpital “traditionnel”. Il reçoit de 250 à 350 patients par jour, soignés par des médications à base d’herbes récoltées pour 85% au Bhoutan, d’acupuncture ou d’autres méthodes ancestrales.

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