5 avril 2010

Rencontres aux sommets

Catégorie Au Bhoutan

 Ecoliers

Interview – imprévue et sous l’impulsion du ministère lui-même – avec le Secrétaire du Ministre des Affaires économiques. Puis rencontre – très attendue celle-là – avec le Premier Ministre, qui nous a réservé un accueil franc et chaleureux, au protocole léger mais impressionnant tout de même. Des journalistes des médias locaux ont assisté à la rencontre, pris des notes et des photos.

Je reviendrai plus tard, et de manière complète, dans des articles et dans le webdocumentaire, sur les réponses de ces deux personnalités. Un peu de temps est nécessaire pour décanter et prendre du recul. Ceci dit, si le discours était très construit, les réponses étaient franches. Elles marquent la longue et profonde réflexion qui sous-tend la mise en oeuvre concrète du Bonheur National Brut au Bhoutan.

Hier, c’est avec Françoise Pommaret que nous avons pu discuter, ainsi qu’avec Laurence Levaque, une des trois Belges qui habitent au Bhoutan.

Enfin, de retour vers notre hôtel, rencontre avec un groupe d’écoliers sur le chemin de leur maison. Adorables! (photo : Fabienne Liénard)

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5 avril 2010

N’oubliez pas le guide…

Catégorie Au Bhoutan

SonamClin d’oeil à notre guide, Sonam, qui nous est d’une précieuse aide. Au Bhoutan, les touristes ne peuvent circuler que dans le cadre de groupes accompagnés par un chauffeur et un guide. C’est un des aspects de la protection du pays contre le tourisme de masse. (photo : Fabienne Liénard)

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4 avril 2010

Différences culturelles…

Catégorie Au Bhoutan

Maison PhallusSi il y a bien une image clichée du Bhoutan, ce sont les phallus peints sur les façades des maisons. Ils éloignent le mauvais sort et sont gages de fertilité et de prospérité.

Photo : Fabienne Liénard

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3 avril 2010

Bouddhisme et sonnerie de GSM

Catégorie Au Bhoutan

Arrivée à Paro, l’aéroport international du Bhoutan. Le personnel au sol de Druk Air, la compagnie nationale bhoutanaise – la seule à desservir le pays – est vêtu de l’habit traditionnel. Par dessus, il porte les harnais fluo de sécurité.

Le Bhoutan, c’est ça aussi : un pays à la fois moderne et très attaché à ses racines culturelles profondes. Culture qui est farouchement préservée et entre dans l’évaluation du Bonheur National Brut.

Plus tard dans la journée, visite d’un monastère datant du 17e siècle. Une superbe forteresse dont une partie est consacrée à la pratique religieuse et l’autre – maintenant inutilisée – était réservée à l’administration publique.

Nous croisons plusieurs jeunes moines bouddhistes habillés de rouge. A l’intérieur, un prêtre entame une cérémonie. Sa voix grave entonne doucement un rituel. Il le rythme à l’aide d’une sorte de tambourin. Le lieu est solennel, il faut retirer ses chaussures et les photos sont interdites. L’exacte idée qu’on se fait d’un temple bouddhiste et des cérémonies qui s’y tiennent!

Quelques minutes plus tard, une sonnerie musicale de GSM, qui m’a l’air assez déjantée, résonne dans le temple. C’est le vieux prêtre, qui sort son téléphone de dessous sa toge!

Culture ancestrale et modernité!

Photo : Fabienne LiénardAéeroport de Paro

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31 mars 2010

Interview du Premier Ministre du Bhoutan. Posez vos questions!

Catégorie Participez

Interview lundi 5 avril à 14h de Jigme Thinley, premier ministre du Bhoutan. Objectif: connaître l’origine et l’esprit qui a présidé à la création du Bonheur National Brut, la façon dont il est mis en oeuvre dans les institutions bhoutanaises, son impact sur les différents aspects de la vie de la population et, enfin, dans quelle mesure une telle démarche pourrait être adaptée ailleurs, chez nous.

N’hésitez pas à envoyer vos questions!

Jigme Thinley, Premier Ministre du Bhoutan

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28 mars 2010

Rencontre avec Françoise Pommaret. Posez vos questions!

Catégorie Participez

Françoise Pommaret est une ethnologue française, chercheur au FNRS. Elle est l’auteur des rares guides de voyage qui ont été publiés en français sur le Bhoutan. Elle habite Timphu, la capitale, où je la rencontre le 4 avril prochain.

Objectif de l’interview: mieux connaître la société bhoutanaise, son fonctionnement, les aspirations des Bhoutanais. Et déterminer dans quelle mesure le Bonheur National Brut influe sur leur quotidien.

Vous avez des questions à lui poser? Envoyez-les moi!

“Bhoutan, forteresse bhouddique de l’Himalaya”, Françoise Pommaret

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9 mars 2010

Le Bonheur chez les Bretons

Catégorie Ressources

Forum LibéUn forum Bonheur organisé par Libé, les 26 et 27 mars prochain. Mais c’est à Rennes! Pas possible d’y aller. Par contre, le programme regorge de bonnes ressources.

http://www.liberation.fr/forumrennes.html

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7 mars 2010

Des pilotes sans boussole fiable

Catégorie Ressources

« L’adéquation des instruments actuels de mesure des performances économiques, notamment de ceux qui reposent uniquement sur le PIB, pose problème depuis longtemps. Ces préoccupations sont encore plus prononcées pour ce qui est de la pertinence de ces données en tant qu’outils de mesure du bien-être sociétal. »

« La crise actuelle nous apporte une leçon très importante : ceux qui s’efforcent de guider nos économies et nos sociétés sont dans la même situation que celle de pilotes qui chercheraient à maintenir un cap sans avoir de boussole fiable. »

Extraits du rapport de la Commission sur la Mesure des Performances Economiques et du Progrès Social, dit « rapport Stiglitz », commandé en février 2008 par le président français Nicolas Sarkozy.

www.stiglitz-sen-fitoussi.fr/documents/rapport_francais.pdf

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4 mars 2010

La croissance ne fait pas le bonheur

Catégorie Ressources

Un peu de théorie pour lancer ce blog…

« La croissance ne fait pas le bonheur. Les économistes le savent-ils ? » C’est ainsi que Isabelle Cassiers (professeur à la faculté des Sciences économiques de l’UCL) et Catherine Delain ont intitulé un article publié en mars 2006 dans la revue « Regards économiques ».

PIB - Satisfaction de vie

A la base de cet article, une idée simple et géniale : comparer l’évolution du PIB avec la progression de la satisfaction de vie. Pour la Belgique, le résultat est clair : sur le même graphe on obtient une courbe en hausse, celle de la croissance, et un série de points qui tracent une ligne descendante, la satisfaction de vie.

Notons que la satisfaction de vie est évaluée sur base d’enquêtes au cours desquelles on demande à un échantillon de la population de répondre à l’unique question : « êtes vous globalement satisfait de la vie que vous menez ? ». Les réponses peuvent s’échelonner de 1 à 4, c’est-à-dire de très insatisfait à très satisfait.

La richesse n’est donc pas tout, constate Isabelle Cassiers et Catherine Delain. Mais alors qu’est-ce qui fait notre bonheur, ou qu’est-ce qui fait notre malheur ?

Les auteurs de l’article pointent divers éléments qui viennent déforcer la satisfaction de vie :

-       les inégalités entre revenus : elles augmentent dans la plupart des pays de l’OCDE depuis les années 70’ ;

-       le chômage : un des objectifs de la croissance est la création d’emploi, hors depuis 30 ans on ne parvient pas à résorber le chômage ;

-       les problèmes de santé d’origine professionnelle, qui sont en forte progression ;

-       le lien social qui se dégrade de plus en plus. Le mode de vie (au sens de l’état civil) qui procure le plus de satisfaction est le mariage, suivi du célibat, de la cohabitation, du veuvage et du divorce. Mais nos sociétés produisent de moins en moins de mariage et de plus en plus de divorce ;

-       La bonne gouvernance et les institutions, dans lesquelles les populations ont de moins en moins confiance ;

-       L’environnement, qui se détériore.

Nous sacrifierions donc l’égalité sociale, la santé, le lien ou encore l’environnement à la croissance ?

Dans d’autres articles, Isabelle Cassiers – et elle n’est pas la seule – remet en cause le PIB comme outil de mesure de la richesse de notre société. Si cet indicateur avait du sens pour la gestion des comptabilités nationales au sortir de la deuxième guerre mondiale, il paraît aujourd’hui obsolète.

En effet, il ne mesure que des flux d’argent et ne tient pas compte d’une multitude d’éléments constitutifs de la richesse de notre société et de notre bien-être. Qu’il s’agisse de l’environnement, de l’égalité sociale, de la santé, du lien, etc.

De surcroît, des éléments qui contribuent à la croissance – comme par exemple la consommation de carburants pour des trajets en voiture qui pourraient être évités – nuisent au bien-être global, à l’environnement et à la santé en l’occurrence.

Mais alors qu’est-ce qui fait le bonheur ou, plutôt, le bien-être ? Et puis comment le mesurer ? Des indicateurs alternatifs existent : l’indice de développement humain, par exemple, du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Ou encore le Bonheur National Brut, que le roi du Bhoutan a mis sur pied à la fin des années septante.

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