31 août 2014

Comment Laurence Sénéchal a franchi la dernière case

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Kinshasa,
Laurence Sénéchal a enfin franchi la dernière case d’un jeu de Monopoly qui fut marqué par de faux espoirs et de vraies angoisses, par la solitude et la solidarité, l’amour maternel et un brin de déraison… La dernière case, celle que cette maman redoutait par-dessus tout s’est avérée la plus courte : après avoir enfin accepté, mardi, d’entrer dans la prison de Makala à Kinshasa, Mme Sénéchal a pu, samedi soir, reprendre un vol pour la Belgique et retrouver les siens, dont la fillette congolaise qui était rentrée sans elle en mai dernier et ne comprenait pas pourquoi le séjour de sa maman à Kinshasa se prolongeait.
Rappelons que Mme Sénéchal faisait partie d’un groupe de neuf parents qui avaient, le plus légalement du monde, adopté des enfants congolais mais qui, alors qu’ils se trouvaient déjà à Kinshasa en compagnie de leurs enfants, furent pris de court par le moratoire décidé par les autorités congolaises. Redoutant certains abus, ces dernières avaient décidé de suspendre provisoirement les adoptions internationales. Alors que les autres parents, non sans peine, se relayaient à Kinshasa, logés par l’ambassade en compagnie de leur enfant adoptif et fortement soutenus par Kathtryn Brahy, la déléguée de WBI, Mme Sénéchal tenta de « passer en force » et de faire embarquer sa fille sur un vol de Royal Air Maroc. Une tentative infructueuse qui lui valut d’être condamnée, en appel, à une peine de six mois de prison ferme, accusée de tentative d’enlèvement de… sa propre fille.
Victime d’un malaise au moment du verdict, la jeune femme fut hospitalisée dans une clinique privée à Mont Ngaliéma, qu’elle refusa de quitter, craignant les conditions d’un séjour en prison. De leur côté, les autorités congolaises firent preuve de fermeté, estimant que la peine devait être purgée puisque le délit avait été établi et jugé. Rappelant le principe de l’indépendance de la justice, elles laissaient aussi entendre que les nombreuses intercessions belges, diplomatiques ou ministérielles, risquaient d’entraîner un effet contre-productif…
Le week end dernier, à l’occasion d’un séjour au Congo, le professeur Eric David eut l’occasion de rencontrer son ancienne élève, qui n’était autre que la ministre congolaise de la Justice. Cet éminent juriste, spécialiste en droit international, s’employa lui aussi à plaider la cause de Mme Sénéchal, qui séjournait toujours à l’hôpital en tenue de prisonnière, avec deux policiers veillant sur sa chambre et signant un rapport quotidien. Finalement, la jeune femme, très amaigrie, accepta de franchir les grilles de Makala, avec l’assurance qu’une fois franchie cette dernière et indispensable étape, elle serait autorisée à rentrer en Belgique..
Les autorités congolaises tinrent parole et dans les délais convenus, la dernière des neuf parents adoptifs fut autorisée à quitter Kinshasa et à retrouver une petite fille qui, elle, avait pris de l’avance et déjà conquis le cœur du reste de la famille.

31 août 2014

L’avenir de Kabila divise… la majorité présidentielle

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Kinshasa,
Voici quelques semaines, inaugurant le complexe agro industriel de Bukanga Lonzo, le président Kabila nous déclarait «le meilleur discours, c’est le silence ». Il illustrait ainsi sa volonté de ne pas dévoiler ses intentions sur le sujet de l’heure : sera-t-il ou non candidat à sa propre succession lors de l’élection présidentielle de 2016 ?
Lors d’une réunion des partis membres de la majorité présidentielle, qui s’est tenue voici quelques jours dans la ferme que Kabila possède à Kingakati, proche de Kinshasa, le flou a été dissipé. Selon un compte rendu écrit de la rencontre, dont nous avons pu avoir connaissance, plusieurs points se dégagent : il est acquis qu’un nouveau gouvernement sera présenté lors de la prochaine rentrée parlementaire le 15 septembre prochain mais surtout, il apparaît que le projet du PPRD, le parti majoritaire au Parlement, de modifier la Constitution afin de prolonger ou de renouveler le mandat du président sortant, se heurte à de solides résistances émanant des formations alliées du pouvoir.
Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale et secrétaire général de la majorité présidentielle, a été clair dans les « éléments de langage » donnés aux troupes : « la majorité présidentielle dispose du meilleur projet de société et doit rester au pouvoir », « les dispositions de la constitution actuelle doivent être améliorées et pour tout changement, il faudra s’en référer au « souverain primaire » c’est-à-dire organiser un referendum constitutionnel. »
Soutenant cette ligne, le ministre des Communications Kin Kiey Mulumba, qui fut déjà aux affaires du temps de Mobutu et du RCD Goma, a rappelé, fort de son expérience personnelle qu’ « en politique, rien ne résiste, que tout est politique… »
Quant au président Kabila, haranguant ses troupes, il les a d’abord incitées à engranger des résultats : « on a encore trois ans, il faut travailler jour et nuit, éviter les distractions. Au lieu de parler des kilomètres de routes à construire, on préfère trop souvent faire des discours kilométriques… » Mais le « chef de chantier de la nation » a aussi relevé sa visière : « la question de rester au pouvoir ne se pose pas. C’est devenu une question de survie. On a encore besoin de stabilité dans ce pays. » Autrement dit, l’équipe actuelle et son chef de file comptent bien se donner les moyens de « rempiler » après 2016, en modifiant la Constitution et en appelant au verdict populaire sur ce sujet, ce qui pourrait conduire à une 4e république si la Constitution actuelle, rédigée puis ratifiée après les accords de paix de Sun City était jugée obsolète, enter autres parce que l’article 220 verrouille le mandat présidentiel limité à deux termes.
Cette option est loin de faire l’unanimité : sans surprise, l’opposition s’y oppose et compte organiser des manifestations populaires, mais surtout la majorité présidentielle est elle-même partagée. A Kingakati, de sérieux bémols se sont fait entendre, « seul le peuple peut déverrouiller la Constitution, il faut mener des enquêtes pour jauger l’état de l’opinion » a suggéré M. Bahati Luebo, Ministre du Travail tandis que le Katangais Banza Mukalay, Ministre des Sports mettait en garde : « il faut éviter une politique d’affrontement avec les puissances » faisant ainsi allusion aux déclarations musclées de l’émissaire américain Russ Feingold, qui avait désapprouvé toute modification de la Constitution et que le président Kabila dans son discours avait négligemment qualifié de « fonctionnaire de passage ici »….
Les critiques les plus lourdes sont venues du MSR, le Mouvement social pour le renouveau, un parti longtemps considéré comme plus proche encore de Kabila que le PPRD lui-même : il a été fondé avant les élections de 2006 par feu Samba Kaputo, l’ancien conseiller spécial du président et est aujourd’hui encore dirigé par Pierre Lumbi, qui conseille Kabila en matière de sécurité et fut le principal négociateur des contrats chinois. Mais surtout le MSR puise ses élus et ses cadres dans les forces vives de la nation : les membres de la société civile qui, au début des années 90 animèrent la conférence nationale souveraine, les nombreux militants de l’ombre qui, après la chute de Mobutu, refusèrent l’occupation étrangère et animèrent la résistance des provinces de l’Est. Ces hommes là ont souvent représenté les « bataillons secrets » de Kabila lui-même, en première ligne dans la lutte pour la souveraineté, le développement et la démocratisation du pays.
A Kingakati, ce sont des faits précis que le président du groupe parlementaire du MSR M. Bolengetenge a alignés : « le parti », a-t-il expliqué, « a consulté ses 26 fédérations à travers le pays dont 22 avaient organisé des conventions. Il est apparu que trois des fédérations approuvent l’idée d’un changement de la Constitution, que quatre d’entre elles considèrent que « la situation est difficile et que le pays risque de glisser vers les dispositions intangibles» tandis que 19 fédérations appellent au respect de la loi fondamentale actuelle et soulignent que le 23 octobre 2013 le président lui-même avait promis de rester fidèle à la lettre et à l’esprit de la Constitution. »
En conclusion, le député résume ainsi l’opinion de ses collègues : « on veut bien rester au pouvoir, mais il faut rester en phase avec la population et avec ceux qui sont au-delà de nos frontières. » (allusion à une diaspora largement hostile à toute réforme constitutionnelle et pour laquelle Kin Kiey Mulumba veut organiser des charters afin de mieux faire connaître la réalité du pays.)
La majorité présidentielle se trouve ainsi divisée entre deux perceptions différentes de l’opinion congolaise : les uns estiment que le bilan positif déjà engrangé (fin-relative- de la guerre à l’Est, modernisation du pays, développement des grands axes routiers, succès macro économiques etc..) ne peut que susciter la reconnaissance de la population, qui, lors du referendum constitutionnel, devrait soutenir le maintien au pouvoir d’une « équipe qui gagne ».
Les autres par contre mettent en garde contre le caractère explosif et polarisant d’une consultation qui, en définitive, se résumerait à une question essentielle : faut il modifier ou abolir la Constitution actuelle pour préserver le pouvoir d’un seul homme ? Et de rappeler que le texte actuel, certes imparfait et fruit de laborieux compromis, a eu le mérite de mettre fin à la guerre et représente toujours le socle de la paix civile…Le Congo est-il suffisamment solide et pacifié pour se permettre de déjà détruire ou de modifier les fondations actuelles ?
A Kingakati, mais aussi à tous les niveaux de l’opinion, le débat qu’il a lui-même suscité alimente désormais les « discours kilométriques » que dénonce le chef de l’Etat et il paralyse le travail sérieux…

26 août 2014

LLes Belges posent la première pierre de leur future ambassade au Congo

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Kinshasa

Le paradoxe a souvent été énoncé : c’est au Congo qu’il faut venir pour croire que la Belgique existe, représente encore quelque chose dans l’imaginaire, le sentiment et… les affaires.
La pose de la première pierre de la future ambassade de Belgique, en présence du ministre d’Etat Armand de Decker remplaçant Didier Reynders, a permis, une fois encore, de vérifier la pertinence de l’énoncé : alors que, depuis 1960, nos services diplomatiques et consulaires vivaient à l’étroit dans des locaux de plus en plus étriqués, que l’ambassade de Belgique, hérissée de grillages, ressemblait à une forteresse assiégée par une population déshéritée, c’est en 2012 que le Conseil des Ministres, titillé peut-être par les images de la nouvelle ambassade de France installée dans un immeuble superbement rénové à l’ancienne, a donné son feu vert au déménagement de la chancellerie.
Soutenu par le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders et par son conseiller Jean-Claude Fontenoy, le projet fut alors mis en chantier, avec une seule contrainte, ne pas dépasser une enveloppe de 10,5 millions d’euros et le consul Didier Vervaert reçu pour mission unique de faire atterrir l’ensemble.
Il apparut alors que la Belgique, ancienne puissance coloniale, disposait encore au Congo d’un patrimoine immobilier non négligeable et insuffisamment exploité, que la curatelle de la défunte Sabena possédait encore des terrains et des maisons qui pouvaient être achetés dans de bonnes conditions. C’est ainsi qu’un terrain de 1, 8 hectares, composé de huit parcelles, fut identifié en un endroit stratégique, visible de tous : au milieu du Boulevard du 30 juin, la colonne vertébrale de cette mégapole qu’est devenue Kinshasa. Depuis lors le mythique boulevard, la plus longue artère d’un seul tenant existant en Afrique, est devenue une autoroute à huit bandes. Les arbres centenaires ont été remplacés par des palmiers nains, mais des bus modernes circulent, les immeubles à étages, les vitrines abritant des commerces de prestige se succèdent et le soir, lorsque clignotent les néons et les feux de signalisation, on se prend à rêver des Champs Elysées et à oublier les mendiants et autres enfants des rues qui tentent encore de se glisser au milieu du flux des voitures…
Soucieux de ne pas obérer les fonds publics, les autorités réussirent une « opération blanche » : vendre des biens appartenant à l’Etat belge pour un montant presque équivalent au coût du terrain et de la construction de la nouvelle ambassade. Le Ministère des Finances se chargea ainsi de vendre des immeubles à Matadi, Nzongo Tolo, ainsi que l’ancienne chancellerie à Bukavu, le centre militaire Camac à Kinshasa, la Villa Joli Parc, les galeries présidentielles pour un montant total de 8. 545. millions d’euros tandis que l’appoint sera fourni par la mise en vente des derniers « bijoux de famille » à Goma, Matadi et Mbandaka.
Tant qu’à faire, autant innover :soucieux de loger dans de bonnes conditions le personnel de l’ambassade, les promoteurs du projet réussirent, ici aussi grâce à la curatelle de la Sabena, à acheter à proximité de la future chancellerie, 6 autres biens dont deux villas et un immeuble à appartements qui, après rénovation, pourront accueillir les futurs employés et diplomates. Les économies sur les frais de transport et d’autres locations devraient représenter quelque 500.000 euros par an. Invité à visiter ce chantier, lui aussi confié à l’entreprise Willemen qui a remporté un appel d’offres en bonne et due forme (après un recours déposé par Besix), Armand de Decker s’est émerveillé de l’ingéniosité des architectes de l’époque : hauts plafonds et vastes couloirs fournissant une ventilation naturelle, modernité des arches inspirés par le style Art deco… La rénovation d’aujourd’hui devra tenir compte de ce cachet unique de l’architecture des années 50, qui appartient au patrimoine de Kinshasa. Quant à la nouvelle ambassade, elle incarnera elle aussi l’innovation : des éléments de construction passive devraient permettre d’économiser 70% des coûts énergétiques. Deux « constructions passives » marqueront ainsi le patrimoine immobilier de la Belgique, l’une dans l’un des endroits les plus froids au monde, la station reine Elisabeth, et l’autre à Kinshasa, l’une des capitales les plus chaudes…La nouvelle ambassade accueillera aussi la représentation des Pays Bas, représentant ainsi l’une des premières missions diplomatiques de l’ancien Benelux…Paradoxalement, l’orateur hollandais, en cette journée qui devait symboliser la nouvelle alliance belgo néerlandaise, choisit de rappeler, assez lourdement, que, 200 ans avant Stanley, c’est un navigateur hollandais qui,n le premier, remonta le fleuve Congo et le “découvrit”…
Hymnes nationaux belge, hollandais, congolais et européen, rassemblement de tous les « amis congolais » des deux pays : la pose de la première pierre de la future chancellerie fut l’occasion d’une belle cérémonie arrosée par de la bière hollandaise ( la meilleure chose jamais produite par nos voisins du Nord” devait assurer un officiel belge…)et des cuberdons tricolores belges. Est-ce sous les tropiques que les Etats nations européens réussissent encore à affirmer leur identité?

26 août 2014

Kigali: des arrestations frappent le “premier cercle”

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Qui sera le suivant ? Malgré la discrétion de rigueur et le contrôle des communications, une certaine inquiétude se manifeste au Rwanda dans les cercles les plus proches du pouvoir, après l’arrestation de trois hauts responsables militaires : l’ancien chef de la garde présidentielle le colonel Tom Byabagamba a été arrêté, accusé de crimes contre la sécurité de l’Etat. Cet officier d’active avait exercé de hautes fonctions au sein de l’état major de la mission de l’O NU au Sud Soudan. Dans le même temps, deux officiers à la retraite, le général Frank Rusagara et le capitaine David Kabuye ont également été arrêtés. Il s’agît de personnalités importantes, appartenant au premier cercle autour du chef de l’Etat : le général Rusagara, auteur d’une histoire très documentée de l’armée rwandaise et fut directeur de l’Ecole militaire du Rwanda tandis que David Kabuye est le mari de Rose Kabuye, un personnage de légende au pays des mille collines : combattante au sein de l’armée patriotique rwandaise où elle obtint le grade de major, Rose Kabuye qui fut maire de Kigali est surtout connue pour avoir accepté d’être incarcérée en Allemagne à la suite des mandats d’arrêt délivrés par le juge Bruguière contre neuf hauts dirigeants rwandais accusés d’avoir abattu l’avion du président Habyarimana. La détention de Rose Kabuye permit à ses avocats d’avoir accès au dossier Bruguière et de démonter, pièce par pièce, l’inanité des charges accumulées par cette instruction très politique. L fait d’être considérée comme une héroïne n’empêcha pas Rose Kabuye d’être par la suite d’être démise de ses fonctions de chef du protocole du président Kagame et de se retrouver, ainsi que ses proches, dans le collimateur…
Les arrestations actuelles frappent le cercle le plus étroit, le plus secret du FPR, celui des réfugiés ayant grandi dans les camps d’Ouganda et entrepris la lutte armée aux côtés de Paul Kagame, un cercle considéré comme le cœur même du pouvoir rwandais. C’est à ce premier cercle aussi qu’appartenait Patrick Karegeya, ancien chef des services secrets, assassiné le 31 décembre dernier à Johannesbourg. On devait apprendre par la suite que Karegeya, passé à l’opposition en même temps que le général Kayumba Nyamwasa (qui a échappé à deux tentatives d’assassinat..) avait consigné tous ses contacts sur trois téléphones portables, des appareils qui furent emportés par ses assassins. Les contacts qui s’y trouvaient expliquent ils la disgrâce puis l’arrestation de plusieurs hauts dignitaires du régime ?
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26 août 2014

Face à Ebola, BRussels Airlines tient bon

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A Kinshasa, Bernard Gustin, le patron de Brussels Airlines enchaîne les réunions. Le Congo en effet a préféré solliciter l’expertise d’Air France pour l’aider à développer Congo Airlines, la future compagnie nationale. Mais Gustin, qui continue à se battre, estime que rien n’est encore définitivement perdu et que sa société garde ses chances de revenir sur le marché.
Cependant, dans l’immédiat c’est une autre urgence qui le mobilise : dans le nord ouest du Congo, dans la province de l’Equateur, des cas de fièvre d’Ebola ont été repérés et il s’agît désormais d’endiguer tout mouvement de panique.
« Nos précautions sont maximales » répète Bernatrd Gustin » « tous nos vols vers le Congo sont maintenus et nous estimons qu’il n’y a aucun risque. Si par malheur nous devions être amenés, à notre insu, à transporter un cas suspect, nous arrêterions tout, immédiatement, mais on est loin d’une telle hypothèse. »
Une même évaluation des risques, sérieuse et constante (toutes les heures, pays par pays) permet à Brussels Airlines de poursuivre ses vols sur le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée, les trois pays les plus touchés par Ebola.
Cependant, les équipages ne font plus à Monrovia qu’une brève escale et ne passent plus la nuit dans la capitale du Liberia, même si à bord des appareils de la compagnie une brochure célèbre encore les charmes de «l’étonnante Monrovia ».
« Les précautions sont rigoureuses » répète Bernard Gustin « et jusqu’à présent nous maintenons les connections. Nous devons cependant tenir compte d’un élément neuf, le fait que le Sénégal a fermé sa frontière avec la Guinée, redoutant un afflux incontrôlable de personnes en proie à la panique… »
Les membres du personnel de la compagnie belge ne sont cependant pas obligés de voler vers ces destinations problématiques : «en aéronautique, il existe une disposition « no fit to fly », incapacité de voler, qui peut être activée sans entraîner de sanction et ceux qui se sentent réellement mal à l’aise peuvent invoquer ce droit… »
A ce stade donc, Brussels Airlines, l’un des principaux opérateurs en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, tient, comme Air France, à garder les liaisons avec les pays touchés par Ebola tout en insistant sur une vigilance maximale.

26 août 2014

Des groupes rebelles qui menacent encore la paix dans l’Est du Congo

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Même si le président Kabila assure que la paix a été rétablie sur l’ensemble du territoire congolais et que la reconstruction du pays peut se poursuivre à marches forcées, dans l’Est la situation demeure très fragile et les acquis de la victoire militaire, remportée en novembre 2013 contre les rebelles tutsis du M23, ne sont pas encore définitivement consolidés.
En effet, le sort des combattants du M23 est loin d’être réglé : 1700 d’entre eux sont toujours cantonnés en Ouganda, exigeant de bénéficier de la loi d’amnistie leur permettant de rentrer au pays sans être inquiétés, et 600 autres se trouvent au Rwanda, partageant la même exigence. Même si, aux yeux des observateurs les chiffres cités semblent excessifs ( eu égard aux pertes subies lors des batailles qui se déroulèrent au Nord Kivu) la seule existence de ces centaines de combattants expérimentés et déterminés demeure une menace pour l’armée congolaise, malgré les progrès de cette dernière en termes de formation et d’armement…
En outre, la principale raison qui avait (en théorie) présidé à la naissance du M23, à savoir la nécessité de lutter contre les rebelles hutus des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda) et de les empêcher de menacer Kigali est toujours d’actualité : 1500 rebelles hutus sont toujours présents dans l’est du Congo et l’offensive qui devait définitivement les mettre hors d’état de nuire… n’a toujours pas commencé !
Comment ne pas se rappeler du fait qu’au lendemain de la victoire remportée contre le M23, les promesses n’avaient pas manqué : tant l’armée congolaise que le force des Nations unies (Monusco) et la Brigade d’intervention africaine forte de 3000 homme venus d’Afrique du Sud, de Tanzanie et du Malawi avaient répété que, compte tenu des soucis sécuritaires du Rwanda, priorité absolue serait donnée à la neutralisation des FDLR.
Ce fut loin d’être le cas : avec succès, les forces conjointes, congolaises et onusienne, s’en prirent aux rebelles ougandais ADF Nalu qui furent chassés du territoire, plusieurs groupes armés congolais furent efficacement traqués et des centaines d’hommes acceptèrent de rendre les armes. Ce qui ne signifie pas pour autant que la question soit réglée : leur cantonnement dans des camps de démobilisés s’opère dans des conditions déplorables et de nombreuses désertions sont enregistrées…
Quant aux FDLR, considérés comme les plus dangereux, les plus nuisibles des groupes armés (et rendus responsables entre autres de la prolifération des violences sexuelles), ils ont bénéficié d’inquiétantes temporisations : les autorités congolaises assurant qu’elles privilégiaient l’option pacifique, leur ont octroyé plusieurs délais de grâce, espérant que le désarmement serait volontaire…
Des camps de regroupement ont ainsi été ouverts au Sud Kivu, près de Kaniola, et au Nord Kivu près de Kanyabayonga, afin que les démobilisés puissent y attendre leur transfert vers d’autres provinces, l’Equateur ou Kisangani avant, éventuellement, leur accueil dans des pays tiers. Mais rien ne s’est passé comme prévu : il est apparu que, parmi les centaines de démobilisés ayant accepté de rendre les armes les chefs étaient absents. En outre, cantonnés au sein même des populations du Kivu, qu’ils ont terrorisées durant deux décennies, les combattants rwandais ont refusé de se rendre dans d’autres provinces plus éloignées de la frontière, arguant, entre autres, de l’hostilité des populations locales. Il est vrai que la société civile de l’Equateur et de la Province orientale a protesté haut et fort contre la venue des ces hommes précédés d’une exécrable réputation…
Et enfin, leurs porte parole ont défié Martin Kobler, le chef de la Monusco, n’hésitant pas à poser comme préalable l’ouverture de l’espace politique au Rwanda et un dialogue avec Kigali, ce que les autorités rwandaises refusent avec constance.
Autrement dit, l’opération « désarmement volontaire » semble bel et bien bloquée. Reste à savoir si les forces gouvernementales et la Monusco auront le courage de passer au plan B : décider d’opérations militaires contre des hommes, qui, après deux décennies de violence, sont des combattants aguerris qui, en plus, connaissent parfaitement le terrain et disposent de nombreuses relations au sein de l’ armée congolaise…

24 août 2014

La Belgique institutionnelle intrigue la francophonie

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Dans les couloirs de l’Organisation internationale de la francophonie, les changements institutionnels de la Belgique ne passent pas inaperçus et l’on perçoit une certaine inquiétude : la Belgique fédérale se détournera-t-elle de l’organisation, dont elle est l’un des membres fondateurs, au profit de la seule Fédération Wallonie Bruxelles et de son exécutif Wallonie Bruxelles International ? Jusqu’à présent en effet, la représentation belge aux sommets de l’organisation avait toujours été double : représentation fédérale d’un côté, incarnée par le Premier Ministre ou le ministre des Affaires étrangères, entité fédérée Wallonie Bruxelles de l’autre, incarnée par son ministre président…
Qu’en sera-t-il demain ? Du côté des Affaires étrangères, on juge cette inquiétude prématurée, puisque le nouveau titulaire du poste ministériel n’est pas encore désigné. Si Didier Reynders demeure en fonction, il n’y aura sans doute que peu de changements. En revanche, si un membre de la NVA devait accéder à la fonction, il est probable qu’il accorderait moins d’intérêt encore à l’institution francophone, se défaussant entièrement sur Wallonie Bruxelles International et sa nouvelle « patronne » Mme Delcominette, qui a remplacé Philippe Swinnen.
Mais pouvait on déjà faire moins que le gouvernement sortant dirigé par Elio di Rupo ? Alors que tous les premiers ministres flamands successifs avaient tenu à être présents lors des sommets de la francophonie, M. Di Rupo, -un francophone- refusa, voici deux ans, de se rendre à Kinshasa, arguant qu’à la veille des élections communales, sa présence était requise dans sa bonne ville de Mons. En outre, l’Etat fédéral n’a jamais contribué au budget de la francophonie : c’est la fédération Wallonie Bruxelles qui, dès la naissance, en 1970, de l’ACCT (Agence pour la Coopération culturelle et technique, devenue Organisation internationale de la francophonie, a payé la totalité d’une cotisation calculée au prorata de la population du pays tout entier.
Roger Dehaybe, qui fut longtemps secrétaire général de l’Agence internationale de la francophonie (chargée de l’exécution des programmes) estime cependant que malgré la non contribution financière (« un vrai scandale ») il était important que la représentation belge soit double : « la présence simultanée, et en bonne entente, du Premier Ministre et du ministre président de la Fédération Wallonie Bruxelles avait un effet didactique, elle permettait d’expliquer à nos interlocuteurs, en bilatéral, comment fonctionnait le système belge et j’espère que cela continuera ainsi… ».
A l’heure où se prépare déjà le prochain sommet bisannuel qui aura lieu en novembre à Dakar, la francophonie se soucie surtout de la succession du président sortant, le Sénégalais Abdou Diouf. Faudra-t-il opérer le choix parmi les anciens présidents sortants, africains de préférence, privilégier une personnalité forte, comme l’Egyptien Boutros Boutros Ghali ou Abdou Diouf, ou désigner un homme de terrain ? Toutes les options sont encore ouvertes : l’ancien gouverneur du Canada Michaëlle Jean, originaire de Haïti, croit en ses chances mais se heurte aux réticences de la France, le nom de plusieurs Africains est cité, l’ancien président du Burundi Pierre Buyoya (bloqué par le Canada et la Suisse) l’ancien ministre du Congo Brazzaville et intellectuel de renom Henri Lopes (qui souffre du handicap de l’âge), l’ancien et éphémère président du Mali Diancounda Traoré…Un outsider risque de représenter l’élément neuf, l’ouverture sur l’Océan Indien : Jean-Claude de l’Estrac, ex ministre des Affaires étrangères de l’île Maurice et ancien journaliste. S’inspirant de l’exemple de son pays, il aurait une vraie vision du rôle que pourrait jouer une francophonie plurielle et démocratique…

24 août 2014

La Belgique face aux échéances congolaises

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Se préparant à un destin européen et lorgnant soit sur les Finances soir sur les Affaires extérieures, Didier Reynders, in extremis, a renoncé à se rendre à Kinshasa. Il a été remplacé au pied levé par « son » bourgmestre, Armand de Decker, qui, comme ancien président du Sénat et ministre d’Etat, jouit d’une longue expérience internationale et est très connu au Congo.
Officiellement, l’objectif du voyage est de poser, enfin, la première pierre de la future ambassade de Belgique, très bien située au milieu du Boulevard du 30 juin et qui sera partagée avec les Pays Bas.
Cependant, durant les trois jours qu’il passera dans la capitale congolaise, M. de Decker ne manquera pas d’être interrogé sur la question de l’heure, qui agite depuis des semaines le microcosme politique : quel sera le destin, en 2016, du président Kabila, qui, d’après la Constitution, ne peut pas exercer un troisième mandat ?
Sur le plan des principes, la position de la Belgique a déjà été plusieurs fois exprimée, entre autres par le Ministre de la Coopération Jean-Pascal Labille lors de ses différentes visites à Kinshasa : « il n’est pas correct de modifier les règles du jeu pendant la partie »… Autrement dit, une modification de la Constitution avant la fin du deuxième mandat présidentiel serait mal perçue. Les Belges, comme les autres partenaires occidentaux, souhaiteraient aussi que Kinshasa communique avec plus de clarté le calendrier global de tous les scrutins à venir ainsi que leur mode de financement.
En effet, tout est lié : aujourd’hui déjà, les observateurs voient mal comment la RDC peut-être prête, financièrement et techniquement, à organiser des élections présidentielles dans les délais prévus en 2016, compte tenu du fait que ce scrutin devrait être précédé d’autres élections, au niveau local et provincial, afin de conforter, enfin, les bases de la pyramide démocratique. Un recensement général est également prévu, exercice important certes, mais coûteux et qui pourrait bien engloutir les fonds mis à la disposition de la CENI (Commission électorale indépendante, dirigée par l’abbé Malu Malu, plus contesté que lors des premières élections de 2006).
A l’impossible nul n’étant tenu, des difficultés de financement et d’organisation matérielle pourraient être invoquées pour retarder l’échéance des présidentielles. Mais s’agirait il d’un report de quelques mois, de quelques années, ou d’un troisième mandat qui ne dirait pas son nom ? Tout le monde se pose la question…
D’autres hypothèses agitent l’opinion congolaise : pourrait on voir apparaître un scénario « à la Poutine » par lequel le chef de l’Etat s’effacerait au profit d’une personnalité de confiance, appartenant à sa majorité et appliquant sa politique, ce qui permettrait peut-être l’émergence d’une personnalité issue de sa famille biologique (le nom de la sœur jumelle du président, Jaynet, est parfois cité). Ce « clone » du président actuel prendrait alors la relève sans que le pouvoir change réellement de mains, et son occupation légale du pouvoir permettrait même le retour, que l’on espère triomphant, de Kabila lors de l’échéance suivante…. Ce dernier, qui n’a jamais que 43 ans, a le temps de voir venir…Mais l’entourloupe serait-elle pour autant acceptée par l’opinion ?
D’autres membres éminents de la majorité présidentielle, comme Evariste Boshab, secrétaire général du PPRD, n’hésitent pas à évoquer une modification de l’article 220 de la Constitution, qui ouvrirait franchement la voie à un troisième mandat du président sortant. Mais même si cette idée ne fait pas l’unanimité au sein du parti, le débat n’est pas réellement ouvert et les partisans du respect absolu de la Constitution, qui estiment qu’il est plus important de sauvegarder le système démocratique que préserver un individu, gardent profil bas pour l’instant.
L’incertitude est d’autant plus vive que l’intéressé lui-même garde le secret absolu sur ses intentions, assurant qu’il préfère demeurer concentré sur les échéances de l’heure, la reconstruction et la modernisation du pays. Sa pacification aussi : à l’Est rien n’est réellement acquis, aussi longtemps que les rebelles hutus des FDLR ne sont pas désarmés et que le M23, les rebelles tutsis vaincus en novembre 2013 ne sont pas rentrés dans le rang à la faveur de la loi d’amnistie. Or les FDLR refusent jusqu’à présent de se rendre à Kisangani où ils devraient être cantonnés et d’où ils pourraient être envoyés vers un pays tiers tandis que les hommes du M23 restent l’arme au pied dans leurs pays d’accueil provisoire, à raison de 600 hommes au Rwanda et de 1700 en Ouganda. Ces incertitudes à propos de la question sécuritaire apportent des arguments à ceux qui plaident envers la prolongation du président Kabila, avançant, comme le président de l’Assemblée Aubin Minaku, qu’il est le seul à maîtriser parfaitement l’équation militaire et que son départ, avant une pacification totale, serait lourd de danger.
S’il entend de tels arguments, Armand de Decker, un « vieux de la vieille », se rappellera peut-être que du temps de Mobutu déjà, de tels raisonnements avaient cours : il fallait, disait-on alors, choisir entre Mobutu (une valeur sûre, un homme que tous connaissaient…)et le chaos.
Finalement, le Congo, alors Zaïre, eut droit à la fois un Mobutu qui s’accrochait au pouvoir et au chaos qui suivit son départ…

15 août 2014

“Kabila désir” une initiative destinée à séduire la diaspora

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Pourquoi donc le ministre congolais des postes, télécommunications et nouvelles technologies a-t-il choisi Bruxelles pour lancer une association énigmatiquement appelée « Kabila désir » ? Tout simplement parce que, dit-il « c’est depuis Bruxelles, bastion d’une diaspora importante et très politique, que l’on assiste à un « déferlement de mensonges ». Pour Kin-Kiey Mulumba, « le fossé est immense entre la perception que véhiculent les Congolais résidant à l’étranger (en Belgique, mais aussi en France, en Grande Bretagne, au Canada…) et la réalité d’un pays qui change et se développe à une vitesse surprenante. » Et de citer les réalisations les plus marquantes du gouvernement auquel il appartient : « les voies rapides, à huit bandes, qui traversent Kinshasa, les nouveaux bus qui font la navette entre le centre ville et les quartiers périphériques, les cités nouvelles et bâtiments neufs qui sortent de terre comme des champignons, le grand projet agro-industriel de Bukanga Lonzo qui approvisionnera la capitale en vivres frais. Sans oublier les chiffres magiques d’une croissance économique de 8,8% et d’une inflation réduite à zéro. » Le ministre n’oublie pas non plus de prêcher pour sa propre chapelle : « depuis le point d’atterrage de la fibre optique, ouvert à Moanda, 700 km de câbles ont été tirés jusque Kinshasa et le reste du pays va suivre, la 3G est une réalité dans la capitale, la 4 G va suivre, le pays est destiné à devenir un « hub » de communications pour tout le continent.. »
Bref, le Congo est bien entré dans la « révolution de la modernité » chère au président Kabila et les seuls à ne pas s’apercevoir du changement, ou à refuser d’en prendre acte seraient les Congolais de la diaspora… En réalité, au vu des manifestants qui se dirigeaient vers l’ambassade de la RDC à Bruxelles mais en furent dissuadés par un important dispositif policier, les soucis des « combattants » sont plutôt d’ordre politique : deux ans avant l’échéance électorale, prévue pour 2016, ils entendent bien veiller à ce que le prescrit de la Constitution soit respecté et que le président Kabila, dont le deuxième et dernier mandat va se terminer, soit dissuadé de se représenter. Ce souci rejoint d’ailleurs celui de nombreux acteurs nationaux : l’Eglise catholique, les partis d’opposition, de larges pans de la société civile.
Le ministre Kin Kiey ne veut pas s’inscrire dans un tel débat : son souci est seulement celui de la vérité :« reconnaître les réalisations du gouvernement, mettant en œuvre la vision du chef de l’Etat qui souhaite voir apparaître au plus vite un Congo émergent, sorti de la pauvreté.. » Dénonçant l’ignorance, ou l’aveuglement d’une diaspora très combative, le ministre se dit prêt à organiser des « charters pour Congolais de l’étranger » afin qu’ils se rendent compte de visu des progrès réalisés et retrouvent au pays ceux de leurs compatriotes qui ont déjà franchi le cap et amorcé un retour définitif. Mais malgré ces bonnes intentions immédiates, le nom de l’initiative, « Kabila désir » demeure ambigu : comment ne pas croire qu’il s’agît, aujourd’hui déjà, de susciter un « désir » qui devrait s’exprimer pleinement durant les deux années qui séparent le Congo de l’échéance électorale ?

12 août 2014

Etienne Tshisekedi attendu en Belgique pour examens médicaux

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Affaibli certes par une forte grippe contractée en ces temps de saison sèche, mais pas mourant, Etienne Tshisekedi se prépare à embarquer pour la Belgique où il devrait arriver d’ici la fin de cette semaine par vol régulier…Ces précisions nous ont été données par Me Mukendi, bâtonnier à Kinshasa et proche de l’UDPS, au sortir d’une réunion à Limete où il s’était entretenu avec l’ « opposant historique » et avec sa famille. D’après Me Mukendi, il y a longtemps que M. Tshisekedi avait l’intention de se rendre en Belgique, en compagnie de son épouse « Maman Marthe », pour y passer une série d’examens médicaux, comme il l’avait déjà fait voici trois ans à l’occasion d’un séjour prolongé. « Les documents sont en ordre, le départ est imminent » nous précise Me Mukendi, qui dément avec humour l’arrivée d’un avion médicalisé qui opérerait une évacuation sanitaire de l’ancien candidat à l’élection présidentielle: « cela n’a pas été demandé et je ne vois pas qui pourrait nous payer cela… »
Depuis des mois, la santé de M. Tshisekedi, qui se considère toujours comme le véritable vainqueur de l’élection présidentielle de 2011, fait l’objet de rumeurs, nourries par son absence de la scène publique mais Me Mukendi met en garde contre toute spéculation : « il ne faut pas tomber dans une guerre médiatique, ce voyage était prévu de longue date… »