28 septembre 2006

KInshasa se propose d’accueillir le sommet de la francophonie en 2010

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 « La francophonie nous doit un sommet…En 1990, pour cause de turbulences politiques, la rencontre de Kinshasa avait été annulée et le sommet s’était tenu à Paris, au Palais de Chaillot.More... Cette fois nous sommes candidats pour accueillir la francophonie en 2010. » lire la suite

28 septembre 2006

Francophonie. La famille s’agrandit,les Africains s’inquiètent

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 Gabriella, qui a passé en français sa licence en sciences politiques, accueille les délégués de la francophonie avec un large sourire : «  hier notre entrée dans l’Europe a été acceptée, et aujourd’hui c’est la famille francophone qui débarque. » lire la suite

26 septembre 2006

Nouvel exercice de logique congolaise

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Le parti de Tshisekedi, est à nouveau au centre du jeu politique. Samedi, il semblait que les jeux étaient faits, qu’une alliance avait été conclue entre Jean-Pierre Bemba, qui se réclame ouvertement du mobutisme, et l’UDPS, qui s’enorgueillit d’avoir été le premier parti à défier ouvertement la dictature.  More...Or depuis lors, les cadres du parti ont fait savoir que rien n’était fait, et qu’en réalité, l’UDPS récusant l’ensemble du processus, refusait de choisir. Cela signifie-t-il que le parti souhaite toujours demeurer à l’écart des institutions, au risque d’une marginalisation définitive ?
Probablement pas, à moins d’imaginer que la plus ancienne formation de l’opposition soit réellement candidate au suicide politique.
En réalité, si les émissaires se succèdent à Limete et si les amis étrangers, dont le PS belge, reprennent leurs bâtons de médiateurs (ou plutôt leurs cellullaires) c’est parce que chacun spécule sur les 7 millions d’électeurs, dont trois ou quatre millions de Kasaïens qui n’auraient pas voté au premier tour et pourraient bouleverser la donne au deuxième. Et tous de faire comme si ces « électeurs » introuvables étaient la base de l’UDPS, qui après s’être abstenue au premier tour, jouerait un rôle décicif au deuxième.
C’est oublier un point qui n’est pas un détail :  lors de l’enrôlement des électeurs, organisé l’an dernier, M. Tshisekedi avait enjoint aux partisans de son parti de refuser de se faire enregistrer sur les listes électorales et, selon toutes apparences, cette consigne avait été suivie dans le Kasaï. Par la suite, lorsque le président de l’UDPS donna la consigne de voter non au referendum, c’est à peine si on osa lui rappeler qu’en principe, ses militants s’étaient auto exclus de la concertation.
Par la suite cependant, lorsqu’au début de cette année, l’UDPS sembla vouloir rejoindre le processus, l’une des conditions posées fut la réouverture des bureaux d’enregistrement, afin que les exclus puissent venir, in extremis, rechercher leur carte d’électeur. Et lorsque la Commission électorale indépendante,  avançant des raisons techniques, refusa d’ouvrir les bureaux d’inscription, beaucoup regrettèrent cette mise à l’écart  des partisans de l’UDPS…
Mais aujourd’hui, on spécule sur leur vote lors du deuxième tour ! Alors de deux choses l’une : ou bien les adeptes de Tshisekedi ont suivi ses consignes, et ne s’étant pas inscrits, ne peuvent voter et n’emporteront aucune décision. Ou bien, désobéissant aux injonctions, il se sont enrôlés malgré tout. Dans ce cas,  les exigences posées en janvier étaient du cinéma et surtout, puisque ces indociles ont désobéi une fois à leur leader, qui peut être sûr que, lors du deuxième tour des présidentielles, ils respecteront les consignes de vote, quelles qu’elles soient ?
 

26 septembre 2006

L’UDPS refuse de choisir entre Kabila et Bemba

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[Les  apparences sont trompeuses:lors des manifestations de la diaspora, les militants de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) se retrouvent souvent à côté des partisans de Jean-Pierre Bemba, brandissant le thème de la congolité. Et samedi dernier, lors du lancement de la plate forme de Jean-Pierre Bemba, l’Union pour la nation, deux cadres du parti, proches de M. Tshisekedi, se sont retrouvés à la Foire internationale de Kinshasa, augurant d’une future alliance. lire la suite

25 septembre 2006

Nzanga Mobutu: priorité à l’unité du pays

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Des fossettes, un regard vif caché derrière une lourde monture : Nzanga Mobutu, à 36 ans, rappelle son père au temps où il incarnait les espérances du Congo. Comme lui d’ailleurs, il refuse  les clivages régionaux et ethniques, récuse le thème de la « congolité » et donne la priorité à la réconciliation nationale. More...More...Les électeurs ont été sensibles au programme de son parti, l’Udemo, qui a envoyé 9 députés à l ‘Assemblée.
Aujourd’hui, au grand dam de son beau-frère Jean-Pierre Bemba (son épouse est la sœur du chairman du MLC) Nzanga Mobutu a conclu ses négociations avec l’Alliance pour une majorité présidentielle, rassemblée autour du président Kabila. Cet apport, ajouté à celui du Parti lumumbiste unifié d’Antoine Gizenga et de ses 34 députés, constitue l’ossature d’une solide majorité parlementaire, dépassant  largement les 250 sièges requis. Nzanga Mobutu, qui a étudié et vécu en Belgique, tient à rappeler ce qu’est une coalition : « nous ne faisons pas partie de l’AMP, nous  avons simplement conclu avec l’Alliance un accord de gouvernement, sous réserve que les points importants de notre programme soient pris en compte. Pour nous, la politique, c’est l’art du compromis, il importe, à l’aube de cette nouvelle période qui s’ouvre au Congo, de dépasser les blessures, de rassembler les grands courants historiques. »
En souriant, Nzanga Mobutu récuse les accusations de « trahison » qui lui sont adressées, « trahison » par rapport à son beau-frère Bemba, « trahison » par rapport à sa province de l’Equateur : « je suis fidèle à l’exemple de mon père, qui a toujours voulu transcender les clivages régionaux, gouverner avec tout le monde. Dans mon enfance, jamais mon père ne m’a interrogé sur l’origine ethnique ou régionale de mes amis, chez nous, la «congolité » cela n’existait pas. Et à ceux qui  contestent la nationalité congolaise du président Kabila, je réponds seulement qu’ils auraient du poser cette question lors des accords de Sun City, aujourd’hui il est trop tard… »
S’il a rallié la coalition qui demain sera majoritaire à l’Assemblée c’est, dit-il,  « parce que j’ai le sentiment qu’elle offre la meilleure opportunité pour le Congo, nous nous trouvons à un moment historique, celui de la démocratie, de l’équilibre des pouvoirs, qu’il ne s’agît pas de manquer. J’ai le sentiment que notre accord, qui réunit tous les grands courants de notre pays (ndlr.Gizenga le lumumbiste, le fils de l’ancien président Mobutu, celui du défunt  président Kabila) est de nature à rassurer la population. » 
Au programme de l’Udemo, les priorités ne manquent pas : « créer une armée où la qualité compte plus que le nombre, afin que les soldats trop nombreux et pas assez payés ne représentent plus une menace pour les citoyens, mettre en place une justice indépendante, rétablir l’enseignement primaire et secondaire. Nous devons aussi rendre la priorité à l’agriculture, ne pas tout miser sur les ressources minières. Sauvegarder l’écologie : je me souviens que mon père a été l’un des premiers dirigeants à créer de grandes parcs, des réserves naturelles afin de sauvegarder la biodiversité. » Constatant que c’est depuis le début des années 90 que le Congo s’affaiblit et dérive, Nzanga Mobutu veut rétablir l’autorité de l’Etat, remettre en place une administration crédible. Même s’il souhaite participer personnellement à ce travail de reconstruction, il refuse de se prononcer sur la tâche qui aurait sa préférence « ce ne sont pas les postes qui comptent, mais les programmes. Notre génération doit créer une nouvelle culture politique… »
Refusant de s’étendre sur le « cas » Bemba, Nzanga Mobutu se contente de rappeler que « durant toutes les années où le MLC était installé à Gbadolite, la ville de la famille Mobutu, jamais ne n’ai été autorisé à m’y rendre. »
Mais lors d’une visite récente, le cadet de la famille de l’ancien président a été atterré par la dégradation de l’ancienne résidence de son père, complètement pillée et détruite alors que Bemba campait à Gbadolite, et il a été consterné  en voyant ce qui restait de la chapelle Notre Dame de la Miséricorde où l’épouse du président, Marie Antoinette, a été inhumée « qu’est ce qu’un dirigeant politique qui n’a même pas le respect des défunts ? »

25 septembre 2006

Les alliances, la logique et la nature

Catégorie commentaire

Au sommet Africités, à Nairobi, qui rassemble plus de 3000 élus locaux, des maires, des bourgmestres, des représentants de collectivités, un formidable dynamisme s’exprime, celui d’une Afrique de la base, à laquelle la décentralisation redonne ses chances et qui entend bien se développer sans tendre la main, sans attendre l’intervention des bailleurs internationaux. Les expériences relatées au cours de cette semaine de rencontre sont multiples, les attentes innombrables. Assez curieusement, la République démocratique du Congo, et en particulier Kinshasa, l’une des plus vastes métropoles du continent, avec ses huit millions d’habitants, est très discrète.Mais elle est présente, en creux, oserait-on dire, par l’expression des attentes des uns et des autres : à tout moment, minimisant les obstacles et les risques, les intervenants sud africains présentent l’évolution de ce pays vers la démocratie comme l’un des plus grands espoirs actuels du continent. En d’autres occasions, des élus d’Afrique de l’Ouest, qui sont encore confrontés à une conception très centralisée de l’Etat, rêvent tout haut en apprenant que la nouvelle Constitution congolaise prévoit une dévolution de 40% des recettes aux provinces et aux pouvoirs locaux. Et chacun de commenter, en coulisses, la préparation du deuxième tour des élections, où s’est conclu un accord entre le président Kabila et le fils de feu le président Mobutu ainsi qu’avec le vieux leader Antoine Gizenga, qui a placé très haut la barre des exigences démocratiques et souhaiterait devenir le futur Premier Ministre et sinon, le prochain président du Sénat. Si en Occident, cet accord au sommet entre des personnalités aussi différentes peut sembler improbable, sinon de pure opportunité, beaucoup d’Africains voient cette alliance comme le signe de la recherche d’un consensus, d’une sorte de « réunification » de l’histoire du pays, la recherche d’un fil directeur qui relierait les premiers temps, où Gizenga fut ministre de Patrice Lumumba et compagnon d’armes de Laurent Désiré Kabila, à l’époque actuelle, où Nzanga Mobutu se prévaut du nationalisme de son père et veut lui aussi contribuer à la reconstruction du pays. Cependant, les élus locaux présents à Nairobi savent de quoi ils parlent lorsqu’il est question d’élections : tous recommandent la prudence et rappellent que les accords au sommet n’entraînent pas nécessairement l’adhésion de la base, que, dans l’isoloir, chacun se retrouve seul, libéré de toute consigne… Autrement dit, il ne suffit pas d’additionner les chiffres que totaliserait cette « nouvelle alliance » pour connaître le nom du futur vainqueur à la majorité absolue : il faut encore et toujours inlassablement, convaincre la base, travailler, vaincre les objections et conquérir les voix les unes après les autres. La même remarque vaut d’ailleurs pour le camp d’en face : si l’accord entre le MLC de Jean-Pierre Bemba et l’UDPS se confirme (jusqu’à présent M. Tshisekedi demeure silencieux et on se demande toujours si les membres de son état major ont parlé en son nom…)on peut se demander quelle sera la réaction des militants de base du parti, en tous cas de ceux qui, depuis le début des années 80 ont combattu le mobutisme. Rappelons cependant qu’une autre des alliances contre nature de l’UDPS, qui, en pleine guerre, au plus fort de l’occupation du Kivu, avait obtenu le soutien de Kigali, avait coûté très cher au parti…

25 septembre 2006

L’Afrique des pouvoirs locaux s’exprime à Nairobi

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Durant une semaine, à l’occasion du quatrième sommet « Africités » une autre Afrique s’est exprimée à Nairobi, celle des pouvoirs locaux : plus de 3000 maires et bourgmestres avaient fait le voyage depuis toutes les villes du continent pour se rencontrer, échanger leurs expériences sur des sujets aussi divers que la gestion de l’eau, la sécurité foncière, les relations entre les pouvoirs publics et les associations d’habitants, l’accès aux soins de santé, les effets du changement climatique. lire la suite

14 septembre 2006

Le MLC prépare le deuxième tour

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L’arrêt de la Cour suprême de Justice, déclarant inconstitutionnel le calendrier électoral fixant au 29 octobre la date du deuxième tour des élections présidentielles ne semble émouvoir ni les Congolais ni les visiteurs étrangers. La CSJ en effet estime que le calendrier électoral viole l’article 71 de la Constitution qui exige que le second tour soit organisé dans un délai de quinze jours après la proclamation des résultats du premier scrutin.

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12 septembre 2006

Michel se défend et gagne

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“Esclavagiste sadique”, “prédateur vorace”, responsable de “pillages des richesses nationales” et de “crimes contre la patrie”, “ennemi du peuple congolais”, un homme d’ “une malice et d’une perfidie incommensurables”… telles sont les expressions inlassablement utilisées et répétées par François Tshipamba Mpuila, représentant pour le Benelux de l’Union pour la Démocratie et le Progrès social, un des partis d’opposition au président Joseph Kabila, pour qualifier le Commissaire européen au développement et à l’aide humanitaire Louis Michel.

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11 septembre 2006

La politique du rétroviseur

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Les parrains de la transition se préparent à aborder la dernière ligne droite, et l’embardée du 22 juillet leur fait craindre le pire.  C’est ainsi que plusieurs émissaires se succèdent cette semaine à Kinshasa : Javier  Solana pour l’ Union européenne, le président sud africain Thabo Mbeki, dont le pays offre une fois de plus une aide concrète en imprimant les bulletins de vote pour le deuxième tour, tandis que les ministres de la  Défense belge et Sud Africain ne se contenteront pas de rendre visite aux troupes et de surveiller le brassage, mais rencontreront eux aussi les deux protagonistes, Bemba et Kabila, en leur  demandant de renoncer à l’usage des armes.

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