24 mai 2007

Rwanda: des témoins clés disparaissent en Belgique

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Le décès du colonel Nubaha, qui devait être le principal témoin, cité par la défense, pèse lourdement sur le procès du major Ntuyahaga et une manifestation d’opposants rwandais est prévue ce vendredi. Rappelons que cet officier des Forces armées rwandaises avait été ramené du Congo par son avocat Me De Temmerman afin de livrer son témoignage sur les circonstances de l’arrivée des Casques bleus au camp Kigali. lire la suite

22 mai 2007

Les indicateurs sont au rouge

Catégorie actualité

[LETTRINE]P[/LETTRINE]our la Mission des Nations unies au Congo, dans le Nord Kivu, « tous les indicateurs sont au rouge » : violences à l’encontre des civils, tensions intercommunautaires, exactions commises par les forces armées. Très préoccupée par les mouvements de miliciens dans la province, la Monuc va envoyer 800 hommes renforcer les 3500 Casques bleus déjà déployés. lire la suite

22 mai 2007

Beni: qui a tué Claude Duvigneaud?

Catégorie actualité

[LETTRINE]L[/LETTRINE]’insécurité croît dans le Nord Kivu : le week end dernier , des véhicules circulant en convoi ont été attaqués, des policiers abattus par des miliciens. Au total, plus de 100.000 personnes ont été jetées sur les routes, soit à la suite de combats entre l’armée et des rebelles hutus, soit à cause de violences perpétrées par les militaires eux-mêmes. lire la suite

14 mai 2007

Ntuyahaga: un fantôme dans Bruxelles

Catégorie actualité, commentaire

Voici quelques jours, la présidente Karin Gérard au vu des pertes de mémoire de l’accusé, se demandait s’il n’avait pas évolué dans Kigali « comme un fantôme ». A Bruxelles, au cours de ce procès où il est accusé de la mort des dix casques bleus belges, Bernard Ntuyahaga est immobile derrière sa vitre. « Comme un fantôme », une fois de plus. Mais cette fois, c’est parce que, durant des heures, il est question de tout et de tous, sauf de lui. lire la suite

13 mai 2007

Un compagnon pour toutes les saisons: agriculture tropicale et exploitations familiales d’Afrique

Catégorie Non classé

Les apparences sont trompeuses : cet ouvrage se présente comme s’il était destiné aux enseignants, aux techniciens agricoles, aux cadres chargés d’accompagner les paysans africains. A leur intention, il se veut très pédagogique, bourré de dessins, de photos, n’hésitant jamais à rappeler des notions de base, comme les effets de l’érosion éolienne, la technique des labours, des plantations, le rôle des engrais, des fumures. lire la suite

13 mai 2007

L’heure des rebelles: un récit pour comprendre le Congo

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C’est un récit, celui d’un destin qui a pris racine dans les montagnes du Sud Kivu pour se poursuivre à Kinshasa. Il a les apparences de la fiction, mais tout est vrai, y compris, peut-être, le personnage. Assani, c’est son nom de guerre, ou celui que l’auteur lui donne, appartient à l’un de ces groupes ethniques les moins connus et surtout les plus controversés d’Afrique, les Banyamulenge. lire la suite

13 mai 2007

Juba: des étudiants déçus

Catégorie actualité, commentaire

Dans la cour de l’université, les étudiants de Juba attendaient la délégation belge depuis des heures : c’est la première fois depuis longtemps que des Occidentaux retrouvaient le chemin du Sud Soudan. Pour Paul, un ancien combattant rebelle, désireux de se former à l’informatique mais qui ne sait pas à quoi ressemble un ordinateur, la visite de M.De Gucht est un gage d’espoir, « demain peut-être, il y aura des bourses d’études, des échanges avec d’autres pays… » Sous les hourras, les cris de joie, de petites déceptions affleurent tout de même : sans daigner regarder les étudiants en chemise blanche dressés pour l’applaudir, le ministre s’est tout de suite entretenu avec les autorités académiques, leur promettant un soutien accru de la Belgique. Et de joindre le geste à la parole, un don d’une centaine d’ordinateurs destinés à équiper l’université. Hélas, la découverte de ces ordinateurs rangés dans un cagibi fut de nature à refroidir bien des enthousiasmes : sales, poussiéreux, ces claviers portant encore des traces de doigts, ces écrans glauques n’étaient que du matériel de récupération, des modèles obsolètes qu’il faudra sans doute réactualiser. Un peu gêné tout de même, le ministre a promis d’envoyer un technicien, qui se chargera de donner meilleure allure à son cadeau…Avant de se mettre au travail, Paul attendra…
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13 mai 2007

Soudan: de l’Ouest au Sud, les conflits s’entremêlent

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Khartoum
Si vous avez aimé Khartoum, avec ses promenades ombragées le long du Nil, admiré la réunion majestueuse du Nil blanc et du Nil bleu, apprécié le calme de la ville soumise à la loi islamique et flâné dans les souks poussiéreux d’Omburman, où la bimbeloterie chinoise le dispute aux mocassins en peau de chèvre, hâtez vous de rassembler vos souvenirs : cette ville là, à la fois arrière jardin et espace stratégique de l’Egypte, n’existera bientôt plus. lire la suite

13 mai 2007

Coup de théâtre légal à Kinshasa: Kengo s’impose au Sénat

Catégorie actualité, catégorie

La surprise est de taille : Léon Kengo wa Dondo, 71 ans, a été élu à la présidence du Sénat avec une majorité absolue de 55 voix sur 106 votants, contre à 49 à Léonard She Okitundu, le candidat présenté par la majorité présidentielle. Ont été enregistrées deux bulletins blancs et un bulletin nul. Le premier vice-président de la Haute Assemblée, Edouard Mokolo wa Pombo est l’ancien chef de la sécurité de feu le président Mobutu et le second vice président Mike Losembe est un homme d’affaires proche de Jean-Pierre Bemba. lire la suite

10 mai 2007

Sarkozy au large de l’Afrique

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Lorsque Nicolas Sarkozy cinglait au large de Malte, il était moins éloigné de l’Afrique qu’on n’aurait pu le penser. En effet, ce sont ses entreprises africaines qui ont donné à son hôte Vincent Bolloré sa véritable stature d’homme d’affaires, aux côtés du constructeur Bouygues et des pétroliers de Total Elf Fina. Contrôlant 90% du tabac africain, engagé dans l’exploitation forestière au Cameroun et au Congo Brazzaville, Vincent Bolloré est moins présent au niveau de la production de matières premières que de leurs flux : il contrôle 22 ports africains, soit toute la côte ouest du continent et domine le commerce maritime via les transporteurs Saga, Delmas et SDV. Aux côtés de Bolloré, on retrouve Michel Roussin, ex- ministre de la Coopération et ancien de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) et Jean-Yves Ollivier un homme d’affaires très proche du président congolais Sassou Nguesso et de Jean-Pierre Bemba.
Certes, le candidat Sarkozy s’est engagé plusieurs fois à remplacer les réseaux personnels et parallèles par «un dialogue franc et objectif ». Et dès son élection, il a promis de mener en Afrique une « politique de développement » et une politique d’immigration « maîtrisée » et non plus « choisie », un terme qui avait suscité inquiétude et polémiques. Réussira-t-il pour autant à rompre avec les amitiés particulières qui avaient caractérisé la politique africaine de Jacques Chirac ? S’exprimant en février dernier au sommet franco africain de Cannes, le président gabonais Omar Bongo, un vieux routier, avait déjà exprimé son scepticisme : « avec Nicolas, il y a une différence par rapport à Ségolène Royal, car nous sommes amis. Si demain, une fois président, il me renie, je lui dirai : « ce n’est pas sérieux, Nicolas. Oui, je le lui dirai… »Si les intérêts bien compris du patronat français risquent de rappeler Sarkozy au sens de l’amitié, et si les premières félicitations lui sont venues d’Afrique francophone (Omar Bongo du Gabon, Sassou Nguesso du Congo Brazzaville, Adoulaye Wade du Sénégal, l’opposant ivoirien Alassane Ouattara, un ami de Bouygues et de Bolloré), on peut cependant gager qu’une page de la politique africaine de la France est en train de se tourner. Tout en promettant de défendre les libertés et les droits de l’homme et de mener une politique de développement plus sélective, Nicolas Sarkozy, à plusieurs reprises, a exprimé son désir de réduire la présence militaire française sur le continent, qui se traduit par cinq bases militaires et 10.000 soldats prépositionnés. Alors que l’armée française vient d’intervenir au Tchad et en Centrafrique pour défendre des régimes menacés, Sarkozy, qui se dit très soucieux du Darfour, entend désormais jouer sur le multilatéralisme : renforcer les capacités stratégiques et militaires de l’Union africaine, soutenir les interventions de l’ONU. Lors du sommet de Cannes, il avait même proposé que l’Afrique, comme l’Amérique latine, soit désormais représentée au Conseil de sécurité.
Partisan de la mondialisation, Sarkozy ne craint pas d’être confronté à l’expansion de la Chine ou de l’Inde sur le continent. Il refuse de considérer l’Afrique comme le pré carré de la France, tout en promettant d’y défendre vigoureusement les intérêts commerciaux de son pays.
Si la plupart des chefs d’ Etat du continent pensent que le président Sarkozy sera obligé, qu’il le veuille ou non, de s’aligner sur les positions historiques de la France en Afrique et de tenir compte des intérêts économiques des grandes sociétés, l’inquiétude que suscite sa politique d’immigration est bien réelle, tant parmi les dirigeants qu’au sein des populations. Président de la francophonie, l‘ancien chef d’Etat sénégalais Abdou Diouf juge « moralement inacceptable » une politique d’ « immigration choisie » tandis qu’Abdoulaye Wade au Sénégal assure que si la France en vient à renforcer l’exode des cerveaux, « il enverra la facture, car son pays consacre à l’éducation 409% de son budget. »
Lorsque Sarkozy proclame son opposition à la « repentance », synonyme de « haine de soi » il est entendu différemment suivant les publics : les retraités, anciens d’ Afrique, se réjouissent de le voir assumer le passé de la colonisation ; l’Algérie relève qu’il a refusé l’idée d’un traité d’amitié entre les deux pays et, en Afrique centrale, le Rwanda, dont les relations diplomatiques avec Paris sont rompues, comprend que celui qui était ministre du Budget sous Balladur en 1994 n’a, pas plus que Mitterrand ou Chirac, l’intention de demander pardon pour le soutien apporté aux forces du génocide en 1994.