27 septembre 2007

« L’occasion de parler du Congo autrement »

Catégorie interview

Le visiteur du Soir André Lye Yoka

La crise en Belgique perturbe et inquiète les Congolais, un peuple convalescent qui se relève enfin et révèle tout son talent grâce au festival Yambi.

La vidéo 

Le journal du 27 septembre “Génération Congo” en accès gratuit (PDF)

lire la suite

27 septembre 2007

Pourquoi le pari Génération Congo

Catégorie rencontre

La plus grande richesse du Congo, au-delà du sol et du sous-sol,
c’est le talent et le dynamisme de ses citoyens

A l’instar de Yambi, qui accueille 150 artistes congolais en Belgique, ce numéro spécial « Génération Congo » est un pari. Un pari qui ne porte pas sur les mines, le pétrole, les terres ou les forêts, sur tous les habituels sujets de convoitise et de spéculation, mais sur la plus grande richesse de ce pays, ses hommes et ses femmes.

La vidéo 

Le journal du 27 septembre “Génération Congo” en accès gratuit (PDF)

lire la suite

27 septembre 2007

Un nouveau Congo déploie ses talents multiples

Catégorie actualité

 Comparés à ceux des autres pays membres de la francophonie et même de l’Etat fédéral, les moyens de la Communauté française sont dérisoires – et, à Kinshasa, le Centre Wallonie Bruxelles est plus riche en idées qu’en budget. Cependant, un an après les élections congolaises, le pari que représente Yambi est un acte de foi extraordinaire : plus de 150 artistes ont été repérés, formés, encouragés et pour beaucoup, ce voyage représente une première sortie hors du pays. C’est un autre Congo qui se présente ainsi, avec son imagination créatrice et ses talents multiples.

lire la suite

24 septembre 2007

Offensive belge en préparation

Catégorie actualité

]De part et d’autre, Belges et Congolais se sont quittés rassérénés. Lundi, à quelques minutes du décollage de l’appareil qui devait emmener à New York le président Kabila et sa délégation, le climat était nettement meilleur. C’est que les entretiens du président congolais avec ses interlocuteurs belges (Karel De Gucht, André Flahaut, Sabine Delruelle et surtout Guy Verhofstadt, plus magicien que jamais) avaient permis de clarifier les positions des uns et des autres et de s’apercevoir que, comme souvent entre ces partenaires historiques, les incompréhensions étaient moins profondes qu’on n’aurait pu le penser. lire la suite

20 septembre 2007

Sud Kivu: qui a tué Serge Maheshe, et pourquoi?

Catégorie actualité

Le 13 juin dernier, Serge Maheshe, secrétaire de rédaction de Radio Okapi à Bukavu, avait quitté son bureau vers 17 heures et, pour une fois, ses chefs l’avaient autorisé à garder son véhicule de service, une jeep blanche marquée du sigle des Nations unies, pour rentrer chez lui. C’est ce qui a permis à deux individus de l’identifier, alors qu’il se trouvait en compagnie de deux de ses amis, Serge Muhima et Alain Mulimbi. Deux militaires lui demandèrent pourtant s’il s’appelait bien Serge Maheshe et ordonna aux trois amis de se jeter à terre. Muhima se jeta dans un caniveau, Mulimbi se jeta sous le véhicule, le journaliste, dès le premier coup de feu, implora les malfaiteurs, leur demanda de lui prendre tout ce qu’il avait mais de l’épargner. Trois coups de feu furent tirés, et les balles lui trouèrent la poitrine, le cœur et les poumons. C’était la fin de l’un des journalistes les plus connus de Bukavu, un assassinat perpétré de sang froid par des militaires qui ont opéré comme des tueurs professionnels. Depuis lors, la capitale du Sud Kivu est en ébullition et l’opinion s’interroge sur les raisons de cet assassinat. En effet, dans les heures qui suivirent, des militaires furent arrêtés, l’arme du crime saisie, mais aux yeux de tous, les accusés potentiels n’avaient été que des exécutants, mandatés par des commanditaires inconnus.
La justice militaire fut saisie de l’affaire, sous prétexte que l’instrument du crime avait été une arme de guerre. Fin août, le tribunal militaire de Bukavu tint à mener l’affaire rondement, mais l’épilogue surprit tout le monde : le 28 août, les juges condamnèrent Freddy Bisimwa et Masasile Rwezangabo à la peine capitale pour « assassinat » mais il condamna aussi à la même peine, pour « association de malfaiteurs », les deux amis de Serge Maheshe, seuls témoins oculaires du crime ! Le jugement fut rendu en se fondant sur les seuls aveux de deux premiers condamnés, qui expliquèrent que s’ils étaient les auteurs matériels de l’assassinat, les amis du journaliste en étaient les commanditaires. » Quant aux deux militaires initialement accusés d’être les tueurs et dont des témoins oculaires avaient reconnus la voix et la démarche, ils furent blanchis de toute accusation d’assassinat, mais l’un d’entre eux écopa cependant de six mois de prison pour avoir détruit l’arme du crime, un fusil mitrailleur AK47. Huit autres prévenus, accusés d’être impliqués à des degrés divers dans l’assassinat, furent acquittés ou condamnés pour des délits annexes.
Ce jugement suscita une vive émotion à Bukavu, où chaque jour des centaines de personnes avaient suivi les audiences. Relayant l’incrédulité générale, Reporters sans Frontières concluait que « le jugement, fondé sur les seules accusations de deux inconnus, aucun élément matériel et une absence totale de mobile, est aberrant. Les autres pistes ont été négligées ou inexplorées, le scenario de l’accusation ne tient pas debout… »
Un nouveau rebondissement vient de renforcer les doutes et les soupçons : dans une lettre écrite en prison, les deux présumés assassins du journaliste, des civils connus à Bukavu pour de petits délits, ont accusé les magistrats militaires de les avoir soudoyés pour qu’ils accusent les deux amis de la victime Ils précisent que les magistrats leur ont fourni des éléments matériels compromettants afin d’étayer ce scénario, y compris la carte SIM du téléphone de la victime. En contrepartie de ces dénonciations calomnieuses, les magistrats leur auraient promis une libération rapide et une rente financière.
Scandalisés par ces révélations, Reporters sans Frontières et l’organisation congolaise « Journaliste en Danger » dénoncent « l’inanité accablante de l’instruction menée par la justice militaire en dépit du soutien que lui avait apporté le gouvernement congolais » et exigent que « les vrais assassins et les vrais commanditaires soient arrêtés et punis. »
Faut-il dire que les spéculations vont bon train à propos des mobiles du crime ? L’une des thèses qui court sous le manteau à Bukavu est que Serge Maheshe en savait trop : lors de la dernière réunion de la tripartite (Congo, Rwanda, Burundi) qui s’était tenue à Bujumbura en juin, le journaliste aurait eu connaissance d’un plan de déstabilisation du Kivu. Un plan bien réel en tous cas, car il se mit en œuvre fin août Nkunda entama les combats dans le Masisi tandis que les accrochages se multipliaient dans les haut plateaux au Sud Kivu. A Bukavu même, des comploteurs qui préparaient le lancement d’un étrange « mouvement simba mai-mai » pour l’indépendance de la province, furent arrêtés dans la commune de Bagira.
Maheshe aurait été informé de ces projets d’une manière tout à fait fortuite : à Bujumbura, les journalistes ayant été priés de quitter la salle après les premières prises de vue, il aurait laissé derrière lui un vêtement avec, dans la poche, un portable allumé, ce qui lui aurait permis de suivre la conversation… Ayant pris connaissance du contenu de ces échanges entre les hautes autorités de la région, il aurait pris peur et n’aurait communiqué sa découverte qu’à très peu de personnes, sans en souffler un mot à ses collègues. Mais tous ses proches savaient qu’il était inquiet, qu’il se sentait menacé et à plusieurs reprises, il fit état des menaces de mort qui lui avaient été adressées, dont des SMS…
A première vue, cette hypothèse semble rocambolesque, mais lorsque l’on se souvient des scenarios, bien réels, qui se sont déroulés dans la région, on se dit que rien n’est impossible et surtout que la vie ne vaut pas grand chose…

9 septembre 2007

Septembre noir pour Kinshasa qui se bat sur plusieurs fronts

Catégorie actualité

« [LETTRINE]S[/LETTRINE]eptembre noir », titre déjà la presse congolaise…Sans exagération, car à la veille de la rentrée parlementaire les fronts se multiplient. Le gouvernement doit faire face à la fronde des syndicats d’enseignants, dont la grève a fait échouer la rentrée scolaire. Paradoxalement, c’est parce que les enseignants, pour la première fois depuis une décennie, ont reçu la promesse d’être payés qu’ils ont cessé le travail ! lire la suite

9 septembre 2007

Femmes enlevées, violées, battues, en fuite…

Catégorie actualité

Cachée dans une petite maison aux murs de terre battue quelque part à Walungu, Josyane parle en baissant les yeux. Une femme au visage ridé fait sauter sur ses genoux un bébé dont les autres mamans se détournent. « Il est rejeté par tout le monde » dit Florence, « car on sait que c’est l’enfant du viol, que son père était un assassin ». Elle-même, on l’appelle « sida », « putain des Interhahamwe ». Dans son village, on la tient pour responsable de la mort des 17 personnes de sa famille qui ont été massacrées en guise de représailles, lorsqu’elle a réussi à fuir la forêt après huit mois de captivité. lire la suite

9 septembre 2007

Panzi: des femmes en attente de réparation

Catégorie actualité

Elles sont jalouses, les patientes de l’hôpital de Panzi. Durant tout le mois d’août, discrètement mais fermement, elles se sont relayées autour d’un entrepôt dans lequel se trouvent deux containers bourrés de cartons. Elles savent que ces grandes boîtes venues de Belgique contiennent des trésors : des vêtements, mais surtout des articles de toilette, des caisses de pains de savon, des flacons de gels moussants, des produits d’hygiène. lire la suite

9 septembre 2007

Un ministre rwandais à Kinshasa

Catégorie actualité

Alors que Charles Murigande, le ministre rwandais des affaires étrangères se trouvait à Kinshasa, les combats se sont intensifiés dans le Nord Kivu : l’armée congolaise a dépêché des renforts depuis Bunia et Kisangani, engageant des hélicoptères de combat pour tenter de venir à bout des forces du général rebelle Laurent Nkunda, qui disposerait de 12.000 hommes. lire la suite