22 avril 2009

L’étau se resserre sur Pascal Simbikwanga

Catégorie actualité

L’étau se resserre autour de Pascal Simbikwanga, toujours détenu à Mayotte. Ce ressortissant rwandais, membre de l’Akazu, (le groupe qui rassemblait les proches du président Habyarimana), et considéré comme l’un des pires tortionnaires de 1990 jusque 1994, était arrivé à Mayotte suivant une piste désormais classique : depuis le Congo, il avait gagné le Kénya, puis les Comores d’où il s’était rendu à Mayotte, territoire français. C’est là qu’il avait été arrêté l’automne dernier sous un chef d’accusation passablement bénin : trafic de faux papiers. Il fait l’objet cette fois de deux procédures conjointes : une plainte a été déposée en France par le Collectif des parties civiles au nom des victimes du génocide et, à Mayotte, le Procureur général de la République a lui aussi pris l’initiative d’une enquête pour faits de génocide. Pascal Simbikwanga, qui aurait pu être remis en liberté dans les semaines à venir, restera donc en prison et son dossier sera probablement transféré à Paris.
D’ici là, les autorités judiciaires de Mayotte recevront peut-être d’autres témoignages, qui nourriront l’enquête que le Parquet a fait ouvrir à son encontre et c’est le 30 avril prochain que le tribunal supérieur d’appel devrait statuer sur son sort.