27 octobre 2009
Un faux document,mais de Dieuleveult a bien été assassiné
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[Nouveau rebondissement dans l’affaire de la disparition de Philippe de Dieuleveult:voici un an, un témoignage recueilli à Kinshasa par la revue XXI exhumait un procès verbal d’audition établi par les services de sécurité zaïrois. Selon ce document, l’animateur avait été transporté à Kinshasa, ce qui excluait l’hypothèse d’une noyade.
Un rapport établi par des policiers de la Brigade criminelle qui ont expertisé le PV estime que le document est un faux et que la signature de Dieuleveult a été scannée.. Même si la journaliste reconnaît qu’elle a payé 150 dollars pour obtenir ce document et qu’elle n’a pas eu les moyens de l’expertiser, le rapport de la police française ne remet pas en cause d’autres éléments de l’enquête selon lesquels Philippe de Dieuleveult aurait été assassiné par les services de Mobutu.
Rappelons que, selon nos informations, recueillies à l’époque auprès d’Okito Bene Bene, qui était chef de poste à Boma, les services de sécurité congolais auraient été convaincus que les membres de l’expédition Africa Raft étaient en réalité un commando cubain, désireux d’attaquer les installations d’Inga, en guise de représailles à des attaques menées contre l’Angola communiste. Cette information, plausible en ces temps de guerre froide, condamnait à mort l’équipe française, et elle avait été communiquée au président Mobutu par... les services français. Il apparaissait en effet que pour Philippe de Dieuleveult, la descente des rapides était une «couverture>»masquant d’autres mobiles. L’animateur, qui était bien un réserviste de la DGSE, les services de sécurité français, aurait voulu mener des investigations pour son propre compte et se rendre dans l’enclave de Cabinda, où un mouvement séparatiste, le FLEC (Front pour la libération de l’enclave de Cabinda) était à l’époque soutenu par Paris et par Kinshasa. Trop curieux et peut-être devenu trop indépendant, de Dieuleveult serait tombé dans un piège et par la suite, militaires français et Congolais s’employèrent à maquiller les traces de sa disparition...