27 octobre 2010

Le Soir et son éditeur apportent leur soutien à leur journaliste Colette Braeckman

Catégorie Non classé

Depuis quelque temps déjà, nous avons dû constater sur Internet, dans des sites, mails et blogs, une prolifération de propos durs, injurieux et diffamatoires envers notre journaliste Colette Braeckman, au départ d’une lecture totalement contraire aux contextes et aux termes utilisés dans ses articles.
lire la suite

26 octobre 2010

Décryptage d’une interview et…d’un avertissement

Catégorie actualité, commentaire

Peu prolixe, pondéré, le chef de l’Etat rwandais ne parle jamais pour ne rien dire et ses propos sont soigneusement pesés. C’est pourquoi il importe de décrypter l’interview qu’il nous a accordée à la lumière des informations qui circulent en ce moment au Nord Kivu.
Depuis plusieurs semaines en effet, il apparaît que les deux généraux rwandais dissidents, Kayumba Nyamwasa et Patrick Karegeya, dont le premier a échappé à deux tentatives d’assassinat en Afrique du Sud, sont entrés en opposition frontale avec Paul Kagame, leur ancien compagnon de combat. Les raisons de leur opposition sont nombreuses : politiques sans doute, (dénonciation du manque de dialogue avec l’opposition, d’un système trop rigide…)mais aussi liées à des problèmes de terres et de bétail. La lutte contre la corruption, sur laquelle Kagame insiste tant, lui vaut de nombreux ennemis, y compris dans ses propres rangs… lire la suite

26 octobre 2010

La réponse-virulente-du présidengt Kagame au rapport de l’ONU

Catégorie Non classé

Vous venez d’être réélu avec 93% des votes pour un deuxième mandat de sept ans. Quel est votre principal motif de satisfaction à l’issue du premier mandat, et quel est votre objectif premier pour les années à venir ?

Au cours des sept dernières années, la vie des Rwandais ordinaires a été considérablement transformée, les succès obtenus nous donnent confiance pour l’avenir. Nous voulons qu’en 2020 le Rwanda cesse d’appartenir à la catégorie des pays pauvres pour devenir un pays émergent.
Le premier point qui me réjouit, c’est que la stabilité, la sécurité ont été rétablies. Après une histoire aussi tragique, les Rwandais ont recommencé à vivre, à travailler ensemble, à avancer, plus même que nous ne pouvions l’espérer. Cette coexistence pacifique est la fondation de notre stabilité et nous voulons la consolider. lire la suite

25 octobre 2010

Affaire Zoe Kabila et réponse à un mauvais procès

Catégorie actualité, commentaire

L’ « affaire Zoe Kabila » qui avait commencé lorsque les membres de la garde républicaine, chargés d’assurer la sécurité du frère du chef de l’Etat, s’en étaient pris mardi dernier à des agents de police, qui réglaient la circulation à la hauteur du rond point Socimat, s’est terminée par la mise aux arrêts des militaires et l’ouverture d’une enquête. Quant aux policiers, ils récupèrent des coups et blessures et, d’après les médecins, leur état s’améliore.
La conclusion judiciaire qui sera donnée à cette affaire suffira-t-elle à dissiper le malaise ? lire la suite

21 octobre 2010

Des policiers brutalisés par la garde républicaine

Catégorie actualité

Kinshasa, rond point Socimat, sur le Boulevard du 30 juin. L’un des carrefours les plus animés de la ville, où des policiers de roulage, quasi asphyxiés par les gaz d’échappement, tentent vaillamment de canaliser une circulation chaotique. C’est là que, vers 16 heures mardi dernier, une voiture escortée par la Garde républicaine surgit en trombe, en tente de se diriger vers Kintambo. Essayant de faire passer des véhicules se pressant cers le centre ville, les policiers stoppent la voiture officielle dans laquelle se trouve M. Zoe Kabila, le frère cadet du chef de l’Etat. Aussitôt, les gardes bondissent de la voiture, se ruent sur les malheureux policiers, les rouent de coups, tirent en l’air plusieurs coups de feu. Des témoins (qui nous appellent pour relater l’évènement, quasi en direct) nous assurent même qu’un policier a été blessé, sinon tué par balles et que, sur le rond point, l’émotion des automobilistes le partage à l’indignation.
Par la suite, il apparaîtra que deux des policiers, grièvement blessés, ont été admis dans un centre médical situé sur le boulevard et sont privés de toute visite, que deux autres, légèrement blessés, ont été amenés au camp Lufungula où ils ont comparu devant un officier de police judiciaire. Par contre, aucune sanction n’a été prise contre les éléments de garde républicaine, qui ont manifestement abusé de leur pouvoir, ni contre le frère du président, qui n’a pas modéré ses hommes.
Pour les Kinois qui ont assisté à cette scène brutale, comme pour tous ceux qui en ont été informés par la suite, la conclusion est claire : si le président ne sanctionne pas fermement les bavures et les abus commis par ceux qui se réclament de lui, il n’aura même pas besoin d’opposant sérieux lors de la prochaine campagne électorale, le comportement de ses proches aura suffi à le discréditer.

17 octobre 2010

Jusqu’où retentira le cri des femmes de Bukavu ?

Catégorie reportage

Du jamais vu à Bukavu ! Quinze mille femmes dans la rue, vêtues de pagnes éclatants, arborant une exigence simple « je dénonce (le viol) et je dis non », défilant en scandant le slogan déjà célèbre dans tout le Congo : « sol sol, solidarité avec les femmes du monde entier ». Reportage. lire la suite

17 octobre 2010

L’hommage aux femmes martyres du Kivu

Catégorie reportage

Congo

REPORTAGE

lire la suite

15 octobre 2010

Bukavu, capitale de la solidarite des femmes

Catégorie actualité

Reina et Isabel, arrivées du Nicaragua et du Salvador après quatre jours de voyage, Bernadette qui représente les femmes du Burkina Faso, ou Myriam Nobre, la Brésilienne qui parle au nom de la coordination mondiale des femmes, ne rencontreront jamais Mehura, la petite Congolaise de 17 ans, qui cajole son bébé en espérant retrouver un jour sa famille…C’est pour elle cependant, et pour toutes ces Congolaises enlevées, violées, massacrées, que des centaines de femmes, venues de 148 pays, se sont réunies à Bukavu et se préparent à marcher dimanche.
A quelques centaines de mètres de l’athénée d’Ibanda, devenu pour quelques jours la capitale des femmes en mouvement, Mehura regarde le temps passer depuis le centre d’accueil du BVES (Bureau pour le volontariat au service de l’enfance et de la santé) où l’a déposée le Haut Commissariat aux réfugiés. lire la suite

15 octobre 2010

Bruits d’orage sur les grands lacs

Catégorie Non classé

Alors que les averses ponctuent chaque après midi, les habitants de Bukavu en sont convaincus : « après la sécheresse, les femmes nous ont apporté la pluie ». Ils espèrent aussi que l’orage n’éclatera pas après la fin de la réunion internationale. Car les bruits de bottes se font à nouveau entendre : au Sud Kivu, plusieurs centaines de rebelles hutus burundais se sont réfugiés dans les montagnes et auraient retrouvé leurs anciens alliés hutus rwandais ainsi que des rebelles congolais.
Au Nord Kivu, des remous agitent l’armée congolaise : les anciens soldats et officiers du général Laurent Nkunda, des combattants tutsis qui avaient rejoint les forces gouvernementales après que leur chef ait été arrêté et mis en résidence surveillée au Rwanda, s’opposent à une décision de l’état major. Ils refusent de quitter leurs bastions du Kivu et de rejoindre d’autres unités à travers le pays, menaçant de changer de camp, sinon d’entamer une nouvelle rébellion. Or ces hommes, issus de l’ancien CNDP (Conseil national pour la paix et le développement), se trouvent en première ligne dans les combats contre les rebelles hutus des FDLR (Forces de défense pour la libération du Rwanda) que Kinshasa, en accord avec Kigali, veut forcer à regagner le Rwanda, des hommes qui sont accusés des pires exactions contre les populations congolaises. Une mutinerie ou des défections au sein des FARDC (forces congolaises) déstabiliserait le Nord, mais aussi le Sud Kivu, d’autant plus que les unités militaires sont établies à proximité des carrés miniers dont elles contrôlent souvent l’exploitation.
En outre, une décision radicale prise par le président Kabila sème le trouble : désormais l’exploitation minière est interdite au Nord et au Sud Kivu ainsi que dans le Maniéma, le temps pour les autorités de mettre de l’ordre dans le secteur. Les opérateurs économiques, qui avaient préfinancé les exploitants miniers, sont furieux et encombrés par leurs stocks. Mais surtout, des milliers de « creuseurs » qui, au quotidien, tiraient leur subsistance des mines de cassitérite, d’or, de coltan, sont réduits à l’inactivité.
Beaucoup d’entre eux pourraient être tentés de revenir à l’autre activité lucrative de la région : reprendre les armes, rejoindre l’un ou l’autre groupe armé et recommencer la guerre.

5 octobre 2010

La mémoire d’Aldo Ajello: des massacres oui, mais un génocide, non

Catégorie actualité, interview

Votre première mission internationale s’est déroulée au Mozambique, où vous étiez le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU. Quelle était la recette du succès que vous y avez enregistré ?

Ma première chance de succès a été un bon accord de paix, bien négocié, avec en plus des partenaires qui étaient décidés à l’appliquer. J’avais un mandat clair dans lequel le rôle des Nations unies, que je représentais, était bien défini comme acteur de l’accord de paix, et non comme observateur. Ce rôle d’observateur, que les représentants de l’ONU acceptent souvent, est un piège : en cas d’échec, l’ONU devient automatiquement le bouc émissaire…Blâmée pour tour ce qui me marche pas, mais sans aucun pouvoir. Moi j’avais un vrai pouvoir d’initiative.
Deuxième point, je n’ai pas suivi les règles et les procédures des Nations unies où en principe celui qui est sur le terrain n’est que l’exécutant de toutes les décisions prises à New York. Le représentant sur le terrain se couvre derrière une montagne de prescriptions venues de New York et fait parfois n’importe quoi. Moi je me suis bagarré tout de suite avec le département des affaires politiques de l’ONU et j’ai demandé au secrétaire général de l’époque Boutros-Boutros Ghali de pouvoir gérer la situation en fonction des exigences sur le terrain et non des prescriptions venues de New York. J’ai pu utiliser à 150 % la marge de manœuvre dont je disposais… lire la suite