1 octobre 2010

Le Rwanda récuse le rapport de l’ONU

Catégorie actualité

]Relayant les critiques virulentes de la ministre rwandaise des Affaires étrangères Louise Mushikwabo, son compatriote le député Denis Polisi de passage à Bruxelles, nous a redit le mal qu’il pense du rapport de l’ONU<sur les crimes commis au Congo de 1993 à 2003. Une accusation Survenue à la veille des présidentielles, la fuite dans la presse de la version préliminaire était un acte intentionnel, destinée à frapper l’opinion…»
Aux yeux du Rwanda, le terme «actes de génocide» est totalement inacceptable : «]Pour nous, le mal est fait. Comment peut-on nous accuser de génocide à l’encontre des Hutus alors qu’en 1996, au lendemain de l’offensive contre les camps de réfugiés, près de deux millions d’entre eux sont rentrés au pays sans être inquiétés ? Le Conseil des ministres a été interrompu et nous nous sommes tous précipités sur la frontière pour accueillir nos compatriotes… Des généraux de l’ancien régime rappellent qu’en fait on se disputait les réfugiés civils: à Kigali, le nouveau pouvoir dirigé par Kagame voulait quils rentrent alors que les tenants du régime déchu voulaient les garder sous leur coupe. A la fin, ces derniers avaient recruté 150.000 hommes de troupe dans les camps ! Lorsque les réfugiés hutus prirent la fuite, les hommes en armes qui les encadraient ont tué les vieux et les malades…»
Le Rwanda considère que le rapport de l’ONU pourrait déstabiliser la région car il met en jeu la sécurité régionale, les bonnes relations qui tentent de s’établir entre nos pays. Quel est l’agenda des protagonistes A l’heure où notre région se relève, souhaite-t-on une nouvelle guerre ? Ou bien l’ex-secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan a-t-il voulu en commanditant ce rapport faire oublier ses propres carences durant le génocide alors que, chargé des opérations de paix, il avait refusé d’intervenir