27 janvier 2011

Habitat: planifier la croissance des villes d’Afrique

Catégorie actualité, interview

Rencontré : Joan Clos, directeur général de Habitat

Pourquoi cette rencontre avec les représentants de l’Union européenne ? Qu’est ce que l’Europe peut apporter à une agence onusienne comme Habitat, qui se soucie surtout des villes du Sud ?

Voici dix ans que Habitat est représenté à Bruxelles, nous sommes connus des institutions européennes…Le soutien financier n’est pas l’aspect le plus important.  Ce qui compte c’est que c’est l’Europe qui a donné naissance à l’urbanisation. Nous assistons actuellement à une accélération du processus d’urbanisation à travers le monde. Cette situation requiert la collaboration de tous afin qu’un bon diagnostic soit posé et que les bonnes mesures soient adoptées.  L’urbanisation est toujours au départ un phénomène local et en Afrique, on constate un  vaste mouvement de population : les gens se dirigent vers les villes sans être assurés d’y avoir u lire la suite

27 janvier 2011

Goma: pole pole vers le chaudron du diable

Catégorie actualité

Il y a trop longtemps que la beauté du Nord Kivu est occultée par les fureurs de la guerre, que l’Est du Congo ne s’impose plus, dans l’imaginaire occidental, que par des formules infamantes, (capitale mondiale du viol…), qui font injure à  la résilience de ses habitants face à la réalité terrible des violences sexuelles, des camps de déplacés, et surtout de la guerre, qui semble toujours rougeoyer sous la lave des volcans.

Cependant, même s’il faut se signer pour y croire vraiment, le fait est là : le Nord Kivu recommence à respirer.

Autour de Goma, les camps de déplacés qui abritaient plus d’un million de civils chassés par la guerre  ont disparu et la végétation a repris ses droits. Quant à la ville, elle explose et compte désormais plus d’un million d’habitants. Sur les traces de la coulée de lave de 2002, immeubles de commerces et  d’habitation ont été reconstruits. Les riches (souvent des militaires qui ont ponctionné les soldes de leurs troupes) ont édifié des villas hollywoodiennes qui surplombent les eaux opale du lac, les pauvres ont  taillé les blocs de lave pour en fabriquer des moëllons. Les femmes chargées de fretin remontent à nouveau depuis les rives du lac, les tshukudus, (vélos de bois) amènent en ville le makala (charbon de bois) les  légumes (choux, poireaux, avocats, haricots) cultivés sur les collines et sur les berges.

Les touristes eux aussi reviennent à Goma, souvent via Kigali grâce à SN Brussels Airlines. Face à la pléthore d’hôtels, ils n’ont que l’embarras du choix : les uns sont flambant neufs, palaces comme Ihusi ou Kivu Sun ou guest houses plus modestes comme celui de Caritas,  d’autres, le Karibu ou Stella Matutina, avec vue splendide sur le lac, tentent de rester à la hauteur des fastes d’autrefois..

Lorsqu’ils projettent de gravir les pentes du volcan Nyiragongo et s’inscrivent auprès de l’ICCN ( Institut congolais pour la conservation de la nature) les voyageurs ne se doutent pas de la préparation quasi militaire qui a précédé leur voyage et dont s’est chargée l’agence Kivutravel, représentée en Belgique.

Ce n’est qu’en mars 2010 que l’accès au volcan a été rouvert aux visiteurs. Auparavant, des rebelles hutus avaient établi leurs campements sur les contreforts dominant l’ancien camp de réfugiés de Kibati. Coupant les arbres du parc de la Virunga, ils fabriquaient du « makala », ce charbon de bois utilisé comme combustible par tous les ménages de la ville. lire la suite

26 janvier 2011

La revanche des bâtards du royaume

Catégorie actualité, commentaire

Il y a de ces week ends où l’on se pince. Où l’on n’en croit ni ses yeux ni ses oreilles. Abrutis de slogans identitaires, nous sentant glisser inexorablement vers le chacun pour soi,  certains mots  semblaient devenus obsolètes, sinon obscènes. Comment parler encore de belgitude, de complémentarité, sans risquer lazzis et quolibets ? Ce week end pourtant, on a osé : ce sont les artistes, flamands et francophones,  qui ont commencé vendredi soir, répondant à l’invitation du KVS (Koninklijke Vlaamse schouwburg). lire la suite

26 janvier 2011

Soudan Belgique: les thèmes du divorce

Catégorie Non classé

Juba,

Alors qu’elle dirigeait la mission d’ observation européenne, Véronique De Keyser recevait chaque jour des demandes d’information venues de Flandre et elle constatait que, sur Internet,  les sites relatives au referendum au Sud Soudan avaient été consultés plus de 4000 fois dans le nord du pays contre 800 fois dans la partie francophone… lire la suite

26 janvier 2011

Juba: la revanche des esclaves d’hier

Catégorie Non classé

Juba,

‘Vous voulez savoir pourquoi moi, comme tous les autres, j ai vote pour la séparation avec le Nord? C est parce que, durant toute mon enfance, on chuchotait sur mon passage  ‘esclave, fils d esclave”… Andrea Minala est avocat de formation, il  travaille dans une organisation catholique, soutient depuis le debut le SPLM (South Soudan liberation movement) qu il considere comme un authentique mouvement de liberation. Il assure que, s il est aussi radical, c est parce qu il sait de quoi il parle:  “alors que je suis originaire de Yambio, sur la frontiere du Congo, j ai passe toute mon enfance dans les villes du Nord, Sennar, Kosti, Wad Madani. Mon pere, forme par les missionnaires,  etait assistant medical et fonctionnaire. En 1964, tous les intellectuels qui se trouvaient dans le Sud furent mutes dans le Nord et ma famille a suivi mon pere.” C est moins l exil qui a lire la suite

26 janvier 2011

Lumumba: un sort scellé par les Belges

Catégorie interview

Interview de l’historien Jean-Marie Mutamba(1)(professeur à l’université de Kinshasa, auteur de recherches sur « Lumumba journaliste »)

L’assassinat de Lumumba était-il inévitable, compte  tenu du personnage et de ses positions politiques ?

Lumumba disait parfois:«je mourrai comme Gandhi »… Il pressentait que ce qu’il faisait ne plaisait pas à tout le monde et pouvait le mener à la mort. Il aurait pu éviter tout cela mais ne l’a pas voulu… Ainsi, lorsqu’il s’est rendu aux Etats Unis en août 1960,  on lui aurait fait certaines propositions, mais il ne les a pas acceptées, ce qui a scellé son sort…Quant aux Belges, il comptait des amis parmi eux et il a reçu un peu d’argent de tout le monde, car les donateurs misaient sur tous les Congolais qui étaient en vue. Mais il tenait à sa ligne politique, tout comme plus tard Laurent-Désiré Kabila ; il répétait qu’il n’allait « jamais trahir le Congo » et s’en tenir aux principes.

lire la suite

26 janvier 2011

Coup de froid sur le cacao ivoirien

Catégorie Non classé

Désireux d’étrangler financièrement son rival Laurent Gbagbo, qui refuse de reconnaître sa défaite électorale, le président de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, reconnu par la communauté internationale, a ordonné l’arrêt, pour une durée d’un mois, de toutes les exportations de café et de cacao. D’après un communiqué de son Premier Ministre Guillaume Soro « ceux qui ne respecterons pas la mesure s’exposeront à des sanctions internationales. » lire la suite

22 janvier 2011

Catégorie Non classé

C’est un pays qui n’a pas encore de nom définitif. Ni de drapeau, ni d’hymne national. Dont les frontières ne sont pas encore définitivement tracées, ce qui pourrait donner naissance à une nouvelle guerre. C’est un pays vaste comme la France, qui ne dispose que de 40 kilomètres de route asphaltée, dont  80% des habitants ne savent ni lire ni écrire. « Invivable », disent les sceptiques… Même s’ils ont assisté au referendum, vu les longues files de gens résolus à voter pour la sécession ils ont conclu malgré tout que ces gens, que, faute de mieux, on appelle encore les Sud Soudanais, seraient incapables de se gouverner eux mêmes…De fait, lorsque l’on pénètre à Juba dans les ministères tout neufs, très propres, construits en matériaux préfabriqués, on se prend à douter. Le ministre, seul habilité à s’exprimer, est généralement absent, en réunion, indisponible. Ses adjoints sont aussi accueillants que muets et le personnel subalterne, affalé sur des bureaux vides, semble somnoler ou regarder Facebook.

Cependant, ce sont ces mêmes autorités, considérées comme incapables, qui ont réussi à organiser, dans les délais requis,  un referendum sur toute l’étendue du territoire. Partout, les bureaux de vote étaient prêts, les observateurs nationaux mobilisés par milliers. Et dans les provinces où affluent les déplacés revenus de Khartoum,  les autorités locales s’affairent efficacement à  apporter les premiers secours, à prévoir abris et nourriture…

Lorsque, avec les membres de la Société Saint Vincent de Paul, nous visitons  les quartiers de Juba, l’impression se confirme :  la maturité politique ne coïncide pas avec le bien être matériel. Car Juba, appelée à devenir la capitale du futur Etat, n’est encore qu’un gros village qui a grandi trop vite. Les quelques rues asphaltées accueillent des bâtiments neufs, mais dans les parcelles, les huttes rondes sont demeurées intactes.  Le quartier de Kator, près de la cathédrale qui accueillit l’ex-président Carter et Kofi Annan l’ancien secrétaire d’Etat des Nations unies,  s’est édifié sur des terrains sablonneux appartenant à l’Eglise catholique. Au cœur de la ville, il s’agît d’un véritable camp de réfugiés, où se sont agglutinées des familles chassées par les guerres, les famines, les sécheresses…C’est ici que la Société Saint Vincent de Paul rend visite à ses « bénéficiaires ». Helen Tombe, aveugle, vit sous une bâche bleue fournie par le HCR (Haut Commissariat aux réfugiés). Elle est arrivée en 1987, depuis son village situé à 70 km de la capitale et vit entièrement grâce au soutien de l’Eglise.  Sa voisine, venue de la province d’Equatoria, est elle aussi seule, handicapée et toute la journée, elle demeure couchée dans l’entrée de sa hutte. Elle murmure cependant que ses voisins l’ont soutenue jusqu’à la « polling  station », le bureau de vote le plus proche, et elle montre avec fierté son doigt tâché d’encre. Charles Loboka, administrateur de Saint Vincent de Paul relève que nombreux sont les isolés arrivés à Juba sans moyens et sans famille : « les campagnes ont été décimées par la guerre, la famine et ces gens dépendent entièrement des quelques dons que nous pouvons leur apporter, du sel et du sucre, de la farine, des vêtements… »

Loin des avenues où les grandes agences ont apposé des panneaux, la société de Saint Vincent de Paul travaille sur le terrain, avec les plus vulnérables, des handicapés, des personnes âgées. Ses volontaires prennent aussi en charge des jeunes démobilisés ou sans travail, qui errent dans la ville sans revenus et sans qualifications. A Lulugu, Mogae, chef de projets, nous fait visiter avec fierté son petit centre de formation professionnelle. Ses élèves sont présentés comme des adolescents mais, avec leur carrure d’adultes, il s’agît visiblement de jeunes combattants démobilisés.  Les uns s’activent autour de petits murs de maçonnerie, les autres s’initient à la menuiserie  à l’électricité et dans ce domaine, les jeunes filles ne sont pas les moins actives. « Notre formation est axée sur l’acquisition de capacités pratiques » dit Mogae, « en six mois, qui seront bientôt portés à neuf, ces jeunes acquièrent une formation professionnelle qui devrait leur permettre de pouvoir gagner leur vie.»

A Juba en effet, une capitale qui sort de terre, les travailleurs qualifiés font cruellement défaut. Presque tous les hommes adultes ont participé à la guerre et ne rechignent pas à montrer leurs cicatrices. Mais un problème risque bientôt de se poser entre ces « anciens combattants » qui estiment que les  postes de responsabilité leur reviennent de droit, et les jeunes revenus des pays d’exil, souvent dotés de diplômes et de qualifications.

Dans un bar, le Havane, les «Jubanos » des jeunes revenus de Cuba tentent d’emporter les rythmes caraïbes dans cette ville plutôt férue d’hymnes et de cantiques…

Joseph, revenu du Kenya après des études d’informaticien, le reconnaît : «  si nous avons chassé les gens du Nord, souvent les Arabes musulmans, nous allons être confrontés à d’autres rivaux, non seulement notre propre diaspora, mais aussi les ressortissants des pays voisins. Aujourd’hui déjà, les commerces d’alimentation sont tenus par des Ougandais, les hôtels et les restaurants par des Ethiopiens, les Kényans sont nombreux dans l’informatique et les services… »

Quant à la communauté internationale, et surtout les Américains, bien décidés à soutenir le nouvel Etat, son aide sera indispensable  afin d’aider les Sud Soudanais à faire bon usage de leurs ressources, le pétrole, l’uranium, les terres cultivables. Mais nombreux sont ceux qui, comme Joseph, assurent déjà que « l’aide, c’est bon pour un temps mais nous devons au plus vite apprendre à nous en passer… Nous avons trop longtemps vécu sous perfusion… »

22 janvier 2011

Juba capitale d’un pays qui n’existe pas encore

Catégorie actualité

C’est un pays qui n’a pas encore de nom définitif. Ni de drapeau, ni d’hymne national. Dont les frontières ne sont pas encore définitivement tracées, ce qui pourrait donner naissance à une nouvelle guerre. C’est un pays vaste comme la France, qui ne dispose que de 40 kilomètres de route asphaltée, dont  80% des habitants ne savent ni lire ni écrire. « Invivable », disent les sceptiques… Même s’ils ont assisté au referendum, vu les longues files de gens résolus à voter pour la sécession ils ont conclu malgré tout que ces gens, que, faute de mieux, on appelle encore les Sud Soudanais, seraient incapables de se gouverner eux mêmes…De fait, lorsque l’on pénètre à Juba dans les ministères tout neufs, très propres, construits en matériaux préfabriqués, on se prend à douter. Le ministre, seul habilité à s’exprimer, est généralement absent, en réunion, indisponible. Ses adjoints sont aussi accueillants que muets et le personnel subalterne, affalé sur des bureaux vides, semble somnoler ou regarder Facebook.

Cependant, ce sont ces mêmes autorités, considérées comme incapables, qui ont réussi à organiser, dans les délais requis,  un referendum sur toute l’étendue du territoire. Partout, les bureaux de vote étaient prêts, les observateurs nationaux mobilisés par milliers. Et dans les provinces où affluent les déplacés revenus de Khartoum,  les autorités locales s’affairent efficacement à  apporter les premiers secours, à prévoir abris et nourriture…

Lorsque, avec les membres de la Société Saint Vincent de Paul, nous visitons  les quartiers de Juba, l’impression se confirme :  la maturité politique ne coïncide pas avec le bien être matériel. Car Juba, appelée à devenir la capitale du futur Etat, n’est encore qu’un gros village qui a grandi trop vite. Les quelques rues asphaltées accueillent des bâtiments neufs, mais dans les parcelles, les huttes rondes sont demeurées intactes.  Le quartier de Kator, près de la cathédrale qui accueillit l’ex-président Carter et Kofi Annan l’ancien secrétaire d’Etat des Nations unies,  s’est édifié sur des terrains sablonneux appartenant à l’Eglise catholique. Au cœur de la ville, il s’agît d’un véritable camp de réfugiés, où se sont agglutinées des familles chassées par les guerres, les famines, les sécheresses…C’est ici que la Société Saint Vincent de Paul rend visite à ses « bénéficiaires ». Helen Tombe, aveugle, vit sous une bâche bleue fournie par le HCR (Haut Commissariat aux réfugiés). Elle est arrivée en 1987, depuis son village situé à 70 km de la capitale et vit entièrement grâce au soutien de l’Eglise.  Sa voisine, venue de la province d’Equatoria, est elle aussi seule, handicapée et toute la journée, elle demeure couchée dans l’entrée de sa hutte. Elle murmure cependant que ses voisins l’ont soutenue jusqu’à la « polling  station », le bureau de vote le plus proche, et elle montre avec fierté son doigt tâché d’encre. Charles Loboka, administrateur de Saint Vincent de Paul relève que nombreux sont les isolés arrivés à Juba sans moyens et sans famille : « les campagnes ont été décimées par la guerre, la famine et ces gens dépendent entièrement des quelques dons que nous pouvons leur apporter, du sel et du sucre, de la farine, des vêtements… »

Loin des avenues où les grandes agences ont apposé des panneaux, la société de Saint Vincent de Paul travaille sur le terrain, avec les plus vulnérables, des handicapés, des personnes âgées. Ses volontaires prennent aussi en charge des jeunes démobilisés ou sans travail, qui errent dans la ville sans revenus et sans qualifications. A Lulugu, Mogae, chef de projets, nous fait visiter avec fierté son petit centre de formation professionnelle. Ses élèves sont présentés comme des adolescents mais, avec leur carrure d’adultes, il s’agît visiblement de jeunes combattants démobilisés.  Les uns s’activent autour de petits murs de maçonnerie, les autres s’initient à la menuiserie  à l’électricité et dans ce domaine, les jeunes filles ne sont pas les moins actives. « Notre formation est axée sur l’acquisition de capacités pratiques » dit Mogae, « en six mois, qui seront bientôt portés à neuf, ces jeunes acquièrent une formation professionnelle qui devrait leur permettre de pouvoir gagner leur vie.»

A Juba en effet, une capitale qui sort de terre, les travailleurs qualifiés font cruellement défaut. Presque tous les hommes adultes ont participé à la guerre et ne rechignent pas à montrer leurs cicatrices. Mais un problème risque bientôt de se poser entre ces « anciens combattants » qui estiment que les  postes de responsabilité leur reviennent de droit, et les jeunes revenus des pays d’exil, souvent dotés de diplômes et de qualifications.

Dans un bar, le Havane, les «Jubanos » des jeunes revenus de Cuba tentent d’emporter les rythmes caraïbes dans cette ville plutôt férue d’hymnes et de cantiques…

Joseph, revenu du Kenya après des études d’informaticien, le reconnaît : «  si nous avons chassé les gens du Nord, souvent les Arabes musulmans, nous allons être confrontés à d’autres rivaux, non seulement notre propre diaspora, mais aussi les ressortissants des pays voisins. Aujourd’hui déjà, les commerces d’alimentation sont tenus par des Ougandais, les hôtels et les restaurants par des Ethiopiens, les Kényans sont nombreux dans l’informatique et les services… »

Quant à la communauté internationale, et surtout les Américains, bien décidés à soutenir le nouvel Etat, son aide sera indispensable  afin d’aider les Sud Soudanais à faire bon usage de leurs ressources, le pétrole, l’uranium, les terres cultivables. Mais nombreux sont ceux qui, comme Joseph, assurent déjà que « l’aide, c’est bon pour un temps mais nous devons au plus vite apprendre à nous en passer… Nous avons trop longtemps vécu sous perfusion… »

COLETTE BRAECKMAN

4 janvier 2011

Kinshasa tire les leçons de la Côte d’Ivoire

Catégorie actualité, commentaire

La lutte pour le pouvoir en cours en Côte d’Ivoire a des répercussions au Congo, où des élections présidentielles sont prévues pour novembre prochain : le ministre de l’Information et porte parole du gouvernement Lambert Mende Omalanga a déclaré qu’il était envisagé de proposer une modification de la Constitution, afin de remplacer le scrutin présidentiel à deux tours par une élection à un tour seulement. Cette réflexion était déjà en cours, pour des raisons budgétaires entre autres, mais les évènements de Côte d’Ivoire pourraient précipiter la décision : «nous avons frôlé le pire en 2006 » assure le ministre » et nous voulons aujourd’hui, à tout prix, éviter tout risque de dérive identitaire, comme en Côte d’Ivoire, en Guinée ou au Kénya… »

lire la suite