27 novembre 2011

La course contre la montre arrive à son terme

Catégorie actualité

A quelques heures du début de l’ouverture des bureaux de vote, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda n’a plus qu’une seule prière à adresser au ciel : « que la pluie se mette en vacances » et permette aux 32 millions d’électeurs d’exprimer démocratiquement leur choix. Car pour le reste, le président de la commission électorale indépendante, auquel bien peu, en avril 2011, accordaient la moindre chance de réussite, affirme qu’il a tenu son pari : à travers tout le pays, le matériel électoral a été déployé et sur 169 centres de vote, seuls 12 demeuraient à pourvoir dimanche après midi.

Mulunda a vivement remercié le gouvernement, mais aussi la Monusco, dont les hélicoptères et les avions ont travaillé sans relâche pour acheminer les bulletins jusque dans les coins les plus reculés. Rassurant, il a expliqué que les bureaux de vote seraient ouverts onze heures durant, de 6 heures du matin à 17 heures, mais qu’aucun électeur ne serait exclu « si vous êtes dans la file, vous voterez »…Qu’en est il des accusations de fraude qui déjà se multiplient ? « Les bulletins déjà remplis ? Amenez les moi » Les bureaux fictifs : «  c’est une injure,  il y a eu des erreurs de repérage, mais elles ont été corrigées » Les doublons ? « les listes ont été nettoyées .. » « De toutes façons, explique le pasteur, « dans chacun des 18 .000 bureaux de vote, les bulletins seront dépouillés sur place et les résultats affichés immédiatement, contresignés par les témoins de tous les partis. Il n’y aura pas de transport des urnes, puisque les résultats seront envoyés par voie électronique. »

Ces élections, qui seront de toutes façons controversées voire récusées, se déroulent sous haute surveillance : aux 99.426 observateurs nationaux s’ajouteront 786 internationaux,  et plus de 2000 journalistes nationaux et étrangers.  L’homme de Dieu les exhorte en termes religieux « ne nous soumettez pas à la tentation, délivrez nous du mal… » Dans l’hypothèse où l’un  des candidats, devançant les résultats du dépouillement, se proclamerait  président, le président de la CENI refuse de répondre : « c’est illégal, la loi devra s’appliquer. » Et le bâton de poindre : « les medias qui relaieront des appels à la violence ou des déclarations illégales seront fermés… »A bon entendeur…