11 janvier 2012

Le mystère du super gendarme

Catégorie Non classé

Ancien gendarme de l’Elysée, le capitaine de gendarmerie Paul Barril n’a jamais été auditionné dans le dossier rwandais où il fut cependant omniprésent. A la veille du 6 avril 1994, il est vu à Kigali, puis  au Burundi ; durant le génocide il se rend en mission dans les zones contrôlées par les forces gouvernementales et en juin, au lendemain de la publication d’un article dans « le Soir » évoquant la responsabilité de ressortissants français dans l’attentat, il apparaît sur France 2. Il  brandit  alors la boîte noire du Falcon présidentiel, que la société Dassault reconnaîtra comme un  simple « coupleur d’antennes » mais cette manœuvre permet au capitaine Barril d’assurer que l’armée rwandaise dispose de preuves établissant la responsabilité du FPR dans l’attentat. Les opérations de diversion  ont commencé. Par la suite Barril assurera avoir retrouvé  les missiles, dans le cadre d’une mission dont l’avait chargé Mme Habyarimana, plus tard il fournira traducteur et témoins au juge Bruguière.

Paul Barril avait aussi travaillé pour François de Grossouvre, le conseiller de François Mitterrand pour l’Afrique, retrouvé « suicidé » dans son bureau de l’Elysée le 7 avril 1994.

L’ex gendarme, qui connaissait très bien Hubert Vedrine, le secrétaire général de l’Elysée à l’époque, sait probablement beaucoup de choses à propos du Rwanda, mais on ne lui a jamais demandé de s’exprimer sous serment sur ce sujet. C.B.