17 avril 2012

Pour rêver des trésors du Congo

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Chantal Tombu et Alain Huart ont pris un engagement pour les dix prochaines années : publier sur chacune des onze provinces du Congo une monographie qui allie les informations touristiques, l’approche anthropologique et culturelle et l’aperçu économique.

Le premier de ces ouvrages, consacré au Bas-Congo, est à la fois hétéroclite et fascinant : d’un côté, il invite les « fûtés » et les « routards » à  faire le voyage et leur communique une multitude de « bons plans », qu’il s’agisse des séjours, des excursions, des logements pas trop chers, des lieux où s’attarder devant une bière fraîche ou devant les spécialités locales. Mais de l’autre, les auteurs s’attachent à retrouver les traces que l’histoire  a laissées, qu’il s’agisse de la traite esclavagiste ou des premiers pas des explorateurs puis des colons.

L’évocation des caravanes esclavagistes qui parcoururent la région est passionnante, surtout lorsque les auteurs retrouvent les gestes et les traditions qui furent emmenés par les populations «kongo » d’Angola et du Bas Congo, jusqu’à Cuba, au Brésil ou en Haïti.

A Boma, les voyageurs retrouvent le Congo de Stanley, du lointain Léopold II ; les auteurs font une incursion par le musée de Kinshasa, puis parcourent la ville et font revivre l’épopée de ceux qui se préparaient à remonter le fleuve. Plus loin dans le Mayombe, l’histoire cède la place au souci de préserver la forêt tropicale, aux mécanismes qui devraient permettre à la fois de protéger les arbres et d’assurer un revenu aux paysans  et il apparaît que les recettes de l’éco tourisme pourraient contribuer à satisfaire les deux impératifs.

Photos, maquettes, dessins ponctuent cet ouvrage superbement édité, qui est à la fois un compagnon de voyage et un livre de collection.

Moins connue que le Bas Congo,  la région du Haut Uele a également fait l’objet d’une importante monographie : plusieurs auteurs liés au Musée de Tervuren, sous la direction de Jean Omasombo, ont retracé l’histoire de cette région voisine de la frontière soudanaise, qui a été particulièrement perturbée par les troubles qui ont suivi l’indépendance. C’est là en effet que se déploya la rébellion des Simba, c’est par l’Uele que les « rebelles » mis en déroute par l’armée de Mobutu se taillèrent une échappée vers le Soudan. Cette région, relativement peu visitée, jusqu’à aujourd’hui, est cependant très riche sur le plan culturel, malgré les destructions opérées par les missionnaires. Les statuettes et les instruments mangbetu sont d’une qualité remarquable, le parc national de la Garamba est considéré par l’Unesco comme un chef d’œuvre en péril. Car le péril  subsiste encore : cette région est toujours menacée par la guerre, par les incursions des pasteurs bororos, par la convoitise des groupes armés attirés par l’or de Kilo Moto. Cette monographie là est trop volumineuse pour être emmenée en voyage, mais elle représente sans doute le document le plus exhaustif jamais consacré à l’une des plus fascinantes  régions du Congo.

Chantal Tombu et Alain Huart, Bas Congo, éditions Weyrich-Africa

Haut Uele, trésor touristique, sous la direction de Jean Omasombo Tshonda, publié par Le Cri, Africa (musée royal de l’Afrique centrale)

17 avril 2012

Ces survivants qui gènent les “brouilleurs d’image”

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En ce mois d’avril où le Rwanda se consacre au souvenir des victimes du génocide des Tutsis –un million de morts en trois mois, on ne le rappellera jamais assez- le petit livre clair et incisif de Dominique Celis « gêneurs de survivants » (1) vient à son heure. L’auteur, comme bien d’autres avant elle, retrace l’enchaînement du malheur, la montée en puissance du Hutu Power, la préparation puis le déroulement des massacres, leur mode opératoire et l’intervention du Front patriotique rwandais qui mit fin aux tueries et installa un autre pouvoir le 4 juillet 1994. Tout cela, mis en perspective en termes précis, est connu, mais mérite d’être rappelé sans complaisance. Cependant, l’intérêt de l’ouvrage est ailleurs : loin des circonlocutions et de l’équilibrisme, l’auteur, dès l’introduction, abat  ses cartes. Le propos est clair : « ce livre a été écrit pour qu’il soit pris acte d’un fait : en 1994, les Tutsis ont été exterminés par les extrémistes hutus, avec la collaboration de la France, la complicité directe de la Belgique et la complicité indirecte du reste de l’humanité. Par stratégie négationniste, des inexactitudes ont été répandues sur le régime rwandais mis en place depuis 1994 et j’ai décidé de les relever. »

A l’heure où,  à Bruxelles et ailleurs, des messes sont dites en mémoire des Hutus qui auraient été victimes d’un « deuxième génocide », à l’heure où des révisionnistes désireux d’occulter les crimes de 1994 concluent des alliances contre nature avec des politiciens et des généraux en rupture avec Kagame pour des raisons diverses (dont des charges de corruption), ce livre remet les pendules à l’heure.

En Belgique, qui accueille une diaspora nombreuse et dynamique, forte d’au moins 40.000 personnes, ce type de discours est rare. Bien souvent, c’est dans le silence sinon la honte que les rescapés sont amenés à croiser des membres éminents de l’Akazu, des dignitaires ou des tueurs ordinaires rentrés dans l’anonymat.

L’auteur ne nie pas, loin s’en faut, les difficultés de la reconstruction d’un Rwanda nouveau, les aléas d’une cohabitation exceptionnellement difficile -dans quel pays au monde a-t-on vu bourreaux et victimes être obligés de se croiser sur les mêmes collines ?- voire les critiques que suscite le régime dans plusieurs franges de la population.  Mais le « brouillage de la vérité des faits » est énergiquement dissipé : il apparaît de plus en plus que le négationnisme se cristallise sur les critiques adressées  à la gestion, ou à la personne du chef de l’Etat, le président Kagame, accusé de dérive autoritaire voire criminelle dans sa gestion de la presse et de ses opposants. Or « c’est du génocide des Tutsi dont il est question, et non d’apprécier ou non Paul Kagame, cela importe peu. »

Au passage, l’auteur égratigne les « donneurs de leçons » occidentaux, qui « participent d’une logique ethnocentriste, selon laquelle l’Occident continue d’être la référence ultime en matière d’organisation de la société civile et de l’ Etat ». Elle suggère qu’au Rwanda précisément, l’Occident a perdu tout droit de donner quelque leçon que ce soit et s’étonne du crédit dont jouit l’opposante Victoire Ingabire, qui a ouvertement collaboré avec des groupes génocidaires et propagé une idéologie, celle du « peuple majoritaire »  qui est dorénavant interdite par la loi.

A travers ce petit livre sec et incisif, on sent aussi une douleur qui affleure, celle des survivants. Entre les lignes, on devine le chagrin de ceux qui ont perdu des familles immenses et se demandent pourquoi ils ont été épargnés. On lit la demande de ceux qui voudraient qu’on les comprenne, qui souhaiteraient qu’avant de juger, on essaie de mesurer les défis immenses auxquels est confronté un régime qui a essayé de briser le cycle de la haine et de l’exclusion, qui a misé sur la citoyenneté.

Dominique Celis, Gêneurs de survivants ! La question du génocide des Tutsi, collection « Liberté, j’écris ton nom » 10 euros

12 avril 2012

La deuxième mort de Chebeya?

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Les Congolais auront-ils l’occasion de voir le dernier film de Thierry Michel «l’affaire Chebeya, un crime d’Etat» Rien n’est moins sûr. Le ministre congolais de la Justice, Luzolo Bambi, a demandé à la commission nationale de la censure (qui, hélas, existe encore…)d’empêcher la diffusion de ce film qui retrace un procès hors du commun<TH>: celui des huit policiers jugés par la Cour de Justice militaire pour l’assassinat du militant des droits de l’homme. Cette interdiction est d’autant plus paradoxale que le cinéaste avait été autorisé à filmer toutes les séances de ce procès public. Thierry Michel en avait ramené un film nuancé, qui se regarde comme un polar, à ceci près qu’il n’y a pas de fiction et que certains des protagonistes ont des têtes de barbouzes plus vraies que nature tandis que d’autres inspireraient plutôt la pitié. Même si le général Numbi, considéré comme le suspect numero un, (avec lequel Chebeya avait rendez vous) n’a pas été invité à comparaître, le procès avait été largement médiatisé tandis que le film, qui a déjà reçu de nombreux prix, en France et en Belgique poursuit une carrière internationale. Le cinéaste comptait présenter son oeuvre dans divers lieux culturels au Congo en juillet prochain et il considère que sa diffusion, à l’instar du procès lui-même, représente un test de maturité démocratique.
Qu’il s’agisse du film ou de la sordide réalité de l’assassinat, l’affaire Chebeya appartient déjà à l’histoire du Congo et ce n’est pas la <petite cuiller» d’une censure irréfléchie qui pourra arrêter le flot des émotions…
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9 avril 2012

Attentat du 6 avril: une version burundaise à verser au dossier

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Selon Deo Ngendahayo, la  réunion de Dar es Salaam qui précéda la mort du président Habyarimana était consacrée… au Burundi

« On lui avait dit qu’il ne ferait pas plus d’un mois au pouvoir… A la veille de son départ pour Dar es Salaam, le président burundais Cyprien Ntariyamira avait fait remarquer à ses collaborateurs qu’il y avait déjà trois mois qu’il avait succédé à Melchior Ndadaye, assassiné  en novembre 1993.  Vingt quatre heures plus tard, il trouvait la mort dans le Falcon 50 qui ramenait à Kigali le président rwandais Habyarimana… »

Depuis 17 ans, la polémique concernant l’attentat contre l’avion du président rwandais enflamme l’opinion car ce crash est généralement décrit comme l’élément déclencheur du génocide qui emporta un million de Tutsis et d’opposants hutus. lire la suite

8 avril 2012

Rwanda: les flèches de Théogène Rudasingwa

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Dix  huit ans déjà… Au Rwanda, mais aussi à Paris, Bruxelles et dans d’autres capitales, les Rwandais ont célébré, dans le recueillement, l’anniversaire du 7 avril, date  qui marque le début du génocide, au lendemain de l’attentat contre l’avion du président Habyarimana.

A Bruxelles, une stèle a été inaugurée en mémoire des victimes. La journée a été placés sous le thème “apprenons notre histoire pour façonner un avenir brillant”. Samedi soir,  une veillée a réuni à Auderghem une assistance nombreuse qui, dans un silence presque religieux, a écouté les témoignages de survivants et de rescapés, aussi poignants qu’aux premiers jours. lire la suite

4 avril 2012

Bosco démontre sa force à Goma

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La démonstration de force du général Bosco Ntaganda a produit l’effet escompté : Goma vit à nouveau dans la peur. Depuis lundi en effet, des jeeps blindées, chargées d’hommes lourdement armés sillonnent la capitale du Nord Kivu et des mouvements de troupes sont enregistrés plus au nord, à Rutshuru et vers Runyoni, du côté de la frontière rwandaise.  Les observateurs redoutent une dissidence au sein du 804eme régiment des Forces armées de la RDC, sinon une nouvelle rébellion. lire la suite

3 avril 2012

Hallucination collective?

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Depuis le scrutin du 28 novembre, les témoignages de désordres, d’irrégularités se sont amoncelés. Même s’il est vrai que les violences imputables à l’opposition (véhicules et personnel de la CENI attaqués, provocations multiples) n’ont pas été suffisamment relevés,  il n’en demeure pas moins que, dans bien des cas, les résultats finaux annoncés dans les centres de compilation différaient des procès verbaux affichés dans les heures suivant le vote. En plus des aléas d’un scrutin à la proportionnelle, la question de la manipulation s’est clairement posée.

D’ailleurs la sagesse populaire confirme les remarques de la plupart des observateurs puisqu’elle assure que les députés sont « nommés » au lieu de dire qu’ils sont « élus » !

Le pasteur Mulunda récuse les reproches avec une vigueur qui autorise trois hypothèses : soit la plupart des témoins occidentaux ont été victimes d’une hallucination (d’une intoxication ? ) collective, soit l’homme de Dieu est dans le déni de la réalité,  soit la réalité serait plus complexe.

Car il est exact que des personnalités haut placées au sein du régime, voire proches du chef de l’Etat, et ne manquant ni de notoriété ni de moyens ont été recalées. Peut-être ces anciens mobutistes, ou ces « grognards » du régime, amis de la première heure de Laurent Désiré Kabila et de son fils n’étaient ils pas membres d’un autre « club », celui du « pouvoir parallèle » si souvent dénoncé ? Un pouvoir qui aurait, lui, imposé la liste de ses favoris ?

S’il ne s’agît là que d’une supposition, ce qui est certain, c’est que les élections ont été marquées par le désordre, que les membres de la CENI, débordés, ont très mal communiqué, alimentant ainsi la suspicion. Quant aux observateurs, ils auraient du s’engager en plus grand nombre et éviter de prendre la poudre d’escampette au lendemain du scrutin…

3 avril 2012

Le pasteur Mulunda se défend face aux critiques

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INTERVIEW Du chef de la CENI

Au vu des critiques qui se multiplient à l’encontre de la CENI, allez vous tirer les leçons de l’échec ?

Les critiques, cela va passer… N’oubliez pas que lors des élections de 2006, l’abbé Malu Malu a proclamé les résultats protégé par des chars de combat…Après cinq ans, nous avons passé l’étape la plus difficile, celle de l’apprentissage de la démocratie et je suis satisfait d’avoir réussi. L’organisation des élections dans les délais prévus a représenté  un véritable tour de force car ce n’est que le 3 mars 2011, huit mois avant la fin du mandat du président, que la CENI a été mise en place.

Pourquoi était il aussi important de respecter les délais, un report n’aurait il pas été préférable ?

Pour la classe politique congolaise, tout dépassement du délai constitutionnel devait obligatoirement conduire à un gouvernement de transition à ce qu’on appelle ici « le partage équitable et équilibré du pouvoir », sans passer par les élections. Pensant que les élections n’auraient pas lieu, les partis n’avaient même pas préparé de vraie campagne électorale ! Nous avons refusé ce report car nous tenons à ancrer ce pays dans la culture des élections, de la consutation du peuple tous les cinq ans.  Si nous n’avions pas organisé les élections, il y aurait eu une crise de légitimité et peut-être même une nouvelle guerre. Le « péché initial » qu’on nous a reproché,  c’est d’avoir abandonné le scrutin à deux tours. Mais ce dernier portait le risque d’affrontements violents…Le pire a été évité… lire la suite

28 mars 2012

Le ministre et la fenêtre d’opportunité

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Lorsqu’il décida de se rendre au Congo, Didier Reynders savait qu’il s’engageait en terrain miné : la contestation des élections ne s’est pas apaisée et en Belgique, la proximité des élections communales (auxquelles participera la diaspora congolaise) aiguise les flèches des partis d’opposition. Sur place cependant, le ministre a découvert une situation moins bloquée qu’on n’aurait pu le supposer : le formateur Mwando Simba a terminé son tour de piste, il est question de créer une « majorité parlementaire » plus vaste que la stricte « majorité présidentielle » et ouverte à certains courants de l’opposition ; un Premier Ministre pourrait être bientôt nommé, avec pour mission première d’enfin accorder la priorité au « social », c’est-à-dire les emplois, l’éducation, la santé, l’Assemblée nationale pourait être mise en place dans les jours à venir.  C’est en tous cas ce que le chef de l’Etat et ses proches ont tenu à expliquer au Ministre. lire la suite

28 mars 2012

Quand Reynders, involontairement, accélère le délitement de l’UDPS

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« Notre parti était tout à fait disposé à rencontrer M. Reynders. M. Tshisekedi avait désigné lui-même les trois membres de la délégation, dont le secrétaire général adjoint. C’est en entendant les propos tenus par le ministre à la RTBF lundi matin qu’il a subitement décidé d’annuler la rencontre. M. Reynders n’avait-il pas déclaré que, de toutes façons, il ne remettrait pas en cause l’ordre d’arrivée des candidats ? Tshisekedi en a conclu que non seulement ces propos étaient maladroits, mais que notre parti n’avait rien à dire à votre ministre, qui se prononçait ainsi sur un point sensible aux yeux de millions de Congolais… »Albert Moleka, porte parole de l’UDPS et directeur de cabinet de Tshisekedi est formel : avant même de s’envoler pour Kinshasa, Reynders avait déjà commis une gaffe !

L’interdit décrété par le président de l’UDPS, qui ne se considère plus comme le chef de l’opposition, mais comme le vrai président élu, n’allait pas empêcher deux députés de son parti, M. Remy Massamba et Sammy Badibanga,  de se présenter discrètement mercredi matin à l’ambassade de Belgique et de s’entretenir durant une heure avec le ministre des Affaires étrangères, évitant soigneusement tout contact avec la presse. Une heure plus tard, venant de Limete, d’où les équipes de la RTBF venues aux nouvelles avaient été chassées, le verdict tombait : les deux imprudents étaient exclus du parti !

Involontairement, M. Reynders a ainsi accéléré le délitement d’un parti qui, à l’issue des élections du 28 novembre,  est apparu comme la principale formation de l’opposition, avec 41 sièges sur 500 et qui se trouve aujourd’hui confronté à une grave crise interne.

En effet,  M.  Tshisekedi refuse de reconnaître la légitimité de la future Assemblée et il  interdit aux élus de l’UDPS d’y occuper leur siège. Or à ce  jour, 38 députés élus ont décidé de passer outre et de siéger à l’Assemblée, avec le travail, les avantages et les responsabilités que cela implique.

Au sein du parti, les plus intransigeants sont précisément… ceux qui n’ont pas été élus et n’ont donc rien à perdre ainsi que les membres de la proche famille du vieux leader qui est de plus en plus seul pour mener sa dernière bataille.