…C’est là qu’on se rend compte de la différence entre le tournage d’un documentaire et celui d’un sujet journalistique de type JT. Dans le premier cas, la relation avec les “sujets” est très importante, dans le second on s’en fiche un peu puisqu’on se tire dès qu’on a la matière -càd 5 minutes de réponses à des questions.

Dans le premier cas, il faut montrer patte blanche, amadouer, montrer ses intentions, démontrer ce que chacun a à y gagner… Un docu de type “humain” ne peut se faire sans le consentement de ses protagonistes, et sans que ceux-ci s’y investissent un minimum.

Ca a l’air tout bête comme ça, mais pour une journaliste qui s’est longtemps pas mal foutue qu’on l’aime bien ou non, c’est un drôle d’apprentissage.

Tout ça pour dire que la directrice du centre Louise Michel vient de poser de nouvelles conditions à notre tournage (rappelons que depuis le mois de mai, nous faisons des allers-retours Liège-Bruxelles sans caméra pour expliquer au personnel le pourquoi du comment et du quand). Des conditions qui ne nous arrangent guère puisque nous devons abandonner 3 des 5 “personnages” autour desquels nous souhaitions articuler notre travail.

Ce qui signifie qu’on peut jeter les 3/5 des premières -magnifiques- images que nous avions tournées la semaine dernière.

(C’est le moment de se souvenir que nous devons avoir livré notre webdocu pour le premier janvier, because financement public du Fonds pour le journalisme)

Donc j’ai envie de crier zut, flûte, crotte… (et pas chier, parce que chier c’est pas poli.)

Bon, hurlons un bon coup la tête bien écrasée dans un oreiller.

Myriam