On parle des coulisses, de ses sentiments, des impressions, mais pas encore de l’aspect technique. Comment travaillons-nous à ce webdocumentaire, avec quel matériel?

Pas simple, et plein de rebondissements. Impossible d’avoir du matériel ultra professionnel, il faut donc gérer avec ce qu’on a, essayer de trouver du matos à prêter (ce qui ne fonctionne pas souvent), etc.

Bref, on fait avec les moyens du bord, sans pour autant faire quelque chose d’absolument dégueu. Il faut pour ça être innovant, et ne pas avoir peur de tester de nouvelles choses. En l’occurence, on filme avec… un appareil photo !

Tournage

On filme avec le Canon 550d et ses deux objectifs livrés en kit (le maigre salaire de journaliste m’a empêché pour l’instant d’acheter de meilleurs objectifs). On a donc un 18-55mm f3.5-5.6 et un 55-200mm f4-5.6.

Le son est pris de plusieurs manières (tournons bien, tournons safe)

Un micro stéréo Sony ECM-MS907 est branché sur un minidisc Sony et perché au-dessus de la scène.

Un Zoom H4n est griffé sur le Canon 550d et enregistre en stéréo à 120°

Et puis, au cas où (touchons du bois), le micro intégré de la caméra enregistre aussi, ce qui permettra surtout une synchronisation plus facile au montage.

Pour les interviews, nous utilisons un Lavallier AKG C 417 en alimentation phantom branché sur le Zoom, avec le souci que le Zoom H4n a de mauvais préamplis (donc du souffle).

Montage

Ca reste assez classique. Montage sur Final Cut Pro, sous-titrage en Motion, son traité avec Audacity ou Soundtrack, c’est selon, et puis qui sait, peut-être un peu d’After Effects.

Comme l’image enregistrée avec le Canon 550d est compressée en H264 et qu’on a le temps, je décompresse les rushes en Apple Prores 422 pour profiter un max des possibilités de Final Cut. On monte tous ensemble, mais au cas où, le tout est sur un disque dur Firewire pour pouvoir s’échanger le projet.

Quant au webdéveloppement, on en parlera plus tard, mais je vous tiendrai au courant !

Joan