Ouf, cela fait déjà dix jours que je n’ai plus écrit. Le temps passe (trop) vite.

Que s’est-il passé ces derniers temps? Déjà, le webdocu avance (heureusement qu’il ne recule pas, déjà). La semaine passée, Myriam et moi avons eu l’occasion de filmer… une IVG (interruption volontaire de grossesse). Argh (comme dirait Myriam). Je ne m’attendais pas à ça. La proposition m’a prise au dépourvu.

Bon, par contre, c’est génial pour nous ! Quelle chance d’avoir pu y participer pour notre webdocumentaire. C’est déjà compliqué de filmer avec les patientes pour des entretiens avec des psys ou des médecins, alors une opération. Chaud !

Bref, j’étais un peu stressé au début. Pour pas grand chose en fait.

Eh bien les amis, c’est pas si terrible que ça une IVG. Désolé pour les amateurs de gore, ça se passe très vite (quelques minutes max, 20 minutes en tout avec les papiers, les vérifications, le déshabillage, et le rhabillage), et assez bien.

L’IVG est une petite opération, désagréable à certains moments, mais vraiment pas de quoi fouetter un chat. Par contre, il faut préciser que la patiente était quelqu’un de propre et d’éduquée. Avec certains publics, ce n’est pas forcément pareil. L’opération est la-même, mais la patiente peut hurler de peur (ce qui est assez impressionnant), ou bien l’hygiène peut ne pas être au rendez-vous ! Beurk (mais ça n’engage que moi).

Quant à moi, ben pas grand chose en fait. J’ai de chouettes plans, dans le respect complet de la patiente. Et puis quand on est l’oeil collé au viseur de la caméra (ici sur l’écran du Canon), on est un peu déconnecté de la réalité. Je pensais plus à la lampe qui était dans mon champ qu’à ce qui se passait devant moi (d’ailleurs, voilà une petite image tirée de la vidéo, profitez aussi de la qualité de l’image réalisée avec le Canon 550d).

Un moment particulier en tout cas, intime, et qui change les choses aussi. Au Centre Louise Michel, on considère que pour parler correctement d’une IVG, il faut avoir participé à une. Et bien je ne puis qu’être d’accord. Ca démystifie complètement le bazar.

Alors je ne sais pas si c’est normal ou pas, mais par contre, ça ne m’a pas affecté du tout, ni perturbé mon sommeil. Je suis assez insensible à toutes ces choses-là dès que je les considère comme faisant partie “du boulot”. Juste après l’opération, Claudine, la directrice, me demandait ce que ça m’avait fait… “Ben euh… rien” ! J’étais presque gêné de n’avoir pas ressenti grand chose.

Sur ce, on continue le travail, et on continue à apprendre !

Joan