Myriam vous le disait dans l’article d’hier, nous avons participé à une deuxième IVG ce lundi. Une opération qui a illustré un autre aspect du Centre Louise Michel : la collaboration.

Je me souviens au début du tournage, back to début november, lorsque Myriam avait été déçue : nous avions choisi nos personnages clés, mais ils ne convenaient pas. L’une des médecins, notamment, était trop jeune dans l’équipe.

A l’époque, j’avais accepté sans broncher. Je ne me laisse pas abattre par si peu. Par contre, je comprends aujourd’hui pourquoi. Dans le Centre Louise Michel, le principal, c’est l’équipe !

Il faut une collaboration parfaite entre tous : assistants sociaux, psychologues, et médecins. C’est nécessaire pour la moindre des tâches : contacter un laboratoire, accueillir une patiente, et aussi… pour une interruption volontaire de grossesse.

Sur la table d’opération, une jeune de 16 ans. A cet âge-là, la mécanique de la femme ne fonctionne pas forcément de la même manière qu’une femme de 30 ans. Alors autant vous dire qu’à 11 ou 13 semaines de grossesse, il est important que le col soit dilaté. Et bien dilaté.

Pas forcément simple. Gilles, qui pratiquait l’opération, rencontrait donc quelques difficultés. Et c’est là qu’on a vu l’importance de la coopération. Il a appelé Danièle, sa collègue bien plus expérimentée, à l’aider. Ce n’est pas du tout un échec pour lui. Il est encore jeune médecin. Par contre, c’est extrêmement courageux de dire qu’on a besoin d’aide, et ça fait même de lui un meilleur médecin. Impressionnant aussi le mécanisme qui se met en place là-bas. A la fois, c’est humain et solidaire, mais drôlement efficace !

Joan