Au début, Ramesh Mehta le reconnaît, être diamantaire et indien, ce n’était pas évident. « Lorsque nous sommes venus ici, les gens n’ont jamais pensé une seule seconde qu’on serait intelligents. Ils avaient tous à l’esprit une image négative de l’Inde, celle d’un pays pauvre. »
Mais les Indiens sont très malins et ils dominent désormais le marché du diamant anversois : « Depuis l’enfance, nous voulons devenir patron de notre propre entreprise. Nous n’aimons pas être sous les ordres de quelqu’un. C’est pour ça que nos parents nous forcent à bien travailler à l’école, nous obligent à apprendre, avec beaucoup de sérieux, les mathématiques, insiste-t-il avant d’ajouter : Quand vous savez bien calculer, vous êtes toujours quelqu’un de brillant. Nous avons pris le contrôle du marché aux dépens des Juifs en faisant moins de bénéfices qu’eux. ».
Sébastien Porcu
