Voici la carte du bien-être en Wallonie

Le gouvernement wallon a demandé à l’Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique (Iweps) de lui fournir une palette d’indices qui peuvent témoigner de l’état réel de la société wallonne, de Comines à Saint-Vith. Ce travail est en cours. Mais les premiers résultats font notamment apparaître une carte du bien-être en Wallonie, totalement inédite.

Une carte dressée à partir d’un indice, qui réunit de nombreuses données: sécurité routière, criminalité, revenus, places d’accueil pour la petite enfance, pollutions, accès à l’emploi, accès au logement (prix des terrains à bâtir), pourcentage de ménages monoparentaux, accès à la santé, désaffection électorale, accès à un commerce alimentaire de proximité… Il s’agit d’une revue de détail (certes discutable, mais riche) des «facteurs favorables au bien-être».

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legendeicbeLégende: La carte reprend des nuances de vert du plus clair au plus foncé selon que l’indice ICBE de la commune est bas (0,42 pour le plus faible) ou haut (0,65 pour le plus élevé). La moyenne wallonne est de 0,55.

Parmi les communes qui performent le mieux à ce classement du bien-être: Ottignies-Louvain-la-Neuve, Amblève et Saint-Vith. Parmi les plus «malheureuses»: Farciennes, Châtelet, Colfontaine. Découvrez les résultats de votre commune grâce à la carte ci-dessous.

Explications: L’indice des conditions de bien-être développé par l’Iweps est un outil complexe. Il passe en revue de nombreuses données: sécurité routière, criminalité, revenus, places d’accueil pour la petite enfance, pollutions, accès à l’emploi, accès au logement (prix des terrains à bâtir), pourcentage de ménages monoparentaux, accès à la santé, désaffection électorale, accès à un commerce alimentaire de proximité, taux d’attribution de logements publics… Il serait tentant d’en faire une mesure du bien-être wallon et d’en tirer un classement. Ce n’est pas tout à fait cela. Un ICBE élevé ne signifie pas automatiquement qu’il s’agit d’une commune «où il fait bon vivre». Il s’agit d’une revue de détail (discutable, mais riche) des «facteurs favorables au bien-être». On peut avoir une bonne position sur certains éléments et une moins bonne sur d’autres. Un petit village peut profiter d’un environnement idyllique, mais être défavorisé en matière de mobilité. Enfin, il ne suffit pas d’être «dans de bonnes conditions» pour être d’office heureux. Ainsi, disposer d’un bon accès aux services de soins ne signifie pas automatiquement qu’on est en bonne santé.

Textes: Michel De Muelenaere; infographies: Gil Durand

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