Le projet de plan circulaire du métro bruxellois qui fait le buzz

Refaire le plan de la Stib? C’est l’idée d’un journal participatif de Schaerbeek.

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Refaire le plan de la Stib ? L’idée fait son chemin depuis lundi via les réseaux sociaux, grâce à Mathieu, rédacteur sur www.ezelstad.be, le site du journal participatif de Schaerbeek, avec ce schéma très novateur, fait de cercles concentriques autour de la station de métro De Brouckère. A l’origine, il y a le constat du docteur Maxwell Roberts, cartographe à l’université d’Essex : le modèle actuel des réseaux de transports urbains ne marche plus. Sur ce modèle, imaginé en 1933 par Harry Beck pour le métro de Londres puis adapté dans les grandes villes du monde, les lignes ne se déclinent qu’en trois angles, horizontalement, verticalement et à quarante-cinq degrés.

Mais, selon le Dr Roberts, ce qui fonctionnait avec un petit réseau il y a quatre-vingts ans ne marche plus aujourd’hui. « Le problème, c’est que chaque réseau est différent, expliquait-il lors d’une conférence à l’Université du Sussex en 2013. Chacun a différentes connexions, différentes formes, différentes tailles. » Il a donc imaginé de nouvelles formes adaptées aux réseaux de Londres, de Paris… et de Bruxelles, avec cette carte circulaire. Il faut dire que le plan actuel du réseau de la capitale est très critiqué : difficile de s’y retrouver entre les lignes de métro, prémétro, tramway et bus.

Alors que pense la Stib de l’idée du Dr Roberts ? « Nos services l’ont étudiée longuement, explique la porte-parole Françoise Ledune. Le souci, c’est que beaucoup de lignes de bus croisent le métro. » Des lignes de bus que le plan circulaire n’a pas représentées. Très aéré, il semble difficilement conciliable avec le quadrillage de Bruxelles, « conçu comme une toile d’araignée », selon la porte-parole de la Stib. Sans oublier qu’un tel plan serait complètement déconnecté de la réalité géographique de la ville. « Quand le plan du réseau n’est pas calqué sur le plan des rues, je trouve ça plus dur de se repérer », reconnaît Morgane, étudiante à Saint-Gilles. Aujourd’hui encore, même si le réseau est très dense, les Bruxellois font souvent leurs trajets à pied entre deux stations. Pour l’instant, rien ne fait donc croire à une refonte immédiate du plan du réseau. Même si la Stib note l’idée : « quand nos experts auront le temps, ils feront l’essai », promet Françoise Ledune.

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