Notre ligne du temps pour comprendre les négociations autour du Pacte d’excellence

Les syndicats des enseignants ont rejeté en front commun, «sous sa forme actuelle», le Pacte pour un enseignement d’excellence .

Consultés ces dernières semaines, la CSC, la CGSP, le Setca-SEL, le SLFP et Appel ont exprimé leurs inquiétudes quant aux conséquences du Pacte en matière d’évolution de l’emploi, sur les conditions de travail, sur leur charge de travail, l’évaluation des personnels, leur bien-être ainsi que celui des élèves.
Tout en réaffirmant leur volonté de voir l’école évoluer et les inégalités scolaires diminuer, les syndicats enseignants ont rejetté les «incertitudes» actuelles autour de l’allongement du tronc commun jusqu’à 15 ans, ainsi que le renforcement programmé des directions et des pouvoirs organisateurs de l’enseignement. Concrètement, les profs redoutent de devoir en faire plus demain, d’être davantage contrôlés, avec une possibilité accrue de sanctions. La réforme envisagée de l’enseignement qualifiant esquissée dans le Pacte est aussi dénoncée.

Rendez-vous le 16 février

Interrogée jeudi matin en radio, la ministre de l’Éducation Marie-Martine Schyns s’est toutefois voulue sereine par rapport au refus des syndicats, tout en affichant sa volonté de mener à bien le Pacte, le plus gros chantier de la législature en Fédération Wallonie-Bruxelles. «Le statu quo n’est absolument pas une option et ça, tout le monde le dit», a-t-elle notamment insisté.

Les différentes parties prenantes du Pacte (syndicats, pouvoirs organisateurs, associations de parents) doivent se retrouver le 16 février prochain pour faire le point de la situation.

Ci-dessous, tous les moments-clés du Pacte d’excellence (ligne du temps).

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