Namur : un échiquier où tout est possible

Anne Barzin © Belga

Un accord entre le PS et le MR dans la capitale wallonne ? Même après avoir sondé les uns et les autres, il n’y a rien de concret à se mettre sous la dent. « A ce stade, c’est de la pure spéculation », lâche Willy Borsus, patron provincial du MR et bien informé au sein de son parti. « Je démens tout schéma pré-organisé pour les grandes villes. »

Et pour Namur en particulier ? « Le contexte y est spécifique, quelques sièges pouvant tout changer. J’entends circuler l’hypothèse d’un rapprochement entre PS et MR, mais comme on entend celle du maintien de la coalition existante, ou d’autres sur de nouvelles alliances. La parole sera aux citoyens. »

L’entourage direct d’Eliane Tillieux (PS) va dans le même sens. « Il n’y a même rien à dire là-dessus », assure un autre socialiste, Frédéric Laloux.

Ailleurs, l’affaire n’émeut guère. « Ces 20 dernières années, je n’ai pas connu d’élections communales où cette même annonce, concernant les deux grands partis, n’était évoquée », glisse Maxime Prévot, qui emmènera le CDH.

A Namur, les quatre partis se tiennent de très près. Le CDH n’est qu’à deux sièges du PS (13 et 15, Ecolo et le MR d’Anne Barzin étant à 10 et 9). Le CDH pourrait avoir intérêt à éviter le PS pour conserver le mayorat. Lequel PS s’affronte avec Ecolo sur un grand dossier : le schéma de structure, voulant baliser le développement de la ville à l’horizon 2025.

En définitive, l’électeur devrait avoir le dernier mot.

SCHARES,LUC
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