C’est avec une casquette d’échevin qu’il s’était présenté face à l’électeur, en 2006. Cette fois, Philippe Bontemps (CDH) part avec un bilan de six ans comme bourgmestre de Durbuy. L’homme l’annonce sans détour : il est candidat à sa propre succession, à la tête d’une liste d’ouverture. « Nous avons bien travaillé et les échos de la population sont favorables », estime ce vétérinaire, lequel avait créé la surprise en décrochant le plus grand nombre de voix, il y a six ans.
Philippe Bontemps s’appuiera sur des valeurs sûres, autour de lui, comme Laurence Jamagne, Vincent Dumoulin, Freddy Paquet, Véronique Balthazard… Une liste d’ouverture ? Oui, à en juger par la venue de deux libéraux, Françoise Gilles et Jean-Yves Henrotte. « Ils ont été séduits par le travail effectué », assure le mayeur, qui met en évidence parmi les réussites les chantiers de rénovation à Barvaux et Bomal. Pour de nombreux observateurs, si Durbuy reste le phare de la localité, les investissements sont aujourd’hui plus équilibrés dans cette commune de 41 villages.
Le CDH, avec le transfert de Françoise Gilles en cours de législature, a retrouvé une majorité absolue (onze sièges). « Notre objectif est de la garder après le 14 octobre », ajoute Philippe Bontemps. Le CDH gère Durbuy avec le PS. Le bourgmestre n’a pas l’intention de remettre en cause cette alliance. « L’entente est très bonne. Y aller seul n’aurait pas beaucoup de sens. Nous avons besoin de relais avec les autres niveaux de pouvoir, pour décrocher des subsides. Nos deux couleurs politiques nous ouvrent des portes », analyse-t-il. Parmi les gros projets dans les cartons, pour l’après 2012, figurent la construction d’un hall sportif, la revitalisation urbaine de Barvaux et la poursuite de la réfection des voiries.



