La Louvière : réussite populaire pour le complexe aquatique.

Jacques Gobert et le directeur de la piscine Michael Flasse sont fiers de la forte fréquentation de la piscine olympique. © AVPRESS

Une piscine olympique de 50 m à La Louvière. Dotée de surcroît d’un centre de bien-être comprenant un hammam, un sauna, de la luminothérapie. Sans oublier l’amusement des plus jeunes grâce à deux toboggans et une piste de surf unique en Belgique. « Nous avons aussi un autre argument très rare, le fond amovible du bassin qui permet de faire de la plongée mais aussi d’accueillir, en été, des plaines de jeux avec des enfants en bas âge », s’amuse le directeur des lieux, Michaël Flasse.

Et il peut sourire, le jeune patron du Point d’Eau. Le projet un peu fou d’implanter un tel endroit dans une cité comme La Louvière en a fait ricaner au beau milieu des années 90. Désormais, les baigneurs se bousculent au portillon. Le Point d’Eau accueille même des compétitions internationales de natation.

« Par le passé, La Louvière disposait de deux piscines publiques, rappelle le bourgmestre Jacques Gobert (PS). Une à Houdeng ouverte en 1971 et fermée en 2002 en raison de problèmes de stabilité. L’autre, inaugurée en 1955, se trouvait à la rue du Toisoul et a fermé en 2008. »

Dès 1997, le problème de rénovation et de mise en conformité des deux piscines s’est posé. Calculette sortie, la note pour réaménager les deux sites se serait élevée à plus de 10 millions d’euros. « Sans pour autant rencontrer les véritables besoins de la population qui avaient évolué avec le temps, ajoute le bourgmestre. La piscine ne suffit plus, il faut aussi des espaces de loisirs. »

Coup de folie ou coup de génie ? Le maïeur de l’époque, Michel Debauque, décide de construire un vaste complexe aquatique susceptible de drainer un large public. Et pas n’importe où : au cœur même de la ville, à proximité des gares SNCB et TEC et des principales écoles secondaires de la ville. Le projet de bâtiment est aussi écologique.

Aujourd’hui, la piscine inaugurée en 2008 draine du monde qui vient même de France. Mais elle n’est pas rentable : 650.000 euros de déficit annuel. « C’est un choix politique, réagit Jacques Gobert. Si c’était rentable, le privé s’y intéresserait. Mais elle est rentable socialement. Grâce aux faibles prix que nous pratiquons, nous accueillons une dizaine de clubs sportifs parmi lesquels celui de natation synchronisée qui s’est créé grâce à la piscine. Et la piscine amène des gens en ville. Sans compter que lors des compétitions, l’horeca fait le plein pendant plusieurs jours. »

Frédéric DELEPIERRE
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