La fin d’une époque ? Pas totalement, mais une chose est sûre, la vie des colleurs namurois d’affiches électorales va considérablement changer. Lundi soir, le conseil communal a décidé unanimement que la Ville ne mettrait plus à la disposition des partis et candidats de panneaux d’affichage en vue des élections communales et provinciales du 14 octobre prochain. Les seuls espaces encore disponibles seront donc les panneaux d’expression libre, également accessibles aux associations pour faire la publicité d’événements. Et bien sûr, il reste les domaines privés : fenêtres donnant sur la rue, jardins et autres champs.
Pour l’échevine en charge Françoise Kinet (MR), qui avait pris soin de négocier la chose au préalable avec tous les chefs de groupe du conseil, plusieurs raisons ont prévalu. Avant tout, le coût. Par respect d’équité, et considérant qu’une dizaine de listes sont attendues, il aurait fallu installer des panneaux de 12 mètres : un budget estimé à 30.000 euros. Et ce sans compter les heures de travail du personnel communal, la difficulté de trouver des endroits pouvant accueillir de tels panneaux (12 ont été identifiés au lieu de 23 auparavant, et encore, des localisations sont discutables), le gaspillage vu la très faible durée de vie d’une affiche (parfois quelques minutes avant d’être surcollée), etc.
Dans l’opposition, par la voix de Frédéric Laloux, le PS avalisait mais sans vouloir minimiser l’impact démocratique de ces affichages. D’où l’idée d’une annonce des listes dans Namur Magazine. Impossible à envisager, selon le bourgmestre Maxime Prévot (CDH), pour une question de délai de publication alors que les listes doivent être déposées le 13 septembre. Par contre, la publication d’un toutes-boîtes va être envisagée.



