Dinant : qui pourrait battre Richard Fournaux ?

Richard Fournaux, proximité et disponibilité côté pile, effets d'annonce et besoin d'exister côté face. © P.-Y. Thienpont

La question mérite d’être posée aussi sereinement que sérieusement. Mais qu’est-ce qui pourrait bien abattre politiquement Richard Fournaux ? Le maïeur réformateur au nœud papillon a traversé une saga judiciaire rocambolesque et qui humainement a laissé de profondes cicatrices, des tempêtes liées à des dossiers communaux particulièrement houleux, des oppositions parfois saignantes et pas seulement venant des politiques. Treize ans après l’attribution de la concession du casino de Dinant au groupe Accor, l’homme est toujours là. Et le tribunal correctionnel lui a donné raison. La procédure d’appel en cours, on le sait, ne donnera pas de verdict avant le scrutin. Richard Fournaux pourrait même revenir sur la scène supra-communale, comme du temps où il était sénateur. Dans son fief dinantais, il n’a jamais été boudé par l’électeur. Sa capacité à rebondir semble tenir de la balle magique, sa popularité étonne même dans son propre camp.

La recette ? Selon l’un de ses amis, Willy Borsus, il y a sa réelle proximité avec les citoyens, sa très grande disponibilité et plus largement sa personnalité qui plaît. Pas faux. Ses adversaires, eux, pointent le politique professionnel obligé d’exister, à qui il arrive toujours quelque chose ou qui multiplie les effets d’annonce. Pas faux non plus, au moins pour le premier argument. Il ne faut pas remonter à bien longtemps pour retrouver des courriers suspects ou menaçants. L’histoire de la « voiture du Gitan » qui a foncé sur lui ne date pas d’une semaine. On ne dit évidemment pas qu’il les provoque, mais il a toujours quelque chose à raconter…

Bref, le CDH et le PS ont du mal à occuper la scène face à cet animal politique. Dans l’absolu, les deux groupes de la minorité rassemblent des compétences, offrent des alternatives crédibles. Benoît Bayenet, Laurent Belot ou Marie-Julie Baeken chez les rouges, Lionel Naomé, Omer Laloux ou Joseph Jouant chez les oranges. Et puis il y a aussi les verts, menés par John-Laurent Nève, qui espèrent entrer pour la première fois au conseil communal dinantais.

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