Mons : le MR assume son bilan mais veut marquer sa différence

Le MR marche sur des oeufs : mener une campagne offensive tout en ménageant le tout-puissant PS d’Elio Di Rupo

Pour Georges-Louis Bouchez, le MR est la seule alternative qui se présente aux Montois, à côté du PS d'Elio Di Rupo. Photo Bruno D'Alimonte

A Mons, le MR est désormais en ordre de bataille en vue de l’élection communale. La liste conduite par Georges-Louis Bouchez est complète et assume une parité intégrale, de la première à la dernière place qu’occupe Richard Miller. Les libéraux ont déniché un quartier général de campagne un peu spartiate, mais bien situé : l’ancien bureau de poste du Marché-aux-Herbes, rien de tel pour susciter la curiosité des jeunes en goguette dans ce haut lieu de la guindaille.

Le programme est ficelé, fruit d’une large consultation des sympathisants et des habitants de la ville. Soucieux de « proximité » et d’« avenir », il se décline en 120 propositions, rien que ça.

« On ne se contente pas de grands principes comme la redynamisation du centre-ville, explique Georges-Louis Bouchez. Tout le monde est d’accord là-dessus. Nous voulons au contraire être très concrets. »

De fait : création de potagers communautaires, accueil personnalisé des nouveaux habitants, placement d’un grand cendrier unique devant chaque bistrot, installation revue des toilettes publiques…, lit-on dans le programme.

Reste à définir la stratégie de campagne et ce n’est pas une mince affaire pour une formation qui sort de douze ans de collaboration avec le tout puissant PS d’Elio Di Rupo. Le MR veut faire valoir sa différence, mais… pas trop pour espérer rester dans les petits papiers du maître des lieux…

De quoi virer schizophrène ? « Pas du tout, décrète Richard Miller, tous les engagements pris à l’égard des citoyens ont été tenus, dans le cadre bien sûr d’une gestion collégiale de la ville. Notre travail a été irréprochable, et notre attitude aussi à l’égard du partenaire socialiste, même dans les moments difficiles qu’il a traversés ».

Majorité assumée

Les libéraux montois s’attribuent des mérites déterminants dans quelques dossiers sensibles : le redressement des finances communales ou la sécurité en ville. « Le MR dans la majorité, ce n’était pas une blague ! »

Georges-Louis Bouchez renchérit et fait le lien avec la prochaine législature : « Le MR assume complètement sa participation à la majorité sortante. Mais tout n’est évidemment pas parfait à Mons et beaucoup de défis restent à relever. Nous voulons donc avoir plus de poids à l’avenir pour encore faire mieux, au profit de Mons ».

L’avenir dans le chef-lieu du Hainaut sera d’abord marqué par Mons 2015 et les investissements qui concrétiseront ce statut de capitale européenne de la culture : « Ce dossier doit inclure les gens de la région dans la culture, dit Georges-Louis Bouchez. Il doit durer au-delà de 2015. Si c’est pour recevoir à Mons les cinq fans européens du ballet sans son et sans musique, cela ne nous intéresse pas… »

Pour Georges-Louis Bouchez, le chef de file des réformateurs, une seule autre voie se présente aux Montois, à côté du PS d’Elio Di Rupo : c’est le MR. © Bruno D’Alimonte.

Éric DEFFET
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