Braine-le-Comte : Maxime Daye peut-il détrôner Jean-Jacques Flahaux ?

Au MR, le « fils » va-t-il déjà tuer le « père » ?

Maxime Daye, le successeur désigné du candidat bourgmestre Jean-Jacques Flahaux, espère bien réaliser le second score en voix de préférence. Photo : AVPRESS

La rumeur enfle dans certains milieux de Braine-le-Comte, à quelques semaines du scrutin communal. Il paraît que le fils, dévoré par l’ambition, pourrait tuer le père ? En clair, la figure montante du MR local, le jeune Maxime Daye, 29 ans au compteur, aurait la ferme intention de détrôner son mentor, le bourgmestre sortant, Jean-Jacques Flahaux, âgé de 56 ans. Pourtant, le tandem est bien huilé. Depuis 1998 déjà, le premier est totalement dévoué au second. A tous les niveaux de pouvoir, il a été son assistant. Au point d’en avoir assez de jouer les doublures ? De vouloir enfin décrocher le premier rôle ?

« J’entends effectivement ce genre de balivernes, sourit le bourgmestre et leader de la liste Braine aux élections communales. Rien n’est plus faux. En fait, ma succession est organisée. Je considère effectivement Maxime comme mon dauphin. Dès lors, pour éviter que je m’accroche à mon poste et qu’il tente ensuite de me renverser, comme cela s’est déjà vu, nous avons passé un pacte. Je suis encore tête de liste cette fois-ci. Par contre, dans six ans, il le sera et moi, je serai en appui. J’espère ainsi qu’il pourra prolonger le travail accompli. »

« Et puis, j’ai quand même fait 3.800 voix de préférence en 2006, là où Maxime n’en a amassé que 700. Même s’il devait doubler son score, ça ne lui en ferait encore que 1.500. »

Doubler son score, c’est bien le minimum que vise le jeune loup. « Mon slogan “Un Max pour Braine” fonctionne énormément, s’amuse l’actuel 4e échevin brainois. Il est vrai que je mène une campagne active. Je suis partout. Tout en restant réaliste. Ce n’est que ma deuxième élection. Mais je compte bien faire le deuxième score. Derrière Jean-Jacques. Même s’il y a pas mal de rumeurs… »

« C’est vrai qu’il s’occupe de beaucoup de choses, reconnaît le maïeur, mais il a un gros échevinat. Je pense aussi qu’il a un côté fragile et un manque d’assurance qu’il compense en en faisant beaucoup. »

Et si le « fils » cassait la baraque au soir du 14 octobre ? Qu’il brûlait la politesse au « père » ? « Le code de démocratie locale est ainsi fait qu’il serait bourgmestre, concède Jean-Jacques Flahaux. Je l’aiderai de mon mieux mais ce n’est pas dans son intérêt. Il est encore trop jeune. Etre bourgmestre, c’est autre chose qu’être échevin. On est toujours le pompier de service. »

N’empêche, le « fils » ne cherche même pas à cacher son ambition. « J’ai fait fonction lors des indisponibilités de Jean-Jacques et j’aime ça. Certains ont même parié des bouteilles sur ma victoire. »

Frédéric DELEPIERRE
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