Grez-Doiceau : construire un home sera la première priorité

L’unique maison de repos publique de Grez-Doiceau est en fin de vie. Le home Renard, situé rue du Stampia, ne sera pas rénové. Deux études le démontrent : une réhabilitation du bâtiment serait trop coûteuse. La construction d’une nouvelle maison de repos est donc obligatoire. Où, comment, avec qui et de combien de lits ? Autant de questions à trancher rapidement. Ce sera l’enjeu principal de la prochaine législature. La future majorité devra s’y atteler au plus vite car le compte à rebours est lancé : les pensionnaires devront avoir quitté les 69 lits d’ici le 31 décembre 2014, date à laquelle l’agrément de la Région wallonne prendra fin. Ajoutons que le collège a introduit il y a quelques mois une demande auprès de la Région pour faire grimper la capacité à 150 lits. Elle n’a toujours reçu aucune réponse.

« Le devenir du home Renard est la priorité numéro un de Grez-Doiceau, clame le président du Centre public d’action sociale, Victor Pirot (L’Équipe). Nous souhaitons une maison de repos communale car ce serait ingérable à quatre (NDLR : avec Chaumont-Gistoux, Beauvechain et Incourt). L’objectif est d’obtenir une centaine de lits. Je suis partisan du site de la ruelle des Foins, qui est un terrain communal proche du centre. Ce qui est important pour les personnes âgées. J’aimerais que l’actuel home Renard soit réaffecté en centre de jour d’une vingtaine de places. On pourrait y transférer également les bureaux du CPAS. Et pourquoi ne pas y créer une crèche ? »

L’Alliance communale (opposition) est également partisane d’une implantation à la ruelle des Foins et d’un home communal. Son projet diffère toutefois de celui de L’Équipe. « L’idée serait plutôt de créer un petit village, un centre de vie convivial, dynamique et à taille humaine, explique la chef de file Sybille de Coster-Bauchau. Il faut un projet plus ouvert qu’un simple home. Le but est de construire une maison de repos et de soins en connexion avec le monde extérieur. Il y aurait aussi du logement intergénérationnel, une résidence-service et un centre de jour. Les échanges de services seraient nombreux. L’actuel home Renard sera quant à lui réaffecté à d’autres utilisations. »

Du côté de la Liste du bourgmestre d’Alain Clabots et d’Écolo, les avis sont plus prudents sur la question. « Car ce sera en quelque sorte la Région wallonne qui tranchera par rapport au nombre de lits qu’elle nous octroiera, précise Alain Clabots. Notre avis n’est donc pas arrêté. Une chose est sûre : 69 lits ne sont pas suffisants pour assurer un certain équilibre budgétaire. Quant à l’implantation, trois sites restent sur la table : le Centry, la ruelle des Foins et un terrain privé situé rue de Biez. Chacun a ses avantages et ses inconvénients. »

Quant aux Verts, ils sont favorables à un home intercommunal, « de manière à réaliser des économies d’échelle et d’obtenir des subsides plus aisément, confie Audrey Martin. Mais il doit rester à taille humaine. » L’Union rurale de Paul Roberti souhaite, quant à elle, réaliser une consultation populaire.

Reste la question du financement. Une maison de repos d’une centaine de lits est un investissement de près de 12 millions d’euros. Une demande de subsides sera rentrée auprès de la Région. Le CPAS a mis un bas de laine de 1,65 million de côté. La commune, dont les caisses sont pleines, financera le solde. « Une fois les subsides obtenus, cela peut aller très vite, dit Victor Pirot. Il est aujourd’hui possible de construire une maison de repos clé sur porte de très bonne facture. »

Xavier ATTOUT
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