Chaumont-Gistoux : la hausse de sa population interpelle les partis

Le plan communal d'aménagement de Dion-le-Mont se heurte au problème d'un centre trop dense et de peu de solutions en terme de mobilité. Photo René Breny

Un environnement exceptionnel, Chaumont-Gitoux ? Il suffit de voir fondre les candidats bâtisseurs pour lever les derniers doutes. Parmi eux, de plus en plus de promoteurs soucieux de rentabilité. Résultat : à raison d’une croissance de 125 âmes par an, la population devrait atteindre les 15.000 habitants dans une bonne vingtaine d’années.

« Une limite, pas un objectif ! », nuance la majorité actuelle (ARC-Ecolo), qui s’efforce de lever au-dessus de la réserve foncière restante (340 ha) les deux boucliers traditionnels contre la spéculation en flèche : le Schéma de structure communal (SSC) et le Plan communal d’aménagement (PCA).

Après plus de vingt années d’hésitations, des options ont en effet été avancées par un bureau d’études et le projet de SSC a été soumis au printemps à enquête publique. Las ! les résultats ne répondaient pas vraiment à la demande, ni à celle de la majorité, ni à celle des habitants, et il fut donc décidé de renvoyer le dossier à ses études. Idem pour la PCA de Dion-le-Mont : « Il contenait des propositions pas réalisables ou juridiquement pas défendables », commente le maïeur Luc Decorte. Les deux outils reviendront donc frapper l’enclume après les élections.

Soucieux d’éviter la menace d’un nouveau « Chaumont-le-Neuf » – on se souvient du méga projet porté par l’UCL –, les candidats de la liste ARC estiment primordial que le caractère de chaque village soit préservé : « Nous voulons aller vers une densification respectueuse du cadre existant et favorisant la proximité, la convivialité et la mobilité. Compte tenu des axes routiers traversant notre commune, il serait urgent d’avancer avec le PCA de Gistoux et de lancer celui de Corroy afin de redéfinir au plus vite les centres et traversées de villages. »

La densité, c’est aussi le souci majeur d’Ecolo qui se veut rassurant en rappelant que près de 80 % de territoire de Chaumont-Gistoux ne sont pas bâtissables et que la majorité des quelque 20 % restant est déjà construite. « Il n’y a donc pas de crainte de voir notre commune ressembler à celle de Rixensart », risque l’échevin Luc Mertens. Qui cite aussi la mobilité comme un enjeu essentiel. « C’est notamment ce qui nous bloque à Dion-le-Mont : le TEC n’y a aucun projet de desserte. »

Un nœud sensible, ce village ? C’est en effet la peur de voir s’ériger un noyau dense de logements qui a poussé des habitants à former une Liste Citoyenne autour de Robert Hendrick : « Nous ne sommes pas contre de nouvelles constructions, mais elles doivent se faire de manière harmonieuse et intégrée en fonction des besoins. »

« Il faut agir dans l’ordre et prendre le pouls de la population bien avant de s’avancer dans des projets, sinon ceux-ci seront à refaire », prévient Philippe Barras, fort de son expérience à Louvain-la-Neuve. Et le candidat de la liste Villages d’ajouter : « Il faut aussi tenir compte des écoles, des personnes âgées, des transports… Bref, de tous les moyens d’accompagnement, y compris financiers ! »

Et les neuf candidats FDF, à quoi rêvent-ils ? « Plutôt que de lancer des PCA, il faudrait terminer ce qui a été entrepris, comme l’égouttage », tranche le chef de file Erick Samson qui refuse, lui aussi, le « n’importe quoi » en matière d’urbanisme.

Christian SONON
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