Jodoigne : chacun ses solutions sur le problème de la mobilité.

Une ville, un enjeu

Le centre-ville de Jodoigne est régulièrement embouteillé. photo René Breny

Contournement. Le terme revient lorsqu’est abordée la mobilité dans le centre de Jodoigne. Que ce soit chez l’Union Communale, Jodoigne en mouvement ou Écolo, chacun reconnaît que cette route résoudrait pas mal de problèmes… mais nul ne parle de panacée.

« Sa première partie débutera en 2013, se réjouit le bourgmestre Jean-Paul Wahl (UC). Ce ne sera encore que la liaison entre la Maladrerie et la chaussée de Charleroi, mais bon, il faut bien commencer par quelque part. La suite ? Il faudra encore cinq à dix ans… et que le gouvernement wallon fasse preuve de volonté. »

Plus pessimiste, Mélanie Bertrand (Écolo, opposition) parle, elle, de « dix à vingt ans » pour que se termine la fameuse rocade. Mais celle-ci ne veut pas se retrancher derrière : « Un gros travail doit être mené par rapport à la mobilité scolaire. » Et de lâcher quelques pistes telles que des liaisons douces entre le Ravel et les points névralgiques (écoles, hall…) à doter de davantage de range-vélos, la création de rangs piétons, le renforcement du covoiturage et un usage plus important d’une Centrale de Mobilité qu’elle estime sous-exploitée par la Ville.

L’exemple de la Flandre

Bien décidé à « se battre pour le contournement », Christophe Marchal (J’m, opposition) propose quelques remèdes alternatifs en attendant sa concrétisation. Ses solutions pour favoriser le désengorgement ? La mise sur pied d’une navette rurale desservant les villages, des voies correctement entretenues entre les coins de l’entité, mais aussi l’installation de guichets décentralisés de l’administration communale quelques heures par semaine dans les villages ou encore – pourquoi pas ? – le développement d’un service de courses livrées à domicile.

« Il faut effectivement encourager la mobilité douce – un certain nombre de choses ont d’ailleurs été réalisées ces dernières années par l’ASBL Culturalité – mais ça n’est sûrement pas suffisant, estime Jean-Paul Wahl. Il s’agira qu’à chaque réfection de voirie, les piétons et cyclistes soient pris en compte et bénéficient ensuite de chemins en sites propres. À ce niveau, la Flandre a pris de l’avance mais il n’y a pas de raison que nous ne puissions pas l’imiter. »

Le mayeur pointe par ailleurs le trafic de transit (dont nombre de poids lourds), qui utilise la N29 comme lien entre l’E411 et l’E40 en évitant le ring de Bruxelles, comme véritable fléau à éradiquer. Quant aux entrées et sorties d’écoles, quoi qu’il advienne, elles resteront des moments délicats pour les automobilistes. « Parvenir à réduire les embouteillages à ces moments-là, ça me semble impossible, note Jean-Paul Wahl. Lorsque j’étais élève à l’athénée, c’était déjà comme ça et, à l’époque, il y avait beaucoup moins de voitures qu’aujourd’hui. »

Geoffroy Herens
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