Gembloux : Benoît Dispa (CDH) devrait garder le pouvoir de négocier

La gare de Gembloux est l’une des plus fréquentées de Wallonie. Positionnée entre Bruxelles et Namur, la commune attire de nouveaux habitants. La pression démographique sera l’un des enjeux de la future législature. © Br. D’ALIMONTE.

Les quatre têtes de liste le jurent haut et fort : à Gembloux les jeux sont ouverts, aucun accord préélectoral n’est signé, et toutes les alliances sont possibles. Techniquement, il y a fort à parier que c’est l’actuel bourgmestre Benoît Dispa (CDH) et ses colistiers Bailli qui tireront les ficelles de la majorité le soir du 14 octobre. Aux dernières élections communales, le mouvement Bailli, qui rassemble des candidats venant de tous horizons comme tient à le rappeler Benoît Dispa, avait raflé 11 des 27 sièges. Contre six pour le MR et six pour le PS (alors regroupés sur une seule liste) et quatre pour Écolo.

L’équipe de Benoît Dispa est donc celle qui actuellement a le plus de poids dans la cité des couteliers. Satisfaite et fière du travail effectué au cours des six dernières années, elle entend bien maintenir voir renforcer cette position de force, pour poursuivre les chantiers entamés. Avec toujours Benoît Dispa dans le siège mayoral.

Aux côtés de quel partenaire ? Plusieurs hypothèses sont envisageables.

La première : la continuité. Depuis douze ans, Bailli et Écolo gouvernent main dans la main à Gembloux. Le couple se porte bien et mène une vie conjugale plutôt paisible. Les deux partenaires tirent en tout cas un bilan positif de leur collaboration. Laurence Dooms nouvelle tête de liste des verts espère légitimement rester dans la majorité et convoite même un siège supplémentaire. En 2006, Écolo était parvenu à doubler son nombre d’élus.

La deuxième : le renouveau. Là, deux possibilités se présentent. Le Bailli pourrait faire équipe avec le PS emmené par Aurore Massart, profondément renouvelé depuis les élections de 2006. Le Bailli pourrait également s’allier au MR. L’hypothèse est peut-être plus surprenante mais elle est envisageable. Surprenante parce que tout au long de la campagne, la ministre Sabine Laruelle, tête de liste du MR, n’a cessé d’être présentée comme la principale rivale de Benoît Dispa. Mais envisageable car les deux partis se sont engagés à mettre en place une majorité qui « correspondra au mieux aux choix des électeurs ». Or avec la popularité de Sabine Laruelle, le MR a la possibilité de devenir la deuxième force politique à Gembloux, après le Bailli.

Reste également l’hypothèse que le Bailli perde plusieurs sièges et qu’il soit écarté de la majorité. Il faudrait alors qu’Écolo, le MR et le PS allient leur force pour parvenir à contrecarrer l’équipe de Benoît Dispa.

À noter également la présence de liste IC emmenée par Michel Pieret. Il a déjà tenté deux fois sa chance aux communales mais n’est jamais parvenu à décrocher un siège.

Noëlle Joris
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Une réponse à Gembloux : Benoît Dispa (CDH) devrait garder le pouvoir de négocier

  1. Didier dit :

    “le mouvement Bailli, qui rassemble des candidats venant de tous horizons” Quel beau mensonge ! A croire qu’ils ont honte de se dire du Cdh ;-) Car le bourgmestre et tous les échevins Bailly en sont. Et ceux qui n’en seraient pas membres (mais lesquels ?) gravitent quand même tous autour des milieux sociaux-chrétiens. Le Cdh est le parti qui avance le plus masqué en Wallonie. Gembloux n’en est qu’un simple et banal exemple.

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