Charleroi : Magnette rêve d’un « carré magique ». Plausible ?

Combien de partis dans la future photo du collège communal carolo ? Tout est possible, ou presque. © D. Duchesnes.

Analyse

C’est un peu le second tour du scrutin, celui qui détermine qui a gagné… le droit d’appliquer une partie de son programme. Ce moment, c’est celui de la constitution de la majorité communale. A Charleroi, où le PS est donné vainqueur, c’est la bouteille à encre : quel(s) partenaire(s) Paul Magnette choisira-t-il pour poursuivre le redressement de la ville ? Voici les scénarios les plus plausibles pour quatre cas de figure différents.

Quadripartite

C’est le souhait émis par le « Numero Uno » du PS carolo : embarquer dans la majorité les trois autres partis traditionnels (MR, CDH et Ecolo). Un collège d’union communale dans le but d’assainir la Ville (ce qui impliquera encore bien des sacrifices) et de disposer de relais dans chaque famille politique et aux différents niveaux de pouvoir (le MR est dans l’opposition à la Région ; Ecolo, au Fédéral). Paul Magnette l’appelle le « carré magique ». Il y a toutefois un bémol. Si le PS réalise la remontée qu’on lui prédit (il est à 23 sièges sur 51) et atteint le score de 30 élus, l’USC et les sections valideront-elles un partage du pouvoir à ce point généreux ? Les socialistes devraient abandonner au moins trois échevinats sur neuf (un par formation) à leurs alliés. Ce qui laisserait six maroquins au PS, soit autant que dans la coalition actuelle. Drôle de récompense pour une victoire électorale !

Tripartite

La reconduction de la tripartite actuelle (PS, CDH, MR) ne serait pas pour déplaire à Olivier Chastel, dit-on. Une manière de poursuivre le travail entamé sous cette législature. Et là encore de s’assurer de la présence de deux alliés de poids, présents dans les différents exécutifs du pays. Surtout si Ecolo ne parvient pas à engranger le bénéfice de six années d’opposition. Mais cela implique de partager les dix fauteuils d’échevins à la table du collège communal, alors que l’arithmétique électorale ne l’impose pas.

Bipartite

C’est l’hypothèse rationnelle, si l’on peut dire. Un PS revigoré (30 sièges maximum) et un MR qui ne perd pas trop du « gras » accumulé en 2006 (entre 10 et 13 sièges). Cela donne une majorité assez large pour faire face à d’éventuelles absences ou défections. Et confirmerait la rumeur d’accords préélectoraux entre socialistes et réformateurs dans certaines villes de Wallonie. Avant un retour du MR au sein du gouvernement wallon, en 2014.

Homogène

Et si… le PS décidait d’occuper seul le pouvoir. Imaginons un instant que l’effet Magnette joue à plein et permette aux socialistes de renouer avec leur score de 1994 et 1982 (32 élus), voire de 1988 (37 élus). Il deviendrait envisageable de répondre à la vox populi en gérant seul la cité. Mais l’ouverture est désormais la règle au PS. Et aller seul au pouvoir, c’est se priver de relais dans plusieurs ministères. Or, aucune aide ne sera de trop pour redresser Charleroi.

Pascal Lorent
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Une réponse à Charleroi : Magnette rêve d’un « carré magique ». Plausible ?

  1. Tilmant Jean-Paul dit :

    “Carré magic”?,c’est plutôt le…cube rubic!les caisses sont vides,à 2,3 ou 4 ,ça ne change rien ,et,le poids de la dette:430 millions!,quand au plan…”rive gauche”?

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