Comment voter ?

Les diverses manières de s’exprimer aux élections

Ce n’est pas neuf : les Belges ne votent pas tous de la même façon. Dimanche, la majorité des Wallons utiliseront un bulletin en papier. La plupart des Bruxellois utiliseront le système électronique traditionnel – celui instauré en 1991. Tandis que 151 communes flamandes et 2 bruxelloises testeront un nouveau système (lire par ailleurs).

Papier ou électronique : a priori, s’agissant du message que l’électeur entend livrer dans l’urne, c’est chou vert et vert chou.

Ce n’est pas exact.

Votes non valables. Avec le vote papier : est considéré comme non valable le bulletin où l’électeur a voté pour deux listes différentes (on appelle ça panacher), le bulletin que l’électeur a abîmé ou celui sur lequel l’électeur a écrit un commentaire.

C’est ce qu’on appelle le vote nul. Il est impossible avec le vote électronique, qui interdit de panacher, qui ne permet pas d’écrire sur le bulletin. Certes, on peut volontairement abîmer la carte électronique que l’on doit insérer dans la machine. Mais dans la pratique, le vote nul avec le système électronique est difficile, et rarissime. Certains le regrettent. Ils voient dans le vote nul une signification précise : je me suis présenté au bureau de vote parce que le vote est obligatoire mais je ne désire pas voter.

Votes valables. Le vote blanc (je ne vote pour personne) est valable. Si le vote nul a une signification, le blanc dit : je veux bien voter mais je ne choisis personne parce que personne ne me plaît.

Le vote blanc est possible avec le papier et l’électronique.

Evacuons une légende : ne pas se présenter au bureau de vote, voter nul ou blanc « ne renforce pas le parti le plus fort », comme on l’entend parfois. Ces « absents » ne font que réduire le « gâteau électoral » que vont se partager l’ensemble des partis, qu’ils soient forts ou faibles.

Quels choix ? Pour calculer le nombre de sièges qui seront attribués aux partis, on tient compte des « votes valables » (c’est le contraire du vote nul) et qui expriment un choix (au contraire du vote blanc.)

Quels sont les choix possibles ?

Tout est possible, dès lors que l’on ne panache pas.

a. On peut voter en case de tête. Ceci signifie : je suis d’accord avec l’ordre des candidats.

b. On peut voter pour un candidat en particulier. On lui accorde une « voix de préférence. »

c. On peut voter pour plusieurs candidats.

d. On peut voter en caser de tête ET voter pour un (ou des) candidat(s).

Dans tous les cas de figure, le parti choisi emporte une voix, une seule, même si je signale une préférence pour plusieurs candidats. Le nombre de voix récoltées par la liste va déterminer le nombre de sièges qu’elle occupera au conseil communal ou provincial. Les votes nominatifs servent ensuite à désigner les candidats qui occuperont ces sièges. Plus un candidat emporte de voix de préférence, plus il a de chance de siéger.

PIERRE BOUILLON

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