A mesure que le scrutin se rapproche, le duel entre le président démocrate et le challenger républicain augmente en intensité et en agressivité. Les spots incendiaires s’enchaînent et la campagne migre peu à peu vers une guerre de tranchée.
A en croire les derniers sondages, l’élection du 6 novembre prochain sera disputée et les éminences grises des deux camps ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Différentes stratégies de campagne permettent de gagner des voix: concevoir des “spots positifs” pour séduire les électeurs indécis ou créer des “clips négatifs” pour casser l’image de l’adversaire. A chacun son angle d’attaque.
Côté républicain, l’objectif est de descendre en flèche le bilan d’Obama, qui termine un premier mandat pour le moins mitigé. Son principal talon d’Achille : une économie qui peine à redécoller ainsi qu’une dette record. Côté démocrate, l’idée est de creuser dans le passé de Mitt Romney afin de saper son image d’ancien gouverneur et de chef d’entreprise à succès. Bref, la campagne présidentielle risque de se terminer dans la boue avec un duel entre un président présenté comme un “incompétent, timoré, paternaliste et coupé des réalités” face à un candidat “requin de la finance, opportuniste et girouette politique”. Un tableau tout en finesse.
Depuis les années 60, chaque élection présidentielle a eu son lot d’attaques déclinées en spots télévisés de 30 secondes. Néanmoins, les candidats conservaient généralement une certaine réserve car une campagne de dénigrement trop violente risque toujours de se retourner contre son auteur. Cette année par contre, rien ne devrait entraver la diffusion de ces publicités négatives regroupées sous le terme “mudslinging”, soit salir quelqu’un en le couvrant de boue.
Les dernières frontières sont tombées avec l’adoption par la Cour suprême en janvier 2010 de l’arrêt “Citizens United“, qui a complètement dérégulé le financement des campagnes. A présent, n’importe quel groupe d’intérêt privé ou n’importe quel milliardaire mégalomane, peut financer sans limites des publicités assassines à l’encontre d’un candidat sans avoir à rendre de comptes. Déjà lors des primaires républicaines, les fameux “Super-PAC” (super comités d’actions politiques) ont exercé leur influence en inondant les écrans de télévision des foyers américains. Comment différencier un spot provenant d’un Super-Pac d’un clip politique officiel? A la fin de celui-ci, il n’y figure pas l’authentification du candidat : “Je suis Mitt Romney/Barack Obama et j’approuve ce message“. En 2012 c’est une première, les adversaires peuvent rester courtois en apparence, les Super-Pac se chargeront du sale boulot…
Offensive républicaine
Depuis l’annonce de sa candidature en juin 2011, Mitt Romney fait campagne sur le même thème : la relance de la machine économique américaine. Fort de son expérience de chef d’entreprise, il entend reprendre la barre du pays qui stagne dans une période assez morose. Un taux de chômage alarmant, des prix en hausse à la pompe, une dette nationale sans précédent,… Les arguments ne manquent pas pour le champion républicain.
L’administration Obama a beau marteler que la situation s’améliore, le citoyen-électeur lambda ne remarque pas d’améliorations dans sa vie quotidienne. “Si vous examinez le bilan du président, vous y trouverez beaucoup de paroles mais pas beaucoup d’actions qui ont créé des emplois“, affirme le businessman à succès en promettant de faire mieux dès son entrée en fonction.
Dans chacun des états disputés (Ohio, Caroline du Nord, Wisconsin, Floride,…) l’équipe de campagne du candidat républicain diffuse ses préceptes économiques avec à chaque fois un ancrage local. En Virginie par exemple, un Romney fraichement élu promet de redynamiser l’économie en moins de cent jours! Il assure de pouvoir créer des milliers d’emplois régionaux en autorisant les forages pétroliers offshores refusés par l’administration Obama.
Le secteur privé va bien
Le message de renouveau économique de Mitt Romney a encore été renforcé par la récente gaffe d’Obama, qui a affirmé lors d’un discours que “le secteur privé s’en sort bien” (comparé au secteur public). Directement insérée dans des spots télévisés négatifs, cette petite phrase, prise hors contexte, souligne le fait que le président démocrate ne comprend rien à la façon dont fonctionne l’économie et n’est décidément pas à sa place pour gouverner le pays.
Obama le “tueur de jobs”
Dans la même veine, l’équipe de campagne du prétendant républicain enchaine les spots “vis ma vie” où des travailleurs sans emploi décrivent leur galère quotidienne. Une série de portraits déprimants qui témoignent des conditions de vie de quelques-uns des 23 millions d’Américains au chômage… La faute à Obama ? Assurément.
“Solyndragate”
Romney ne s’est pas non plus privé de souligner le fiasco de Solyndra, une société spécialisée dans les capteurs solaires qui devait servir de vitrine à la “révolution verte” promise en 2008 par Obama. Malgré un prêt de 535 millions de dollars du gouvernement fédéral, l’entreprise est tombée en faillite, avec à la clé une perte sèche pour l’administration démocrate. Encore un exemple de mauvaise gestion version Obama…
Les Super-Pac en renfort
A côté des spots négatifs concoctés par l’équipe de communication de Romney, différents Super-Pac républicains participent également au lynchage médiatique du président démocrate. “Restore Our Future“, un groupe largement financé, propage notamment les rumeurs des “birthers”, qui prétendent qu’Obama n’est pas né à Hawaï comme il le prétend mais en dehors des États-Unis. Il serait donc illégalement devenu président!
Dans le même style, “Crossroads GPS” fondé par le stratège républicain Karl Rove, fait flèche de tout bois et s’enflamme devant l’envolée de la dette nationale qui dépasse tous les records. A l’affut du moindre raté d’Obama, il ne manque pas non plus de critiquer la servitude du président démocrate face aux puissances étrangères comme la Russie, l’Iran ou la Chine… ( lire Obama OO7: opération micro- brûlant)
(Voir l’article sur la riposte démocrate…)









Ceux qui pensent que ces élections vont changer quoi que ce soit sont bien naïfs… Les jeux sont fait et l’agenda est prêt.. Plus qu’à attendre un prochain 11 septembre (organisé comme de bien entendu par les USA) pour faire passer l’urgence de la constitution d’un gouvernement mondial face à la menace terroriste.. Et bienvenue dans la dictature mondiale !!!
Surtout on se demande quel coup prend Carter, ex president americain de critiquer Obama, porteur du prix Nobel, d’assassin pour les excecussions extra judiciaires qu’il ordonne depuis le debut de son mandat
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=31684
Les USa, une belle parodie de democratie