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	<title>Entractes</title>
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	<description>Le blog de Jean-Marie Wynants à Avignon</description>
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		<title>Aux Doms, le samedi, c’est jour des ministres</title>
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		<pubDate>Sun, 17 Jul 2011 08:17:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jean-marie wynants</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce n’est pas encore une tradition mais on s’en approche. Le 9 juillet, premier samedi du festival, le Théâtre des Doms accueillaient les ministres Rudy Demotte et Fadila Laanan. Normal, tous deux sont des habitués des lieux. Le Théâtre des &#8230; <a href="http://blog.lesoir.be/entractes/2011/07/17/aux-doms-le-samedi-c%e2%80%99est-jour-des-ministres/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce n’est pas encore une tradition mais on s’en approche. Le 9 juillet, premier samedi du festival, le Théâtre des Doms accueillaient les ministres Rudy Demotte et Fadila Laanan. Normal, tous deux sont des habitués des lieux. Le Théâtre des Doms dépend directement de Rudy Demotte, ministre président de la Région Wallonne et de la Communauté française, tandis que les compagnies qui s’y produisent reçoivent des subsides de la ministre de la culture Fadila Laanan. Ambassadeur de Belgique en France, représentants du Centre Wallonie-Bruxelles et de la Communauté française à Paris, membres du CA des Doms, représentants de Wallonie-Bruxelles International et autres officiels, artistes ou représentants d’institutions étaient également de la fête.</p>
<p>A l’occasion du prochain départ de Philippe Grombeer, actuel directeur des Doms depuis leur création, la journée donnait lieu à quelques discours officiels. A l’issue de ceux-ci, Philippe Grombeer transmettait à Isabelle Jans,  qui se prépare à lui succéder, quelques kilos de clés permettant d’ouvrir toutes les portes d’un théâtre où chacun se sent chez soi.</p>
<p>C’est si vrai que ce samedi 16 juillet, une autre ministre débarquait à son tour : Joke Schauvliege, ministre de la culture de la Commuanuté flamande. Après les trois heures de « Jan Karski (mon nom est une fiction) » à l’Opéra-Théâtre, la ministre et son équipe, emmenée par Hugo de Greef (ex-directeur du Kaaitheater et de Flagey), avaient bien besoin de se détendre un peu autour des grandes assiettes variées de la cuisine des Doms. Avant de découvrir le spectacle clôturant chaque soir sa programmation : « Coalition » par les collectifs  Transquinquennal et Tristero. Soit un compagnie de la Communauté française et une compagnie de la Communauté flamande jouant en commun un spectacle parlant de la peur et de l’accident, devant une ministre flamande de la culture dans le théâtre de la Communauté française à Avignon. Qui a dit que la Belgique était morte ?</p>
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		<title>Un instant de grâce avec Anne Teresa De Keersmaeker</title>
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		<pubDate>Sat, 16 Jul 2011 07:15:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jean-marie wynants</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tout le monde l’attendait et elle n’a pas déçu. Anne Teresa De Keersmaeker est de retour dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes où elle s’était produite une seule fois, en 1992, avec Mozart/Concert Arias. L’an dernier, elle créait &#8230; <a href="http://blog.lesoir.be/entractes/2011/07/16/un-instant-de-grace-avec-anne-teresa-de-keersmaeker/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tout le monde l’attendait et elle n’a pas déçu. Anne Teresa De Keersmaeker est de retour dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes où elle s’était produite une seule fois, en 1992, avec Mozart/Concert Arias. L’an dernier, elle créait En Atendant, au crépuscule, sans éclairage extérieur ni amplification. Cette année, elle convie le public à 4h30 du matin pour Cesena, sa nouvelle création.<br />
A l’heure dite, ce samedi, la grande majorité du public attend encore paisiblement sur la vaste esplanade devant le Palais des Papes. Du café est offert, les gens parlent à voix presque basse, l’ambiance est calme et patiente. Le temps que les 2000 spectateurs soient installés, ce n’est qu’un peu avant 5 heures que le spectacle peut commencer. Deux heures plus tard, des applaudissements nourris font la fête aux 19 interprètes. Treize danseurs de Rosas et six chanteurs du Graindelavoix soudés en une seule équipe où tout le monde danse et chante. Envol sublime des voix vers le ciel qui s’éclaircit peu à peu, apparition des premiers corps dans la pénombre avant que la lumière du jour les révèle petit à petit.<br />
Mélange subtil de sacré et de sensualité, ce « Cesena », baigne dans les chants polyphoniques de l’Ars Subtilior, musique née à la cour des papes d’Avignon à la fin du XIVe siècle. Avec pour tout décor la muraille du Palais, les 19 interprètes nous entraînent dans une expérience fascinante où les silences sont de vrais silences, où le frottement des pieds sur le sol s’entend jusqu’au dernier gradin, où la danse peut être tour à tour paisible, enjouée, possédée, mystique, violente, sensuelle…<br />
A 7 heures, le public acclamait une dernière fois les interprètes de « Cesena » avant de s’éparpiller devant le Palais des Papes. Certains prenaient d’assaut (en toute quiétude) les premières terrasses ouvertes pour un petit déj’ bien gagné. Beaucoup continuaient à traîner sur la place par petites grappes, échangeant leurs impressions, jouissant simplement du calme de la ville et savourant le bonheur d’avoir vécu un moment exceptionnel. Un de ces moments uniques que seul Avignon peut offrir. A condition d’avoir sous la main une artiste aussi exigeante, talentueuse et inspirée qu’Anne Teresa De Keersmaeker.</p>
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		<title>Les goûts et les couleurs</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Jul 2011 09:38:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jean-marie wynants</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour ceux qui en douteraient encore, les goûts et les couleurs, non seulement ça se discute mais parfois même, ça se dispute. A Avignon, c&#8217;est particulièrement visible avec le &#8220;Mademoiselle Julie&#8221; de Frédéric Fisbach, interprété par Juliette Binoche. Nous avons &#8230; <a href="http://blog.lesoir.be/entractes/2011/07/13/les-gouts-et-les-couleurs/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour ceux qui en douteraient encore, les goûts et les couleurs, non seulement ça se discute mais parfois même, ça se dispute. A Avignon, c&#8217;est particulièrement visible avec le &#8220;Mademoiselle Julie&#8221; de Frédéric Fisbach, interprété par Juliette Binoche.<br />
Nous avons dit <a href="http://blog.lesoir.be/entractes/2011/07/11/mademoiselle-julie-efface-la-star-juliette/">tout le bien</a> que nous pensions de cette production où la star de cinéma sait se faire oublier pour se mettre totalement au service de son personnage. Le tout dans une mise en scène de Frédéric Fisbach faisant entendre comme jamais les différentes facettes du texte de Strindberg. <a href="http://www.liberation.fr/culture/01012348293-mademoiselle-juliette" target="_blank">Dans Libération</a>, René Solis va dans le même sens, célébrant le talent de l&#8217;actrice en même temps que la qualité de l&#8217;ensemble de la production.</p>
<p>Tout autre son de cloche <a href="http://www.lemonde.fr/ete/article/2011/07/11/juliette-binoche-piegee-par-julie_1547345_1383719.html" target="_blank">dans Le Monde</a> où Brigitte Salino parle d&#8217;une <em>&#8220;Juliette Binoche piégée par Julie&#8221;. &#8220;Ce spectacle est une catastrophe dont on ne voit guère comment elle pourrait être réparée, au fil des représentations&#8221;,</em> balance la  journaliste qui flingue ensuite la mise en scène, la pièce elle-même (<em>&#8220;bancale, encombrée d&#8217;un fatras psychologique qui relègue Strindberg loin derrière Henrik Ibsen (&#8230;), elle n&#8217;est plus en phase avec nos centres d&#8217;intérêt&#8221;</em>), le comédien Nicolas Bouchaud (<em>&#8220;Il semble remonté par un mécanisme qui le fait s&#8217;agiter en tous sens&#8221;</em>) et ne trouve des excuses qu&#8217;à Binoche (elle <em>&#8220;souffre de sa tenue, qui l&#8217;enferme dans le cliché de femme moderne folle de son corps&#8221; </em>mais <em>&#8220;pourtant elle joue bien&#8221;</em>).</p>
<p>Nathalie Simon n&#8217;est pas plus tendre dans le Figaro, parlant d&#8217;une <em>&#8220;Mademoiselle Juliette sans âme&#8221;, </em>affirmant que le metteur en scène <em>&#8220;massacre le chef d&#8217;oeuvre de Strindberg&#8221;</em> et descendant même Juliette Binoche <em>&#8220;à côté de la plaque&#8221;</em> (<em>&#8220;Elle trébuche sur les mots comme une débutante&#8221;</em>). A l&#8217;inverse, sa collègue du même Figaro, Armelle Héliot, évoque sur son blog <em>&#8220;Une très grande réussite de la mise en scène, de la direction d&#8217;acteurs, de l&#8217;interprétation très haute et originale des trois comédiens&#8221;.</em> A propos du partenaire de Juliette Binoche, elle affirme: <em>&#8220;En tout cas Nicolas Bouchaud est du premier au dernier mot parfait&#8221;.</em> A propos de Juliette Binoche: <em>&#8220;C&#8217;est une interprétation aussi fine, discrète, qu&#8217;intelligente et bouleversante. Jamais on n&#8217;aura si bien compris les souffrances de celle qui a perdu sa mère, de celle qui a été élevée comme un garçon, de celle qui est désespérée et suicidaire. &#8221; </em>Et de conclure: <em>&#8220;Jamais on n&#8217;aura si bien touché l&#8217;enfance des personnages, le lieu de la naissance des souffrances et des blessures inguérissables&#8221;.</em></p>
<p>On vous le disait, les goûts et les couleurs&#8230;</p>
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		<title>Mademoiselle Julie efface la star Juliette</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jul 2011 15:07:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jean-marie wynants</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tout avait mal commencé. Dans la presse locale, on s&#8217;offusquait des exigences de Juliette Binoche, star de cinéma débarquant à Avignon pour la première fois. Comme la plupart des personnalités de son calibre, l&#8217;actrice avait exigé de voir les images &#8230; <a href="http://blog.lesoir.be/entractes/2011/07/11/mademoiselle-julie-efface-la-star-juliette/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_148" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://blog.lesoir.be/entractes/files/2011/07/11_julie.jpg"><img class="size-medium wp-image-148" title="11_julie" src="http://blog.lesoir.be/entractes/files/2011/07/11_julie-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">© Christophe Raynaud de Lage / Festival d&#39;Avignon</p></div>
<p>Tout avait mal commencé. Dans la presse locale, on s&#8217;offusquait des exigences de Juliette Binoche, star de cinéma débarquant à Avignon pour la première fois. Comme la plupart des personnalités de son calibre, l&#8217;actrice avait exigé de voir les images réalisées par les photographes locaux avant publication. Scandale, manif des photographes, mea culpa de la coupable et petite polémique sans intérêt comme Avignon en suscite régulièrement. Reste qu&#8217;à l&#8217;entrée du Gymnase Aubanel, certains débarquaient avec la ferme intention de se payer le scalp de l&#8217;intruse. Non mais quoi? Ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;on cumule les César et les Oscar qu&#8217;on peut se permettre de se pavaner sur les planches. Bien d&#8217;autres s&#8217;y sont d&#8217;ailleurs cassé les dents au fil des ans. Bien d&#8217;autres mais pas Juliette Binoche. En l&#8217;espace d&#8217;une séquence d&#8217;ouverture où elle danse en fond de scène au milieu de la foule, la star se faisait oublier pour laisser toute la place à son personnage. Une Mademoiselle Julie vibrante, sensible, cassante par moment, suppliante à d&#8217;autres. Un personnage bouleversant auquel Juliette Binoche apporte toute la subtilité de son jeu cinématrographique. Pas un geste de trop, pas un éclat de voix inutile. Tout est dans la subtilité et le naturel absolu. Même quand la technique défaille (micro inaudible lors de la première), Mademoiselle Juliette fascine et scotche le spectateur. Du grand art. Pas de doute, il y a star et star.</p>
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			<media:description type="html">© Christophe Raynaud de Lage / Festival d&#039;Avignon</media:description>
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		<title>L&#8217;enfance de l&#8217;art</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jul 2011 12:50:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jean-marie wynants</dc:creator>
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		<description><![CDATA[On nous l&#8217;avait dit et répété, cette année à Avignon, l&#8217;enfant serait roi. Sur scène en tout cas, car pour le reste, les spectacles s&#8217;adressent majoritairement aux adultes. Mais il est vrai que plusieurs créateurs s&#8217;intéressent cette année à l&#8217;enfance &#8230; <a href="http://blog.lesoir.be/entractes/2011/07/11/lenfance-de-lart/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On nous l&#8217;avait dit et répété, cette année à Avignon, l&#8217;enfant serait roi. Sur scène en tout cas, car pour le reste, les spectacles s&#8217;adressent majoritairement aux adultes. Mais il est vrai que plusieurs créateurs s&#8217;intéressent cette année à l&#8217;enfance et prennent le risque de travailler avec des équipes de bambins. Résultat des courses? Mitigé. Anne-Karine Lescop fait danser à des enfants une pièce ancienne d&#8217;Odile Duboc, &#8220;Petit projet de la matière&#8221;. Sympathique mais la maîtrise nécessaire pour un tel travail manque évidemment à ces apprentis danseurs et l&#8217;ensemble (30 minutes)  reste très superficiel. Même  impression avec &#8220;Sun&#8221; de Cyril Teste qui part d&#8217;un faits-divers (deux enfants fuguant vers l&#8217;Afrique pour s&#8217;y marier) pour créer une pièce poétique mais très tirée en longueur. Les gosses maîtrisent déjà plus leur sujet mais la mise en scène, quoique très léchée et technologiques, n&#8217;apporte pas grand-chose. Heureusement, il y a aussi Boris Charmatz qui, contrairement aux deux précédents, n&#8217;hésite pas à secouer les bons sentiments dans un spectacle où les enfants sont tour à tour manipulés puis manipulateurs. &#8220;Enfant&#8221; est un vrai grand moment de spectacle et d&#8217;émotion, créé dans la Cour d&#8217;Honneur et qu&#8217;on pourra voir chez nous au prochain Kunstenfestivaldesarts. A ne pas manquer. </p>
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		<title>On n&#8217;en a pas fini avec Bérénice</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Jul 2010 08:30:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jean-marie wynants</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Curieuse ambiance à Avignon. Chaque jour, on espère découvrir enfin la perle de l’année et chaque jour on repart un peu déçu. On voit des choses intéressantes mais peu, très peu de vrais grands moments. La faute peut-être à nos &#8230; <a href="http://blog.lesoir.be/entractes/2010/07/21/on-nen-a-pas-fini-avec-berenice/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="3" face="Times New Roman">Curieuse ambiance à Avignon. Chaque jour, on espère découvrir enfin la perle de l’année et chaque jour on repart un peu déçu. On voit des choses intéressantes mais peu, très peu de vrais grands moments. La faute peut-être à nos attentes démesurées envers certains créateurs. Ainsi, on attendait avec impatience Faustin Linyekula et son « Pour en finir avec Bérénice ». Hélas, le danseur, chorégraphe et metteur en scène congolais s’emmêle les pinceaux dans un parallèle entre la fameuse pièce de Racine et l’indépendance du Congo. De nombreuses bonnes idées émaillent le spectacle et certaines scènes sont de très belles réussites mais l’ensemble reste bancal. A la fois figé dans la forme et ambigu dans le propos. Et la danse du metteur en scène, à la gestuelle toujours aussi fascinante, fait regretter son virage vers un théâtre qu’il maîtrise moins bien. Le spectacle sera visible chez nous la saison prochaine. Il aura sans doute pas mal bougé d’ici là.</font></p>
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		<title>Une ville transformée en scène géante</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Jul 2010 08:26:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jean-marie wynants</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il y a du monde à Avignon. Et on en voit de toutes les couleurs. Sur la seule soirée d’hier nous avons croisé deux jeunes femmes jouant de la vieille dans une ruelle où ne passe rigoureusement personne. La casquette &#8230; <a href="http://blog.lesoir.be/entractes/2010/07/21/une-ville-transformee-en-scene-geante/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="3" face="Times New Roman">Il y a du monde à Avignon. Et on en voit de toutes les couleurs. Sur la seule soirée d’hier nous avons croisé deux jeunes femmes jouant de la vieille dans une ruelle où ne passe rigoureusement personne. La casquette posée devant leurs pieds restait désespérément vide. A notre question de savoir pourquoi elles avaient choisi cet endroit, elles répondaient avec un grand sourire : « C’est plus calme ! ». Ah ben oui, évidemment, vu comme ça.</font></p>
<p><font size="3" face="Times New Roman">Non loin de là, dans une rue nettement plus fréquentée, un rappeur d’une quarantaine d’années s’époumone sans susciter le moindre intérêt des passants. « On est là tous les jours de 17 à 22 heures » lance-t-il avec un enthousiasme intact. </font></p>
<p><font size="3" face="Times New Roman">Au Théâtre des Doms, la liste d’attente s’allonge pour tous les spectacles et on refuse du monde régulièrement. Y compris au restaurant où il faut réserver et parfois faire la file pour obtenir une table. La convivialité belge fait un carton et c’est avec un petit regard inquiet que les Français nous interrogent régulièrement sur l’avenir du pays.</font></p>
<p><font size="3" face="Times New Roman">Dans la cour, deux jeunes femmes incroyablement sexy et court vêtues s’installent à une table. Tout le monde les observe à la dérobée mais personne ne s’approche. Elles mangent tranquillement puis se lèvent et quittent les lieux sans que personne sache rien d’elles. Une performance peut-être ?</font></p>
<p><font size="3" face="Times New Roman">Partout dans la ville, des parades, des gens qui distribuent des tracts, des musiciens. On a beau avoir du mal à supporter toute cette agitation plus de quelques heures, Avignon reste un lieu unique où le théâtre et le spectacle s’emparent de toute une ville durant près d’un mois. Etrange phénomène. </font></p>
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		<title>Christie-Brown : un tandem tout en délicatesse</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Jul 2010 09:10:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>le soir</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C’est avec un de ces spectacles dont il a le secret que le Belge Bernard Foccroulle termine la première saison aixoise dont il assume pleinement la programmation. Il collabore pour l’occasion à nouveau avec Trisha Brown, déjà responsable d’un mémorable &#8230; <a href="http://blog.lesoir.be/entractes/2010/07/20/christie-brown-un-tandem-tout-en-delicatesse/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.lesoir.be/entractes/files/2010/07/lgende__.jpg" title="lgende__.JPG"><img src="http://blog.lesoir.be/entractes/files/2010/07/lgende__.jpg" alt="lgende__.JPG" align="left" /></a>C’est  avec un de ces spectacles dont il a le secret que le Belge Bernard  Foccroulle termine la première saison aixoise dont il assume pleinement  la programmation. Il collabore pour l’occasion à nouveau avec Trisha <span>Brown</span>, déjà responsable d’un mémorable <em> Orfeo</em>  de Monteverdi, repris au Théâtre de l’Archevêché, l’année même de sa  création. Pour l’occasion, il réunit deux artistes américains puisque  c’est William Christie qui est associé à la chorégraphe dans un  spectacle consacré cette fois à Rameau. Pas de tragédie lyrique  intégrale toutefois mais plutôt une sélection de morceaux choisis d’ <em>Hippolyte  et Aricie</em>, suivi en deuxième partie par l’exécution intégrale de  l’acte de ballet de <em> Pygmalion</em>, cette histoire d’un sculpteur  tombé amoureux de sa statue. <span id="more-137"></span> Illustré par de grands panneaux de  lignes abstraites dessinés par Trisha <span>Brown</span>  elle-même, le résultat pourrait à première vue paraître un peu fade mais  très vite les protagonistes parviennent à créer autour de la musique de  Rameau un climat de féérie moderniste qui tourne à l’enchantement  permanent. Un peu timide au début, l’intégration des chanteurs au jeu  chorégraphique prend toute sa valeur au fil des interventions, culminant  dans l’adorable « Rossignol amoureux » de la Belge Sophie Karthäuser et  les deux impressionnantes apparition en Phèdre où se révèle les talents  de tragédienne de la mezzo suédoise Karonila Blixt.</p>
<p>Le récit se  resserre davantage dans la continuité de <em> Pygmalion</em>.  L’imagination visuelle de Trisha <span>Brown</span> prend  son réel envol, de l’évocation de la sculpture couchée (l’attachante  Emmanuelle de Négri) aux tribulations scéniques du séduisant Pygmalion  d’Ed Lynn. Mais que dire alors de la prestation de Sophie Karthäuser qui  se joue des voyages célestes chers à Trisha <span>Brown</span>  avec un aplomb saisissant. Pour le coup, c’est le spectateur qui a le  vertige à sa place! Dans la fosse, Christie et ses Arts Florissants  portent le spectacle dans un mélange de charme discret et  d’effervescence déliée. Du très bel ouvrage auquel le public du Grand  Théâtre de Provence a réservé un réel triomphe.</p>
<p><span><strong>Les goûts réunis</strong></span></p>
<p>Il est  symptomatique que les deux spectacles les plus unanimement fêtés cette  année à Aix-en-Provence sont justement ceux qui reflètent l’ouverture  aux artistes non musiciens qui constitue une des originalités de la  démarche de Foccroulle. Ajoutez-y deux fortes production qui n’hésitent  pas à bousculer les idées reçues (<em>Don Giovanni </em> et <em> Alceste</em>)  et une création (<em>Un retour</em> d’Oscar Stranoy) et vous retrouvez la  synthèse des goûts réunis que faisait le bonheur de ses saisons  bruxelloises. Et l’édition 2011 semble partie dans la même ligne !</p>
<p>Cinq  spectacles au programme du festival 2011 : La Traviata  (Langrée/Sivadier avec Nathalie Dessay), La Clemenza di  Tito (Davis/McVicar), Le Nez de  Chostakovitch (Ono/Kentridge), Acis and  Galatea d’Haendel (Garcia Alarcon/ Teshigawara et  l’Académie) et la création de Thanks to my eyes  d’Oscar Bianchi (Ollu/Pommerat)!</p>
<p>Serge Martin</p>
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		<title>La fête des Belges dans le Sud</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Jul 2010 09:06:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>le soir</dc:creator>
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		<category><![CDATA[avignon]]></category>
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		<description><![CDATA[Provence, province belge ? Durant l’été, les accents liégeois, anversois, namurois, bruxellois ou gantois résonnent dans tout le sud de la France. Mais en Provence, nos compatriotes occupent également les scènes, les podiums, les lieux d’exposition. A Aix-en-Provence, dirigé depuis &#8230; <a href="http://blog.lesoir.be/entractes/2010/07/20/la-fete-des-belges-dans-le-sud/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.lesoir.be/entractes/files/2010/07/affichet.jpg" title="affichet.JPG"><img src="http://blog.lesoir.be/entractes/files/2010/07/affichet.jpg" alt="affichet.JPG" /></a>Provence, province belge ? Durant l’été, les  accents liégeois, anversois, namurois, bruxellois ou gantois résonnent  dans tout le <span>sud</span> de la France. Mais en  Provence, nos compatriotes occupent également les scènes, les podiums,  les lieux d’exposition. <span id="more-134"></span> A Aix-en-Provence, dirigé depuis  plusieurs saisons par un Bernard Foccroulle toujours aussi créatif qu’à  la Monnaie, Sophie Karthäuser est parfaite dans le <em>Pygmalion</em> mis en scène par Trisha Brown.</p>
<p><a href="http://blog.lesoir.be/entractes/files/2010/07/noiret1.jpg" title="noiret1.JPG"></p>
<p><img src="http://blog.lesoir.be/entractes/files/2010/07/noiret1.jpg" alt="noiret1.JPG" /></p>
<p></a>Quelques jours  plus tôt, la danseuse et chorégraphe Michèle Noiret avait déjà séduit le  public avec un solo en pleine nature. Créé à la demande de Bernard  Foccroulle, <em>La primultime rencontre</em> a séduit le public retrouvant  le site bucolique du Grand Saint Jean.</p>
<p>Du côté d’Arles, ce sont  les photographes qui se font remarquer. Durant les journées  professionnelles, les éditeurs belges Yellow Now, le Caillou Bleu et Arp2  ont fait découvrir leurs ouvrages, amenant avec eux une joyeuse équipe  de photographes aux premiers rangs desquels on trouvait Philippe Herbet,  Pascal Damuseau ou encore Jacky Lecouturier. Deux jeunes photographes  sortis de la Cambre participent également à l’exposition Regénération  consacrée aux étudiants sortis des grandes écoles européennes.</p>
<p>De  son côté, Marin Kasimir expose au Magasin électrique des Anciens  ateliers SNCF. Sur des sortes de table basse circulaire il présente ses  photographies panoramiques d’architectures d’espace culturel conçues par  Patrick Bouchain. On le retrouve également à Pont-du-Gard dans une  autre exposition collective autour du personnage de Casanova.</p>
<p>Entre photographie et architecture, on a également pu découvrir la très  belle maquette de la future Fondation Luma, véritable cité de la  photographie, de la recherche et de la création contemporaine. Si le  bâtiment central, qui devrait attirer un nouveau public à Arles, sera  réalisé par Frank Gehry, la partie jardin a été confiée à notre  compatriote, l’architecte paysagiste Bas Smets.</p>
<p>Egalement dans  la région, Pascal Bernier participe à l’exposition <em>Que Nuages</em> qui  fait entrer l’art contemporain dans un musée de la résistance avec la  participation de Christian Boltanski, Sophie Ristelhueber, Pascal  Convert et beaucoup d’autres&#8230;</p>
<p><span><strong>L’armada  d’Avignon</strong></span></p>
<p>Mais c’est bien sûr à Avignon qu’on trouve  le plus de Belges au mètre carré. Au Théâtre des Doms, les salles ne  désemplissent pas. <em>Les langues paternelles</em> et <em>Trois vieilles</em>  rencontrent le plus gros succès auprès du public et des programmateurs  mais toutes les autres productions de la Communauté française de  Belgique ont aussi le vent en poupe. Elles ont d’ailleurs reçu le  soutien de la ministre de la culture Fadila Laanan et du  ministre-président Rudy Demotte, venus tous deux rencontrer les artistes  sur place en début de festival.</p>
<p>Egalement dans le festival Off, <em>Le  Chagrin des Ogres</em> de Fabrice Murgia fait courir les foules à la  patinoire d’Avignon où le Théâtre de la Manufacture délocalise une  partie de ses activités. Comme les Doms, la Manufacture est gérée par  une équipe belge et figure aujourd’hui sur l’itinéraire incontournable  de tous les programmateurs français.</p>
<p>Autre gros succès à la  Chapelle du Verbe incarné pour les <em>Monologues voilés</em> dans la  production du Théâtre de Poche qui ne cesse de tourner dans notre pays.  Comme chaque année, les Baladins du Miroir sont également de la partie  avec <em>Le chant de la source</em> qui enchante le public de l’Ilot  chapiteaux.</p>
<p>Dans le festival In, enfin, si Guy Cassiers a un peu  déçu une partie du public français, le théâtre de l’L s’est fait  remarquer avec les productions d’Antoine Defoort et de Dominique  Roodthooft présentées dans le cadre de la 25<sup>e</sup> heure tandis  que trois autres productions de cette très active structure  d’accompagnement de la jeune création étaient présentes dans le Off.</p>
<p>Quant à Anne Teresa De Keersmaeker, elle a enchanté le public avec sa  nouvelle création en plein air. Et Alain Platel fait bien sûr un tabac  avec <em>Out of context</em> et <em>Gardenia.</em> On n’attend plus  désormais que le <em>Richard II </em>de Jean-Baptistes Sastre dans lequel  nos compatriotes Yvain Juillard et Anne-Catherine Regniers se produisent  ce mardi soir.</p>
<p>Jean-Marie Wynants</p>
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		<title>Quatre pièces « belges » à voir</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Jul 2010 09:51:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>le soir</dc:creator>
				<category><![CDATA[avignon]]></category>

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		<description><![CDATA[Avignon, c’est aussi l’occasion, pour nombre de spectateurs belges de voir des spectacles qui ont marqué la saison de nos théâtres. S’il est parfois difficile de trouver une soirée libre durant l’année, à Avignon, tout invite à découvrir ici ces &#8230; <a href="http://blog.lesoir.be/entractes/2010/07/19/quatre-pieces-%c2%ab-belges-%c2%bb-a-voir/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> 			<!-- texte de l'article --> 			 			Avignon, c’est aussi l’occasion, pour nombre  de spectateurs belges de voir des spectacles qui ont marqué la saison de  nos théâtres. S’il est parfois difficile de trouver une soirée libre  durant l’année, à <span>Avignon</span>, tout invite à  découvrir ici ces petits bijoux. En voici quatre à ne pas manquer.<span id="more-132"></span></p>
<p>  <strong>Les langues paternelles. </strong>Faut-il tuer le père ?</p>
<p>David  Serge, alias le journaliste Daniel Schneidermann, livre un texte  tourbillonnant sur la paternité et son lourd héritage. À partir de ce  roman, confession sublime d’un père à son père, Antoine Laubin a mis en  scène une partition virevoltante à trois voix. Sur un plateau blanc, que  les mots des comédiens vont noircir, littéralement, les voix de trois  générations de fils s’entremêlent dans un sprint verbal bondissant.  Confus au début, vertigineux ensuite ! (C.Ma.) Du 7 au 27 juillet  au Théâtre des Doms, <span>Avignon</span>.</p>
<p><strong>Cheval.  </strong>Rodéo musico-théâtral !</p>
<p>Pièce musico-ludique et  technico-sportive, cette performance d’Antoine Defoort livre un objet  théâtral fabuleusement disjoncté, conçu comme un traité abstrait du  ricochet, une performance du rebond. Pas besoin de se masser les fesses,  de saisir une cravache ou de se planter une bombe d’équitation sur la  tête : pour ce rodéo-là, ce sont les yeux et surtout les oreilles qui  vont galoper. Poilant et insolite. (C.Ma.) Du 14 au 16 juillet au  Gymnase du Lycée Saint-Joseph, <span>Avignon</span>.</p>
<p><strong>Les monologues voilés.</strong> Musulmanes dévoilées.</p>
<p>Quel bonheur  de sensualité et de vérités bien envoyées que ce condensé de  témoignages, rassemblés par la Hollandaise Adelheid Roosen dans le but  de nous faire pénétrer dans l’intimité des femmes musulmanes, trop  méconnues en Occident. Sans tabou mais sans provocation non plus, trois  comédiennes arabo-belges parlent plaisir, orgasme, amour, virginité ou  mutilation, accompagnés musicalement par l’envoûtante Hassiba Halabi.  (C.Ma.) Du 8 au 31 juillet au Verbe Incarné, <span>Avignon</span>.</p>
<p><strong>Le chagrin des ogres. </strong>Une parole d’aujourd’hui.</p>
<p>La  révélation de la saison écoulée. Une équipe jeune emmenée par le metteur  en scène Fabrice Murgia pour un spectacle magistral sur les angoisses,  les colères, les révoltes des adolescents d’aujourd’hui. Dans une langue  forte portée par trois comédiens magnifiques, <em>Le chagrin des ogres</em>,  utilise théâtre, son, vidéo avec une pertinence et une évidence rare.  Un spectacle total qui a déjà commencé (chose rare) à tourner en  Flandre. (J.-M.W.) Du 8 au 27 juillet à la Manufacture (salle de  la patinoire), <span>Avignon</span>.</p>
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