Dans l’univers très masculin des nouveaux sports de combat, certaines femmes parviennent à se faire un nom, comme Sanae Sha, 28 ans. Cette Bruxelloise d’origine marocaine est championne du monde de boxe thaï. Ce sont ses frères qui l’ont initiée à ce sport.
Sanae comptait très peu de rivales dans sa catégorie, celle des 48 kg. Elle s’est donc forcée à prendre du poids pour parvenir à 55 kg, avec l’aide de son préparateur physique, Jean-Christophe, qui est aussi son mari et le père de sa fille. Elle a dû pour cela se faire violence.
« C’est très dur pour moi de devoir grossir, je ne suis pas une grosse mangeuse, explique Sanae. Toutes les semaines je me pèse pour voir si j’ai bien mangé. Et si je mange pas, ça se voit et je me fais engueuler ».
Sanae, Jean-Chrisophe et leur fille Yara, deux ans, habitent un appartement dans le centre de Bruxelles, tout près de leur magasin de matériel de sport de combat. « Sanae a vraiment deux personnalités, souligne Jean-Christophe. Il y a la maman, la femme au quotidien et l’athlète. Quand elle monte sur un ring, ce n’est plus la même. C’est une vraie machine à tuer ».


