clegg.jpgA 53 ans, le Zoulou blanc, de passage à Couleur Café dimanche, n’a rien perdu de sa formidable énergie et de son engagement politique, comme le confirme l’interview que nous avons réalisée.

L’apartheid n’est plus qu’un mauvais souvenir en Afrique du Sud, même si ce pays entame une mutation parfois douloureuse. Chômage, sida, criminalité… autant de sujets que Johnny Clegg chante sur son dernier album, One Life.

Couleur Café, c’est un festival où il se sent chez lui. Treize ans après son premier passage, il y revient avec plaisir. C’est peu dire que le peuple Café est réceptif à sa musique et à ses danses.

Le voir sur scène est en tout cas un spectacle à ne pas manquer.

(A-S. L.)

ayo.jpgCeux qui ont vu Ayo au Botanique en octobre 2006 ou à l’AB en mars 2007 sont encore sur leur petit nuage. Les autres n’ont pas oublié pour autant son hit «Down on my knees».
Née Ayo Ogunmakin à Cologne le 14 septembre 1980, la belle Ayo («joie», en yoruba) a un père nigérian et une mère gitane.
Une mère dont elle a sans doute hérité des gènes nomades puisqu’après avoir vécu à Londres, Ayo s’installe à Paris tout en enregistrant à New York, avec Jay Newland, le producteur de Norah Jones.

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Au Marquee, on a retrouvé Perry Farrell ! Et Nuno Bettencourt aussi ! Petit rafraîchissement des neurones : le premier fut notamment le chanteur de Jane’s Addiction, groupe californien popularisé en Europe (à peu près en même temps que les Red Hot et dans une veine proche) par les défunts « Enfants Du Rock ». Quant au second, il fut, dans les années 90, le guitariste de Extreme, auteur de ce frotting blues intitulé « More than words »…

Bref, les deux gaillards se retrouvent ensemble au sein de Satellite Party (www.myspace.com/satelliteparty), en compagnie d’un batteur, d’un bassiste, d’une claviériste/guitariste canadienne et d’une seconde blondinette, hongkongaise elle, préposée au pole dancing autour de son pied de micro. satellite-party-2-ok.jpg

La zizique dans tout ça ? Ben… disons un mélange de seventiseries aux accointances hard, quelques réminiscences funky, de chouettes vieilleries (« Been caught stealing », « Ain’t no right »), un ou deux trucs prêts à pogoter et des envolées vocales qui collent bien aux chorégraphies de l’ami Perry. Qui, cela dit, se prend quand même beaucoup pour Jésus (« We bring you gifts of music », vous voyez le genre). Au début, on sourit en tapant du pied ; au bout d’une demi-heure, le côté fourre-tout de l’ensemble devient nettement moins cool à digérer. (D.S.)

Set list : Stop – Kinky – Insanity rains – Been caught stealing – Hard life easy – Dog star – Mountain – Mr. Sunshine – Ain’t no right – Celebrate – Ultra payloaded

La séquence charme de ce vendredi après-midi nous est proposée par Joan As Policewoman. Le trio new-yorkais, emmené par la jolie… Joan Wasser balance tranquillement entre pop et folk parsemée de petites touches jazzy et bluesy.

D’une dédicace à Elliot Smith à un coup de gueule au gouvernement américain (« R U not furious »), elle s’excuse presque de calmer le jeu au moment de s’asseoir au piano pour « Real life » : « Je sais qu’on passe un peu par toutes les émotions, là, mais vous pouvez le supporter, non ? » Cette ballade-là est d’ailleurs l’occasion d’avoir un joli aperçu d’une palette vocale qui fait courir de délicieux frissons dans le public.

C’est pas tout ça : Joan quitte son clavier de piano et ré-empoigne sa guitare pour terminer ce court set en rythme, avec « Eternal flame » notamment. Une dernière révérence et la plus craquante apparition du jour disparaît en coulisses. On comprend que Nick Cave, Rufus Wainwright et Anthony aient tous un jour eu envie de jouer avec elle… (D.S.)

On (toujours bien informé, çui-là…) disait hier que lors de son soundcheck, Joan Wasser (Joan As Policewoman) a été victime de quelques petites décharges électriques. Voilà qui expliquerait les semelles compensées de ses chaussures de scène enfilées plus tard pour son concert du Marquee… (D.S.)

Je ne sais pas exactement à quoi Josh Homme carbure… Peut-être rien qu’à la mousse mexicaine, comme sur scène. En tout cas, c’est pas que le bon air de Werchter qui l’a rendu à ce point guilleret et sautillant, des dispositions dans lesquelles on a pu le croiser hier dans les backstages, y compris après le set de QOTSA… (D.S.)

Werchter / Couleur Café

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Si certains groupes comme The Coral ont dû annuler des concerts à cause de leurs difficultés à gérer le stress et la foule, on peut dire que les Arctic Monkeys ne se laissent pas démonter par le succès. Ils jouent même devant 80.000 personnes comme on les imaginait, il y a deux ans, en train de répéter dans un quartier paumé. lire la suite

Disons franchement que Couleur Café, vendredi, a plutôt mal commencé. Sous la pluie et par un vent glacial. Sanseverino a réussi à nous débarrasser définitivement, pour la soirée, de la première, pas du second. Pour se tenir chaud, il suffisait donc de se serrer sous les chapiteaux : la musique a repris ses droits au festival aux multiples tentations. lire la suite

Passé minuit, il y aura encore Gotan Project. Un pont tendu entre Paris et Buenos Aires. Beau comme un tango, le dernier, à Bruxelles.

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